jeudi 28 mai 2015

Signez la pétition pour empêcher la mise à mort de Vincent Lambert


Le 5 juin 2015 la cour européenne des droits de l'homme rendra son arrêt pour savoir si l'on arrête ou non les soins pour Vincent Lambert, accidenté de la route en 2008 et tétraplégique. Vincent ouvre les yeux, est conscient de son entourage et peut communiquer par quelques signes. Malgré cela, sa femme et certains de ses frères et sœurs réclament sa mise à mort par l'arrêt des soins. Ses parents et deux autres de ses frères et sœurs se battent auprès des tribunaux pour la survie de leur fils, de leur frère. Nous demandons des prières et toutes les signatures que vous pourrez trouver, pour influer sur la cour européenne. Derrière cette affaire se profile l'euthanasie. La mère de Vincent est catholique pratiquante. Voici un lien vers la pétition :




lundi 25 mai 2015

Mgr Williamson, et le "mentévacantisme"(I) : erreurs et dangers du Commentaire eleison n°403



Nous mettons en rouge et en gras les passages du Commentaire Eleison les plus problématiques.

Voici le texte du CE n°403 Maladie imaginée :

Notre Seigneur n’a-t-il pas laissé tomber les Papes Conciliaires?
Non pas s’il a empêché leur naufrage total dans la foi.

L’iniquité de Papes véritables qui détruisent régulièrement tout ce qui est catholique, est si mystérieuse que dans ce Commentaire d’il y a 4 semaines, on a vu même Monseigneur Lefebvre considérer sérieusement si le Siège de Rome n’était peut-être pas vacant. Lui-même ne se leurra jamais, comme le font les libéraux, que la destruction n’était pas une vraie destruction, mais en même temps le sens de l’Eglise était trop fort chez lui pour que jamais il adoptât la solution sédévacantiste, en sorte qu’au moins en août 1976, le problème lui a paru « théologiquement insoluble ». Le « Commentaire » du 7 mars a suggéré qu’il pouvait y avoir une autre solution, mais bien difficile à imaginer pour des personnes aussi saines d’esprit que Monseigneur Lefebvre. Essayons de l’imaginer.

Pour ridiculiser cette solution, un sédévacantiste acharné l’a affublé du nom de « mentevacantisme », mais cette étiquette pourra faire l’affaire. Au lieu de signifier que le Siège de Rome soit vacant, elle suggère que ce sont les esprits de ces Papes qui sont vacants, c’est-à-dire vides du sens de la réalité, la réalité en ayant été vidée. Surtout depuis la Réforme Protestante les hommes se libèrent toujours plus de Dieu. Pour ce faire, ils ont dû libérer leurs esprits de la réalité qui les entoure, puisque toute réalité vient de Dieu et nous renvoie à Dieu. C’est en cela que consiste l’illusion libérale, l’ultime libération, connue aussi sous les noms de « pourriture mentale », « maladie mentale » ou « mentevacantisme », parce que l’esprit humain a été programmé par Dieu pour traiter de la réalité et non de la fantaisie ou de l’illusion.

Or de 1517 à 1958 les Papes catholiques ont résisté pour refouler cette pourriture mentale qui se mettait à engloutir le monde entier s’approchant lentement de sa fin, mais il n’y avait que trop de Catholiques, laïcs, prêtres, évêques et enfin cardinaux qui se laissaient petit à petit infecter par l’illusion libérale, jusqu’à se convaincre qu’elle produirait la meilleure des Néo-églises pour le meilleur des mondes nouveaux. Donc dans le Conclave papal de 1958, même si c’est le Cardical Siri qui avait été validement élu, les libéraux y eurent assez de pouvoir pour imposer au Conclave la fausse élection de Jean XXIII, et l’imposer ensuite par convalidation à l’Église Universelle.

Mais qu’est-ce que c’est qu’un libéral ? C’est un rêveur qui habite non pas le monde réel mais un Pays des Merveilles fabriqué par l’homme. Or, plus les esprits humains se décrochent de la réalité et se lancent dans le rêve, et moins de chance aura le libéral de se rendre compte qu’il ne fait que rêver, parce que le monde qui l’entoure se fait toujours plus supplanter par le Pays des Merveilles. Ce qui veut dire que dans les temps modernes il est de plus en plus facile pour un homme – et tout Pape reste homme – de se trouver objectivement dans le Pays des Merveilles tout en étant convaincu qu’il est dans la réalité. Voici cette « maladie mentale » directement observée par un prêtre de la Fraternité St Pie X chez tous les quatre « théologiens » romains qui ont participé aux Discussions de 2009 à 2011 entre Rome et la FSPX (à remarquer les guillemets qui entourent « théologiens », car dans ce Pays des Merveilles tout est une imitation irréelle de la réalité, en sorte que sans quelque signe pareil, on prendrait facilement l’imitation pour la réalité – cf. le « Néo- » qui démarque la « Néo-église »).

Vus ainsi, les Papes Conciliaires sont au moins en partie « sincères » dans leurs graves erreurs. Ce que vaut intérieurement cette « sincérité », Dieu seul peut en juger, mais extérieurement c’est une réalité objective qui nous entoure chaque jour plus. Il s’ensuivrait que ces Papes ne sont pas des destructeurs tout à fait conscients, parce que dans leurs esprits malades ils rendent service à la vraie Église en transformant la vieille Église au-delà de toute connaissance dans une « Église des Merveilles ». Objectivement il est certain que leurs bonnes intentions ont pavé le chemin de l’Enfer pour la vraie Église, mais subjectivement ne peut-on pas dire que ces bonnes intentions montrent que la prière de Notre Seigneur a empêché leur foi de faire complètement naufrage (Lc. XXII, 32) ? Même Paul VI a condamné la contraception, a promulgué un « Credo » relativement bon, a pleuré la perte de vocations, et a parlé de la fumée de Satan pénétrant dans l’Église. Dès lors, même avec Paul VI Notre Seigneur aurait tenu sa promesse de protéger Pierre.

Kyrie eleison.

Commentaire d'Avec l'Immaculée :

Reprenons un à un les passages problématiques :

Mgr Williamson : "Notre Seigneur n’a-t-il pas laissé tomber les Papes Conciliaires?
Non pas s’il a empêché leur naufrage total dans la foi."
Commentaire :
Saint Thomas d'Aquin et l'Eglise catholique enseignent que si l'on refuse un seul article du credo, on est hérétique.(1) Il est donc mauvais de vouloir couper la foi en morceaux et de dire qu'il en reste quelques morceaux chez les papes conciliaires. On a la foi ou on ne l'a pas. On ne peut avoir des morceaux de foi. C'est une erreur de formuler les choses ainsi. Si l'on va par là, les protestants et même les musulmans croient aussi des choses identiques aux nôtres. Ils n'ont pas du tout la foi cependant. Il en va de même pour un hérétique moderniste. Le critère de Mgr Williamson pour savoir si Notre-Seigneur a abandonné ou non les papes conciliaires est donc mal choisi, puisqu'en effet, les papes conciliaires sont hérétiques. Nous proposerons donc un autre critère à la fin de cet article pour savoir si les papes sont papes... 

D'autre part la formulation de Mgr Williamson "laisser tomber les papes" est également mauvaise : Notre-Seigneur n'abandonne personne. Pas même les satanistes. Tant qu'un être humain est vivant, il a toujours la possibilité de se sauver. Dieu continue de lui proposer le salut éternel. La question n'est donc pas de savoir si le pape est abandonné ; comme tout être humain, il n'est pas abandonné. La question est de savoir si le pape est le pape. C'est le sujet de ce CE qui traite du sédévacantisme. Il fallait donc écrire : "les papes conciliaires sont-ils papes ?"


Mgr Williamson : dans ce Pays des Merveilles tout est une imitation irréelle de la réalité, en sorte que sans quelque signe pareil, on prendrait facilement l’imitation pour la réalité – cf. le « Néo- » qui démarque la « Néo-église »

Commentaire :
Mgr Williamson présente ici comme étant de foi l'affirmation selon laquelle l'Eglise officielle actuelle n'est pas l'Eglise. Nous avons expliqué dans l'article le distinguo église conciliaire/Eglise catholique est-il de foi ? en quoi cette affirmation était dangereuse et ne devait être présentée que comme une opinion théologique. Selon nous, il faut se contenter de dire : l'Eglise est occupée par des hérétiques francs-maçons qui diffusent une fausse doctrine. C'est pourquoi nous devons pratiquer le nullam partem à l'égard des autorités actuelles. Il est à notre avis illogique de dire que l'Eglise officielle est une Néo-église tout en reconnaissant en même temps que le pape est le pape. Cette affirmation mène au sédévacantisme que Mgr Williamson essaye de combattre. Cela a été expliqué dans l'article mis en lien ci-dessus.

Mgr Williamson : les Papes Conciliaires sont au moins en partie « sincères » dans leurs graves erreurs. 

Commentaire :
Nous ne savons pas si les papes conciliaires sont sincères ou non. Nous ne pouvons l'affirmer comme une certitude, contrairement à ce que fait ici Mgr Williamson, puisqu'il emploie le verbe "sont". Nous ne devons pas raisonner sur les intentions de ces papes. Dieu ne nous le demande pas. Pour savoir si les papes conciliaires sont papes, nous devons raisonner sur des faits extérieurement vérifiables et sur leurs erreurs officiellement prêchées.

Mgr Williamson Ce que vaut intérieurement cette « sincérité », Dieu seul peut en juger, mais extérieurement c’est une réalité objective qui nous entoure chaque jour plus.

Commentaire :
Cette phrase est une aberration : la supposition d'une intention sincère ne peut pas être une réalité objective. En effet, une réalité objective est une chose absolument certaine. Or l'intention des papes est loin d'être certaine. Nous ne sommes pas Dieu. Nous ne pouvons donc pas connaître avec certitude l'intention des papes. Nous avons par ailleurs de nombreux signes extérieurs objectifs de leur appartenance probable à la franc-maçonnerie, ce qui nous incline à penser qu'ils ont plutôt une mauvaise intention, sans pouvoir en être certains. (cf. par exemple :  iciici, iciici)

Mgr Williamson : Objectivement il est certain que leurs bonnes intentions ont pavé le chemin de l’Enfer pour la vraie Église (...)

Commentaire :
Mgr Williamson présente ici comme absolument certain que les papes conciliaires ont une bonne intention. Il n'a pas le droit d'affirmer cela. Aucun fait extérieur objectif ne peut actuellement nous faire exclure la possibilité que ces papes soient francs-maçons.

Mgr Williamson : (...) mais subjectivement ne peut-on pas dire que ces bonnes intentions montrent que la prière de Notre Seigneur a empêché leur foi de faire complètement naufrage (Lc. XXII, 32) ?

Commentaire :
Ce passage est selon nous le plus grave de tout le Commentaire eleison. Il contient deux aberrations :

a. Les intentions des papes n'étant pas certaines, on ne peut se baser sur elles pour dire que la prière de Notre-Seigneur a été exaucée. Il faut se baser sur autre chose. Ces bonnes intentions n'étant pas démontrables, elles ne peuvent donc rien montrer. L'emploi du verbe "montrent" est donc faux.

b. Le rejet d'un seul article de foi étant une hérésie, la foi fait naufrage dès qu'on rejette avec pertinacité et malgré les avertissements un seul de ces articles. On ne peut donc dire que garder des morceaux de foi est signe que la prière de Notre-Seigneur a été exaucée, puisque garder des morceaux de foi, c'est encore être hérétique.

Mgr Williamson Même Paul VI a condamné la contraception, a promulgué un « Credo » relativement bon, a pleuré la perte de vocations, et a parlé de la fumée de Satan pénétrant dans l’Église. Dès lors, même avec Paul VI Notre Seigneur aurait tenu sa promesse de protéger Pierre.

Commentaire :
1) Par principe, on ne peut pas dire qu'un credo est "relativement bon" puisqu'une seule erreur rend un texte hérétique et qu'un texte hérétique est très mauvais. 

2) Quand on examine le texte du credo de Paul VI (2) prononcé le 30 juin 1968 sur la place Saint Pierre, on voit qu'il comporte des passages inadmissibles. Il est scandaleux que Mgr Williamson le qualifie de "relativement bon". Nous avons analysé ce credo en détail en note 2. Voici par exemple une citation inadmissible de ce credo : 
"Nous rendons grâce cependant à la bonté divine du fait que de très nombreux croyants puissent attester avec Nous devant les hommes l’unité de Dieu, bien qu’ils ne connaissent pas le mystère de la Très Sainte Trinité." 
Ce passage est inadmissible car on ne peut se réjouir de ce que les autres religions soient monothéistes. Le fait qu'elles soient monothéistes ne suffit pas pour les rendre bonnes et véridiques. La seule vraie et bonne religion est la religion catholique. Les autres religions doivent être condamnées car elles sont du démon. Au lieu de féliciter ces personnes d'être monothéistes, le pape devrait les appeler à la conversion car leurs âmes sont en grave danger... 

Mais les âmes des personnes de la Résistance qui lisent les Commentaires eleison de Mgr Williamson sont également mises en danger par le poison doctrinal qu'ils contiennent parfois. Ce commentaire eleison est l'un des plus dangereux que Mgr Williamson ait jamais écrit.

Mgr Williamson Même Paul VI (...) a pleuré la perte de vocations, et a parlé de la fumée de Satan pénétrant dans l’Église. 
Commentaire :
N'importe quel franc-maçon peut jouer la comédie en faisant semblant de pleurer la perte des vocations et en parlant des fumées de Satan. Ces arguments sont donc sans valeur. Les faits sont que Paul VI a fait pénétrer activement dans l'Eglise les fumées de Satan tant qu'il a pu, entre autres par Vatican II, par la nouvelle messe et par ce mauvais "credo" présenté comme bon par Mgr Williamson. Paul VI était fortement suspecté d'homosexualité et féru d'art satanique (cf. la photo ci-dessous de cette décoration qu'il a commandé et supervisée de près. Le personnage central est censé représenter le Christ ressuscitant. Pour nous, c'est Lucifer.) : cf. cet article.




Mgr Williamson : Dès lors, même avec Paul VI Notre Seigneur aurait tenu sa promesse de protéger Pierre.

Commentaire :
Le "dès lors" est faux car il établit un faux raisonnement. Ce mot implique que parce que Paul VI a fait les actions énoncées juste au-dessus, il est protégé par la prière de Notre-Seigneur... Nous pensons que Notre-Seigneur n'est pas du tout content de la façon dont Mgr Williamson présente l'efficacité de sa prière... Surtout que nous avons vu que le credo que Mgr Williamson présente de façon positive est en fait un mauvais texte.

Quel est donc alors le critère que nous devons considérer pour dire que Notre-Seigneur est exaucé quand il a dit à Pierre : J'ai prié pour que ta foi ne défaille pas ? 
Selon nous, l'unique réponse possible est que les papes conciliaires n'ont jamais engagé leur infaillibilité quand il ont dit des erreurs. Le magistère extraordinaire de l'Eglise est parfait. Quand aux encycliques etc. faites par les papes conciliaires, elles ne sont pas conformes à la Tradition et donc elles ne sont pas conformes à la définition du magistère ordinaire universel et n'en font pas partie, quoi qu'en disent ces mauvais papes. Nous étudierons plus tard à fond tout cela dans notre étude sur le sédévacantisme. 

Pour répondre très rapidement à certaines objections courantes, Vatican II a clairement été présenté par Paul VI comme n'étant pas infaillible mais pastoral. Donc bien que ce soit un concile œcuménique, il n'est pas infaillible, du fait de cette spécification explicite du pape. 

Quant aux canonisations qui étaient réputées le plus souvent infaillibles par les théologiens, il faut savoir que cette croyance n'était pas de foi. La canonisation ne définissant pas de choses en matière de foi ou de mœurs et les procédés d'enquête ayant changé de méthode par rapport aux canonisations précédant Vatican II, on peut dire également pour ces deux raisons qu'elles ne sont pas infaillibles en elles-mêmes.

Le critère pour savoir si Notre-Seigneur a abandonné ou non les papes conciliaires est selon nous l'infaillibilité du magistère extraordinaire avec les quatre conditions de l'infaillibilité. Tant que les papes conciliaires n'engagent pas leur infaillibilité pour imposer leurs erreurs, on peut dire que c'est un fort indice qu'ils sont bien papes. Le jour où un pape conciliaire engagera son infaillibilité pour définir ex cathedra une hérésie, avec volonté d'obliger les fidèles à croire cette erreur, ce sera la preuve qu'il n'est pas pape puisqu'il ne sera plus infaillible tout en respectant les quatre conditions (que nous étudierons à fond dans l'étude sur le sédévacantisme). Nous pourrons alors devenir sédévacantistes à ce moment. Pour le moment, nous pensons que les papes conciliaires sont papes.



Conclusion

Ce commentaire eleison est le prélude au commentaire n° 410 qui est très grave lui aussi. Nous allons le commenter dans un prochain article. Les papes conciliaires sont présentés sous un jour assez favorable et la situation est dédramatisée. Ce nouveau discours de Mgr Williamson commencerait-il à préparer de façon éloignée un ralliement de la Résistance à Rome ? On est en droit de se le demander, après la conférence de Postfalls du 1er juin 2014. Seul l'avenir nous dira ce qu'il en est. En cas de proposition unilatérale du Pape, Mgr Williamson se ralliera sans nous, en tout cas. Une chose est sûre : c'est le Cœur Immaculé de Marie qui aura le dernier mot. Notre-Dame de Fatima l'a promis. 

Note :


(1) cf. IIa IIae, question V, article 3, intitulé : Des hérétiques dans l'erreur sur un seul article de foi ont-ils la foi sur les autres articles ? Le docteur angélique explique que "l'hérétique admet des points de foi par sa propre volonté et par son propre jugement." Il affirme qu'"un hérétique opiniâtre à propos d'un seul article, n'a pas la foi à propos des autres articles, mais une certaine opinion dépendant de sa volonté propre." Saint Thomas d'Aquin conclut donc que même quand ils disent des choses bonnes, les hérétiques n'ont pas la foi. 

(2) Voici quasiment in extenso l'article d'un conciliaire (?) présentant le credo de Paul VI, ainsi qu'une traduction de ce credo. Nous le commentons en caractères gras, entre les lignes. Nous avons mis en rouge les passages que nous avons relevés comme étant mauvais. Nous espérons que nous n'avons oublié aucun de ces passages et que nous avons bien expliqué les erreurs. Si un prêtre ou un fidèle formé voyait d'autres problèmes que nous aurions oublié ou s'il voyait que nous avons expliqué de façon insatisfaisante les erreurs relevées, qu'il n'hésite pas à nous le signaler et à nous proposer son analyse.
http://chiesa.espresso.repubblica.it/articolo/204969?fr=y

Le Credo de Paul VI. Qui l'a écrit et pourquoi

L'Eglise aussi a eu son 1968, avec par exemple le Catéchisme hollandais. Paul VI y a répondu par son "Credo du peuple de Dieu". On sait aujourd'hui que c'est son ami le philosophe Jacques Maritain qui l'a écrit

par Sandro Magister




ROMA, le 6 juin 2008 – Fin juin, Benoît XVI va inaugurer une année jubilaire consacrée à l’apôtre Paul, à l’occasion des 2 000 ans de sa naissance. La célébration débutera le samedi 28, la veille de la fête du saint, pour s’achever un an plus tard.

Il y a quarante ans, entre 1967 et 1968, Paul VI avait agi de manière similaire en consacrant une année de célébrations aux apôtres Pierre et Paul, à l’occasion des 1 900 ans de leur martyre. Le pape avait clôturé ce qu’il nommait “l’Année de la Foi“ par une profession de foi solennelle, le “Credo du peuple de Dieu“, prononcée le 30 juin 1968 sur la place Saint-Pierre.

Le texte de ce Credo s’inspirait de celui du Concile de Nicée, récité lors de chaque messe. Mais avec des compléments et des développements importants.

Comment et pourquoi Paul VI a-t-il eu l’idée de couronner l’Année de la Foi par la proclamation du Credo du peuple de Dieu? Et comment ce texte a-t-il été rédigé?

La réponse à ces deux questions se trouve dans un volume qui sortira bientôt en France, le sixième tome de la "Correspondance" entre le théologien et cardinal suisse Charles Journet et le philosophe français Jacques Maritain, à savoir 303 lettres échangées entre 1965 et 1973.

C’est en effet Maritain lui-même qui a écrit l’ébauche du Credo du peuple de Dieu que Paul VI devait prononcer. Les deux textes seront publiés en regard dans le volume à paraître, afin de mettre en valeur leur ressemblance.

Entretemps, le cardinal Georges Cottier – disciple de Journet et théologien émérite de la maison pontificale – a déjà révélé les dessous de ce Credo dans le mensuel international “30 Jours“, qui y a consacré la une de son dernier numéro.

* * *

En 1967, Maritain a 85 ans. Il vit à Toulouse, chez les Petits Frères de Charles de Foucauld. Il vient de publier “Le paysan de la Garonne“, une critique impitoyable de l’Eglise postconciliaire “à genoux devant le monde“.

Le 12 janvier, le cardinal Journet écrit à Maritain qu’il rencontrera bientôt le pape à Rome. Les deux hommes ignorent que Paul VI a l’intention de lancer l’Année de la Foi. Mais Maritain confie à Journet que depuis quelques jours, “une idée [lui] est venue à l’esprit“. Il la décrit en ces mots:

“Que le Souverain Pontife rédige une profession de foi complète et détaillée, dans laquelle tout ce que contient réellement le Symbole de Nicée soit expliqué. Ce sera, pour l’histoire de l’Eglise, la profession de foi de Paul VI“.

Sans que Maritain le lui ait demandé, Journet photocopie la lettre du philosophe et la remet au pape lorsqu’il rencontre le 18 janvier. A cette occasion, Paul VI demande au théologien son jugement sur l’état de santé de l’Eglise: “Tragique“, lui répond Journet. Lui-même comme le pape sont anéantis par la publication en Hollande, l’année précédente, avec la bénédiction des évêques, d’un nouveau Catéchisme ayant vraiment "pour objectif de substituer, au sein de l’Eglise, une orthodoxie à une autre, une orthodoxie moderne à l'orthodoxie traditionnelle" (ainsi s’exprime la commission cardinalice instituée par Paul VI pour examiner ce Catéchisme, dont Journet fait partie).

Le 22 février 1967, Paul VI décrète l’Année de la Foi. Deux jours plus tard, Maritain note dans son journal:

“C’est peut-être la préparation pour une profession de foi qu’il proclamera lui-même“.

Cette même année le premier synode des évêques se réunit à Rome du 29 septembre au 29 octobre. Le rapport final de la commission doctrinale soumet au pape la proposition d’une déclaration sur les points essentiels de la foi.

Le 14 décembre, Paul VI reçoit à nouveau le cardinal Journet, qui lui rapporte l’idée de Maritain. Paul VI lui rappelle que d’autres avaient déjà suggéré, à la fin du Concile Vatican II, de promulguer un nouveau symbole de la foi. Lui-même avait demandé au célèbre théologien dominicain Yves Congar de préparer un texte mais, le jugeant insatisfaisant, l’avait laissé de côté. [(note complémentaire du blog Avec l'Immaculée : Congar est un moderniste)]

Puis, à l’improviste, Paul VI dit à Journet: “Préparez-moi vous-même un plan de ce que vous jugez bon de faire“.

De retour en Suisse, Journet raconte la demande du pape à Maritain. Ce dernier, étant à Paris au début de la nouvelle année, écrit un projet de profession de foi. Il le termine le 11 janvier 1968 et l’envoie le 20 à Journet, qui le transmet à Paul VI le lendemain.

D’après la correspondance entre le théologien et le philosophe, Maritain ne voyait dans le texte qu’il avait élaboré qu’un projet destiné à aider Journet. C’est ce dernier qui, de sa propre initiative, a transmis le texte au pape sans aucun ajout. Selon Journet, le texte contenait déjà les réponses à toutes les interrogations soulevées par le Catéchisme hollandais et par d’autres théologiens renommés sur des dogmes tels que le péché originel, la messe comme sacrifice, la présence réelle du Christ dans l’Eucharistie, la création à partir du néant, le primat de Pierre, la virginité de Marie, l’immaculée conception, l’assomption.

Le 6 avril, une lettre du théologien dominicain Benoît Duroux, consultant de la congrégation pour la doctrine de la foi, arrive de Rome. Elle fait l’éloge du texte de Maritain et y ajoute quelques commentaires, que Journet interprète comme venant de Paul VI lui-même. A son tour, le pape envoie au cardinal un mot de remerciement.

Puis, plus rien. Le 30 juin 1968, place Saint-Pierre, Paul VI prononce solennellement le Credo du peuple de Dieu. Maritain ne l’apprend que le 2 juillet, en lisant le journal. Il déduit des citations que le Credo prononcé par le pape coïncide largement avec le projet qu’il avait écrit.

C’est effectivement le cas. L’une des rares différences concerne les juifs et les musulmans.

Dans un passage, Maritain avait rappelé explicitement que les juifs et les musulmans proclament, comme les chrétiens, que Dieu est unique. Dans son Credo, en revanche, Paul VI rend grâces à la bonté divine pour les “très nombreux croyants“ qui partagent avec les chrétiens la foi dans le Dieu unique, mais sans citer explicitement le judaïsme et l’islam. [(Note complémentaire du blog Avec l'Immaculée : ce passage du credo de Paul VI est très mauvais, cf explications ci-dessous]

Dans les années 50, Maritain avait failli être condamné par le Saint Office à cause de sa pensée philosophique, soupçonnée de “naturalisme intégral“. Il échappa à la condamnation notamment grâce à l’intervention de Giovanni Battista Montini, le futur Paul VI, alors substitut de la secrétairerie d’état, lié depuis longtemps avec le penseur français.

__________


Le texte intégral du Credo du peuple de Dieu, prononcé solennellement par Paul VI le 30 juin 1968, dans une traduction non officielle en français:


"Nous croyons en un seul Dieu..."


Nous croyons en un seul Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit, Créateur des choses visibles comme ce monde où s’écoule notre vie passagère, des choses invisibles comme les purs esprits qu’on nomme aussi les anges, et Créateur en chaque homme de son âme spirituelle et immortelle.

Nous croyons que ce Dieu unique est absolument un dans son essence infiniment sainte comme dans toutes ses perfections, dans sa toute-puissance, dans sa science infinie, dans sa providence, dans sa volonté et dans son amour. Il est Celui qui est, comme il l’a révélé à Moïse; et il est Amour, comme l’apôtre Jean nous l’enseigne: en sorte que ces deux noms, Être et Amour, expriment ineffablement la même divine réalité de Celui qui a voulu se faire connaître à nous, et qui, "habitant une lumière inaccessible", est en lui-même au-dessus de tout nom, de toutes choses et de toute intelligence créée. Dieu seul peut nous en donner la connaissance juste et plénière en se révélant comme Père, Fils et Esprit Saint, dont nous sommes par grâce appelés à partager, ici-bas dans l’obscurité de la foi et au-delà de la mort dans la lumière éternelle, l’éternelle vie. Les liens mutuels constituant éternellement les trois personnes, qui sont chacune le seul et même Être divin, sont la bienheureuse vie intime du Dieu trois fois saint, infiniment au-delà de ce que nous pouvons concevoir à la mesure humaine. Nous rendons grâce cependant à la bonté divine du fait que de très nombreux croyants puissent attester avec Nous devant les hommes l’unité de Dieu, bien qu’ils ne connaissent pas le mystère de la Très Sainte Trinité.
[Note d'Avec l'Immaculée : Ce passage du credo de Paul VI, même en supprimant la mention des Juifs et des musulmans que voulait mettre Maritain, est très mauvais et rompt avec toute la Tradition de l'Eglise. On ne peut se réjouir de ce que les autres religions soient monothéistes car cela ne suffit pas pour les rendre bonnes et véridiques . La seule vraie et bonne religion est la religion catholique. Les autres religions doivent être condamnées car elles sont du démon. Au lieu de féliciter ces personnes d'être monothéistes, le pape devrait les appeler à la conversion car leurs âmes sont mises en grave danger, même si certains peuvent être sauvés par les mérites de la Passion de Jésus-Christ, en raison leur ignorance invincible et leur bonne volonté que Dieu seul peut évaluer, à condition qu'ils ne meurent pas en état de péché mortel -- c'est-à-dire en ayant fait une chose grave en le sachant, en le voulant -- sans en demander sincèrement pardon à Dieu.)] )]
Nous croyons donc au Père qui engendre éternellement le Fils, au Fils, Verbe de Dieu, qui est éternellement engendré, au Saint-Esprit, personne incréée qui procède du Père et du Fils comme leur éternel amour. Ainsi en les trois personnes divines, "coaeternae sibi et coaequales", surabondent et se consomment, dans la surexcellence et la gloire propres à l’être incréé, la vie et la béatitude de Dieu parfaitement un, et toujours "doit être vénérée l’unité dans la trinité et la trinité dans l’unité".

Nous croyons en Notre Seigneur Jésus-Christ, qui est le Fils de Dieu. Il est le Verbe éternel, né du Père avant tous les siècles et consubstantiel au Père, "homoousios to Patri"(1), et par lui tout a été fait. Il s’est incarné par l’œuvre du Saint-Esprit dans le sein de la Vierge Marie et s’est fait homme: égal donc au Père selon la divinité, et inférieur au Père selon l’humanité et un lui-même, non par quelque impossible confusion des natures mais par l’unité de la personne.

Il a habité parmi nous, plein de grâce et de vérité. Il a annoncé et instauré le Royaume de Dieu et nous a fait en lui connaître le Père. Il nous a donné son commandement nouveau de nous aimer les uns les autres comme il nous a aimés. Il nous a enseigné la voie des béatitudes de l’Évangile: pauvreté en esprit, douleur supportée dans la patience, soif de la justice, miséricorde, pureté du cœur, volonté de paix, persécution endurée pour la justice. Il a souffert sous Ponce Pilate, Agneau de Dieu portant sur lui les péchés du monde, et il est mort pour nous sur la croix, nous sauvant par son sang rédempteur. Il a été enseveli et, de son propre pouvoir, il est ressuscité le troisième jour, nous élevant par sa résurrection à ce partage de la vie divine qu’est la vie de la grâce. Il est monté au ciel et il viendra de nouveau, en gloire cette fois, pour juger les vivants et les mort: chacun selon ses mérites - ceux qui ont répondu à l’amour et à la pitié de Dieu allant à la vie éternelle, ceux qui les ont refusés jusqu’au bout allant au feu qui ne s’éteint pas. Et son règne n’aura pas de fin.

Nous croyons en l’Esprit Saint, qui est Seigneur et qui donne la vie, qui est adoré et glorifié avec le Père et le Fils. Il nous a parlé par les Prophètes, il nous a été envoyé par le Christ après sa Résurrection et son Ascension auprès du Père; il illumine, vivifie, protège et conduit l’Église; il en purifie les membres s’ils ne se dérobent pas à la grâce. Son action qui pénètre au plus intime de l’âme, rend l’homme capable de répondre à l’appel de Jésus: "Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait".

Nous croyons que Marie est la Mère demeurée toujours vierge du Verbe incarné, notre Dieu et Sauveur Jésus-Christ, et qu’en raison de cette élection singulière elle a été, en considération des mérites de son Fils, rachetée d’une manière plus éminente, préservée de toute souillure du péché originel et comblée du don de la grâce plus que toutes les autres créatures.

Associée par un lien étroit et indissoluble aux mystères de l’Incarnation et de la Rédemption, la Très Sainte Vierge, l’Immaculée, a été, au terme de sa vie terrestre, élevée en corps et en âme à la gloire céleste et configurée à son Fils ressuscité en anticipation du sort futur de tous les justes; et Nous croyons que la Très Sainte Mère de Dieu, nouvelle Ève, mère de l’Église, continue au ciel son rôle maternel à l’égard des membres du Christ, en coopérant à la naissance et au développement de la vie divine dans les âmes des rachetés.

Nous croyons qu’en Adam tous ont péché, ce qui signifie que la faute originelle commise par lui a fait tomber la nature humaine, commune à tous les hommes, dans un état où elle porte les conséquences de cette faute et qui n’est pas celui où elle se trouvait d’abord dans nos premiers parents, constitués dans la sainteté et la justice, et où l’homme ne connaissait ni le mal ni la mort. C’est la nature humaine ainsi tombée, dépouillée de la grâce qui la revêtait, blessée dans ses propres forces naturelles et soumise à l’empire de la mort, qui est transmise à tous les hommes et c’est en ce sens que chaque homme naît dans le péché. Nous tenons donc, avec le Concile de Trente, que le péché originel est transmis avec la nature humaine, "non par imitation, mais par propagation", et qu’il est ainsi "propre à chacun".

Nous croyons que Notre-Seigneur Jésus-Christ, par le sacrifice de la croix, nous a rachetés du péché originel et de tous les péchés personnels commis par chacun de nous, en sorte que, selon la parole de l’Apôtre, "là où le péché avait abondé, la grâce a surabondé".

Nous croyons à un seul baptême institué par Notre-Seigneur Jésus-Christ pour la rémission des péchés. Le baptême doit être administré même aux petits enfants qui n’ont pu encore se rendre coupables d’aucun péché personnel, afin que, nés privés de la grâce surnaturelle, ils renaissent "de l’eau et de l’Esprit Saint" à la vie divine dans le Christ Jésus.

Nous croyons à l’Église une, sainte, catholique et apostolique, édifiée par Jésus-Christ sur cette pierre qui est Pierre. Elle est le corps mystique du Christ, à la fois société visible instituée avec des organes hiérarchiques et communauté spirituelle, l’Église terrestre; elle est le peuple de Dieu pérégrinant ici-bas et l’Église comblée des biens célestes; elle est le germe et les prémices du Royaume de Dieu, par lequel se continuent, au long de l’histoire humaine, l’œuvre et les douleurs de la Rédemption et qui aspire à son accomplissement parfait au-delà du temps dans la gloire. Au cours du temps, le Seigneur Jésus forme son Église par les sacrements qui émanent de sa plénitude. C’est par eux qu’elle rend ses membres participants au mystère de la mort et de la résurrection du Christ, dans la grâce du Saint-Esprit qui lui donne vie et action. Elle est donc sainte tout en comprenant en son sein des pécheurs, parce qu’elle n’a elle-même d’autre vie que celle de la grâce: c’est en vivant de sa vie que ses membres se sanctifient; c’est en se soustrayant à sa vie qu’ils tombent dans les péchés et les désordres qui empêchent le rayonnement de sa sainteté. C’est pourquoi elle souffre et fait pénitence pour ses fautes, dont elle a le pouvoir de guérir ses enfants par le sang du Christ et le don de l’Esprit Saint.
[(Note d'Avec l'Immaculée : ceci est une autre erreur grave : on ne peut pas dire que l'Eglise fait pénitence pour ses fautes, puisqu'elle est sainte. Ce sont les pécheurs membres de l'Eglise qui doivent faire pénitence pour leurs fautes.)]

Héritière des divines promesses et fille d’Abraham selon l’Esprit, par cet Israël dont elle garde avec amour les Écritures et dont elle vénère les patriarches et les prophètes; 
[(Note d'Avec l'Immaculée : ceci est une autre erreur grave : Nous ne sommes pas héritiers d'Abraham par Israël mais par la grâce donnée par le Christ. L'ancienne alliance est entièrement révoquée, nous enseignent Saint Paul et l'enseignement de l'Eglise avant Vatican II.)]
fondée sur les apôtres et transmettant de siècle en siècle leur parole toujours vivante et leurs pouvoirs de pasteur dans le successeur de Pierre et les évêques en communion avec lui; perpétuellement assistée par le Saint-Esprit, elle a charge de garder, enseigner, expliquer et répandre la vérité que Dieu a révélée d’une manière encore voilée par les prophètes et pleinement par le Seigneur Jésus. Nous croyons tout ce qui est contenu dans la parole de Dieu, écrite ou transmise, et que l’Église propose à croire comme divinement révélé, soit par un jugement solennel, soit par le magistère ordinaire et universel. Nous croyons à l’infaillibilité dont jouit le successeur de Pierre quand il enseigne ex cathedra comme pasteur et docteur de tous les fidèles, et dont est assuré aussi le corps des évêques lorsqu’il exerce avec lui le magistère suprême.
[(Note d'Avec l'Immaculée : il y a des ambiguïtés dans ce passage. Il est possible au pape de résister à l'action du Saint-Esprit. Ce credo erroné en est un bon exemple. L'infaillibilité est mal définie ici car il n'est pas spécifiée que c'est uniquement en matière de foi ou de mœurs que le magistère infaillible extraordinaire (solennel) s'exerce. Pour le magistère ordinaire universel, il est vrai qu'il est infaillible mais il faut le définir. Ce n'est pas tout ce que le pape raconte, heureusement. Il faut absolument qu'il comporte les critères donnés par Saint Vincent de Lérins et donc soit conforme à la Tradition de l'Eglise. Nous reviendrons sur ce sujet dans notre étude sur le sédévacantisme.)]
Nous croyons que l’Église, fondée par Jésus-Christ et pour laquelle il a prié, est indéfectiblement une dans la foi, le culte et le lien de la communion hiérarchique. Au sein de cette Église, la riche variété des rites liturgiques et la légitime diversité des patrimoines théologiques [Avec l'Immaculée : ce passage est très ambigu. Cela dépend ce que le pape entend par là.] et spirituels et des disciplines particulières, loin de nuire à son unité, la manifestent davantage.

Reconnaissant aussi l’existence, en dehors de l’organisme de l’Église du Christ, de nombreux éléments de vérité et de sanctification qui lui appartiennent en propre et tendent à l’unité catholique, et croyant à l’action du Saint-Esprit qui suscite au cœur des disciples du Christ l’amour de cette unité, Nous avons l’espérance que les chrétiens qui ne sont pas encore dans la pleine communion de l’unique Église se réuniront un jour en un seul troupeau avec un seul pasteur.
[Note d'Avec l'Immaculée : Passage ambigu d'esprit maçonnique préparant les réunions œcuméniques d'Assise. Le pape loue de façon mauvaise les autres religions en leur attribuant un pouvoir de sanctification. La notion de semi-communion avec l'Eglise est inventée. Le pape insiste sur l'unité en omettant gravement de rappeler qu'il faut une unité parfaite de foi et de doctrine  pour accepter la réunion en un seul troupeau.]

Nous croyons que l’Église est nécessaire au salut, car le Christ qui est seul médiateur et voie de salut se rend présent pour nous dans son Corps qui est l’Église. Mais le dessein divin du salut embrasse tous les hommes; et ceux qui, sans faute de leur part, ignorent l’Évangile du Christ et son Église mais cherchent Dieu sincèrement et, sous l’influence de la grâce, s’efforcent d’accomplir sa volonté reconnue par les injonctions de leur conscience, ceux-là, en un nombre que Dieu seul connaît, peuvent obtenir le salut.
[Avec l'Immaculée : D'accord mais il faut insister sur la nécessité de l'évangélisation car en pratique il est surhumain de ne pas tomber en état de péché mortel en étant hors de l'Eglise.]

Nous croyons que la messe célébrée par le prêtre représentant la personne du Christ en vertu du pouvoir reçu par le sacrement de l’ordre, et offerte par lui au nom du Christ [Avec l'Immaculée : ce n'est pas faux mais il vaut mieux dire : "in persona Christi". C'est plus fort et plus vrai.] et des membres de son Corps mystique, est le sacrifice du calvaire rendu sacramentellement présent sur nos autels. Nous croyons que, comme le pain et le vin consacrés par le Seigneur à la Sainte Cène ont été changés en son Corps et son Sang qui allaient être offerts pour nous sur la croix, de même le pain et le vin consacrés par le prêtre sont changés au corps et au sang du Christ glorieux siégeant au ciel, et Nous croyons que la mystérieuse présence du Seigneur, sous ce qui continue d’apparaître à nos sens de la même façon qu’auparavant, est une présence vraie, réelle et substantielle.

Le Christ ne peut être ainsi présent en ce sacrement autrement que par le changement en son corps de la réalité elle-même du pain et par le changement en son sang de la réalité elle-même du vin, seules demeurant inchangées les propriétés du pain et du vin que nos sens perçoivent. Ce changement mystérieux, l’Église l’appelle d’une manière très appropriée transsubstantiation. Toute explication théologique, cherchant quelque intelligence de ce mystère, doit pour être en accord avec la foi catholique, maintenir que, dans la réalité elle-même, indépendante de notre esprit, le pain et le vin ont cessé d’exister après la consécration, en sorte que c’est le corps et le sang adorables du Seigneur Jésus qui dès lors sont réellement devant nous sous les espèces sacramentelles du pain et du vin, comme le Seigneur l’a voulu, pour se donner à nous en nourriture et pour nous associer à l’unité de son Corps mystique.
[Avec l'Immaculée : C'est surtout pour nous sauver en nous donnant la vie éternelle que Jésus nous donne son Corps sacré. cf. Saint Jean Chapitre VI :
51 Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel. Si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement; et le pain que je donnerai, c'est ma chair, pour le salut du monde."
53 Jésus leur dit: "En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez la chair du Fils de l'homme, et ne buvez son sang, vous n'avez point la vie en vous-mêmes.
54 Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle, et moi, je le ressusciterai au dernier jour.]
L’unique et indivisible existence du Seigneur glorieux au ciel n’est pas multipliée, elle est rendue présente par le sacrement dans les multiples lieux de la terre où la messe est célébrée. Et elle demeure présente, après le sacrifice, dans le Saint Sacrement, qui est, au tabernacle, le cœur vivant de chacune de nos églises. Et c’est pour nous un devoir très doux d’honorer et d’adorer dans la sainte hostie, que nos yeux voient, le Verbe incarné qu’ils ne peuvent pas voir et qui, sans quitter le ciel, s’est rendu présent devant nous.

Nous confessons que le royaume de Dieu commencé ici-bas en l’Église du Christ n’est pas de ce monde, dont la figure passe, et que sa croissance propre ne peut se confondre avec le progrès de la civilisation, de la science ou de la technique humaines, mais qu’elle consiste à connaître toujours plus profondément les insondables richesses du Christ, à espérer toujours plus fortement les biens éternels, à répondre toujours plus ardemment à l’amour de Dieu, à dispenser toujours plus largement la grâce et la sainteté parmi les hommes. 
[Avec l'Immaculée : cela sous-entend qu'un progrès est possible dans l'Eglise. Cela prépare la fausse notion de tradition vivante qui veut que la vérité évolue. L'accroissement du royaume de Dieu est l'accroissement du nombre des élus, avant tout. Ce n'est pas l'Eglise qui doit progresser dans l'espérance et la Charité mais ses membres. L'Eglise est sainte et parfaite.]

Mais c’est ce même amour qui porte l’Église à se soucier constamment du vrai bien temporel des hommes. Ne cessant de rappeler à ses enfants qu’ils n’ont pas ici-bas de demeure permanente, elle les presse aussi de contribuer, chacun selon sa vocation et ses moyens, au bien de leur cité terrestre, de promouvoir la justice, la paix et la fraternité entre les hommes, de prodiguer leur aide à leurs frères, surtout aux plus pauvres et aux plus malheureux.
[Avec l'Immaculée : Il s'agit ici de la paix dans l'esprit maçonnique de l'ONU et non de la paix du Christ. Il s'agit de la fraternité maçonnique de tous les hommes indépendamment de la morale et de la religion et non de la vraie fraternité du Christ qui veut unir autour de la vérité et de l'adhésion au Christ.]

L’intense sollicitude de l’Église, épouse du Christ, pour les nécessités des hommes, leurs joies et leurs espoirs, leurs peines et leurs efforts, n’est donc rien d’autre que son grand désir de leur être présente pour les illuminer de la lumière du Christ et les rassembler tous en lui, leur unique Sauveur. Elle ne peut signifier jamais que l’Église se conforme elle-même aux choses de ce monde, ni que diminue l’ardeur de l’attente de son Seigneur et du royaume éternel.
[Avec l'Immaculée : Le pape se rattrape ici pour atténuer ce qu'il vient de dire plus haut. Il en est de même dans les textes de Vatican II qui se contredisent. Etant donné qu'il est clair qu'il décrit ci-dessus des œuvres purement humanitaires visant à éviter la guerre, ce passage est insuffisant pour réparer l'esprit maçonnique exposé précédemment.]

Nous croyons à la vie éternelle. Nous croyons que les âmes de tous ceux qui meurent dans la grâce du Christ, soit qu’elles aient encore à être purifiées au purgatoire, soit que dès l’instant où elles quittent leur corps, Jésus les prenne au paradis comme il a fait pour le bon larron, sont le peuple de Dieu dans l’au-delà de la mort, laquelle sera définitivement vaincue le jour de la résurrection où ces âmes seront réunies à leur corps.

Nous croyons que la multitude de celles qui sont rassemblées autour de Jésus et de Marie au paradis forme l’Église du ciel, où dans l’éternelle béatitude elles voient Dieu tel qu’il est et où elles sont aussi, à des degrés divers, associées avec les saints anges au gouvernement divin exercé par le Christ en gloire, en intercédant pour nous et en aidant notre faiblesse par leur sollicitude fraternelle.

Nous croyons à la communion de tous les fidèles du Christ, de ceux qui sont pèlerins sur la terre, des défunts qui achèvent leur purification, des bienheureux du ciel, tous ensemble formant une seule Église, et Nous croyons que dans cette communion l’amour miséricordieux de Dieu et de ses saints est toujours à l’écoute de nos prières, comme Jésus nous l’a dit: Demandez et vous recevrez. Aussi est-ce avec foi et dans l’espérance que Nous attendons la résurrection des morts et la vie du monde à venir.
[Avec l'Immaculée : Etant donné le contexte œcuménique de ce credo, on est en droit de s'inquiéter sur ce que le pape Paul VI entend par "fidèles du Christ" en communion.... Les Orthodoxes et les Protestants font-ils parti de ces fidèles du Christ avec lesquels nous sommes en communion, aux dires du Pape ? Il le semble bien, puisqu'il parle plus haut des "chrétiens" pas en pleine communion.]
Béni soit le Dieu trois fois saint. Amen.

Paul PP. VI

__________
(1) Avec l'Immaculée ajoute cette note tirée de Wikipedia : "Homoousian (/ˌhɒmˈsiən/ HOM-oh-OO-see-ən; Ancient Greek: ὁμοούσιος, from the Ancient Greek: ὁμός, homós, "same" and Ancient Greek: οὐσία, ousía, "being") is a technical theological term used in discussion of the Christian understanding of God as Trinity. The Nicene Creed describes Jesus as being homooúsios with God the Father — that is, they are are equally God. This term, adopted by the First Council of Nicaea, was intended to add clarity to the relationship between Christ and God the Father within the Godhead. The term is rendered "consubstantialis" in Latin and in related terms in other Latin-derived languages which lack a present participle of the verb *to be*. It is one of the cornerstones of theology in Christian churches which adhere to the Nicene Creed."


Traduction française par Charles de Pechpeyrou, Paris, France.


samedi 23 mai 2015

Ste Thérèse de l'Enfant Jésus, la confiance et la vérité




Carnets jaunes

20 juillet 1897
... Le péché mortel ne m'enlèverait pas la confiance.
... Ne pas oublier de raconter l'histoire de la pécheresse (1) surtout ! C'est cela qui prouvera que je ne me trompe pas.

21 juillet 1897
Je n'ai jamais fait comme Pilate qui refusa d'entendre la vérité. J'ai toujours dit au bon Dieu : O mon Dieu, je veux bien vous entendre, je vous en supplie, répondez-moi quand je vous dis humblement : Qu'est-ce que la vérité ? Faites que je voie les choses telles qu'elles sont, que rien ne me jette de poudre aux yeux.
Note :
(1) A plusieurs reprises, Sainte Thérèse insiste sur l'histoire de cette pécheresse et dit de la raconter. Mère Agnès rajoute donc l'histoire dans les novissima verba : "Voici le trait qu'elle me dicta textuellement", écrit-elle.
"Il est rapporté dans la Vie des Pères du désert, que l'un d'eux convertit une pécheresse publique dont les désordres scandalisaient une contrée entière. Cette pécheresse, touchée de la grâce, suivait le saint dans le désert pour accomplir une rigoureuse pénitence, quand, la première nuit du voyage, avant même d'être rendue au lieu de sa retraite, ses liens mortels furent brisés par l'impétuosité de son repentir plein d'amour: et le solitaire vit au même instant son âme portée par les anges dans le sein de Dieu.
"Voilà un exemple bien frappant de ce que je voudrais dire, mais ces choses ne peuvent s'exprimer... " 

Pèlerinage à Akita (lieu d'apparition diabolique) par Mgr Williamson et l'abbé Chazal -- symbolisme satanique du chiffre 101



Voici ce que l'on peut lire sur le forum de Résistance australien Cor Mariae (qui est un très bon forum par ailleurs. Nous n'attaquons pas le webmaster de ce forum qui est une personne que nous estimons beaucoup). 


Addendum samedi 23 mai 2015, 15h18 : quelques modifications ont été apportées à l'article pour qu'il soit plus précis. Concernant Allendy, il faudrait vérifier que c'est bien le premier 1 qui est le Tout, selon lui. Il est possible que ce soit l'inverse. Une chose est sûre cependant : le chiffre 101 est démoniaque et symbolise l'entrée dans la connaissance diabolique. Nous approfondirons cela cet été.

http://cor-mariae.proboards.com/thread/3909/father-chazal-excellency-visit-asia-6127

Father Chazal and His Excellency visited Asia last week to bring Sacraments to the Resistance faithful. There were 16 confirmations in Japan and Korea. 

They also made pilgrimage to Akita, Japan and prayed 10x's 15 decades of the Holy Rosary.

This Marian Shrine is located 90 miles from the Fukushima nuclear disaster and may be one of the least popular places to visit in the world. But not for those with "eyes to see".

Traduction :

L'abbé Chazal et son Excellence Mgr Williamson ont visité l'Asie la semaine dernière pour apporter les sacrements aux fidèles de la Résistance. Il y a eu 16 confirmations au Japon et en Corée.
Ils ont également fait un pèlerinage à Akita au Japon et ont récité 10 x 15 dizaines de chapelet.
Ce lieu d'apparition mariale est situé à 90 miles de Fukushima, lieu du désastre nucléaire, et est peut-être bien de ce fait l'un des endroits du monde qu'il est le moins attrayant de visiter. Mais pas pour ceux qui ont des "yeux pour voir."

Commentaire :
Comme nous l'avons expliqué dans les articles mis en lien ici, ici, ici, ici et ici, Akita est une apparition démoniaque. Mgr Williamson et l'abbé Chazal, en allant faire un pèlerinage public sur ce lieu d'apparition, malgré ces articles qu'ils connaissent, font une imprudence grave. Ils déplaisent profondément à la Sainte Vierge et donnent un très mauvais exemple aux fidèles. Ils seront responsables si un dommage arrive aux fidèles suite à un pèlerinage qu'ils pourraient vouloir faire à leur tour en ce lieu diabolique, afin de les imiter. Il n'est pas du tout anodin d'aller s'agenouiller devant cette statue démoniaque, sculpté par un bouddhiste faisant des idoles toute la journée. Une statue faite d'après le modèle satanique de ND de tous les peuples d'Amsterdam (cf. article 1 d'Akita sur le sujet) (1). Une statue qui a eu 101 phénomènes sataniques de lacrymations. Nous avons prouvé dans le quatrième article sur la question en quoi ce phénomène était satanique : en raison de la présence de trois groupes sanguins différents. (O, AB, B) Pour les détails, on peut se reporter à cet article.

Nous anticipons à présent un peu sur notre article VI sur Akita (que nous ferons si possible cet été) pour expliquer la signification du nombre 101 :



Le symbolisme du chiffre 101

L'ange (démon) d'Akita a expliqué à Sr Agnès : "Il y a une signification au chiffre 101. Il signifie que le péché est entré dans le monde par une femme et c'est par une femme que viendra le salut. Le zéro entre les deux 1, représente le Dieu éternel qui est de toute éternité jusqu'à l'éternité. Le premier 1 représente Ève et le deuxième, la Vierge Marie."

Cette explication de l'ange, dont on sait par les autres articles qu'il est un démon, est fausse mais nous met sur la piste quand même. Il faut savoir que le 101 est un chiffre éminemment ésotérique, très prisé des satanistes et de la franc-maçonnerie. Selon le Dr René Allendy, célèbre psychanalyste et franc-maçon du Grand Orient de France, qui a écrit en 1948 le symbolisme des nombres et qui est considéré comme la référence de base en numérologie, le symbolisme de 101 est le même que celui du 11"avec une différence de deux degrés entre les deux unités considérés : le Tout et la sous-partie".
Or le chiffre 11 est le chiffre du diable, chez les satanistes. Il symbolise les cornes du démon et si, selon les règles de la numérologie théosophique, ont additionne les deux 11, on obtient le deux, chiffre de la lutte et de la contestation, d'après les explications des occultistes eux-mêmes. Les satanistes ont 11 commandements. 

Le 101 a entre autres significations la signification des préliminaires de l'initiation terminés et achevés. Le néophyte peut enfin, après 101 étapes commencer à entrer dans la véritable connaissance démoniaque, par la porte symbolisée par le zéro. L'immeuble maçonnique et satanique Taipei 101 (101 étages), truffé de symboles, comporte entre autres symboles un 101 avec un carré au centre du zéro, symbolisant la porte de la connaissance. Nous expliquerons mieux cela avec des références quand nous en aurons le temps. Voici une photo du 101 sur l'immeuble Taipei :


Revenons au franc-maçon Allendy. Il dit que le symbolisme du 101 est le même que celui du 11"avec une différence de deux degrés entre les deux unités considérés : le Tout et la sous-partie".
L'ange de son côté dit que le premier 1 est Eve et le deuxième la sainte Vierge. Il semble donc bien que la signification du 101 est blasphématoire et signifie que la sainte Vierge est en dessous d'Eve, est la "sous-partie d'Eve", si nous suivons Allendy qui est vraiment l'autorité mondiale en la matière.

Précisons quelque chose de très important :

La numérologie est une "science" satanique pratiquée systématiquement en sorcellerie et donc par des grands satanistes comme Aleister Crowley. Tout sorcier qui veut commencer dans le "métier" commence par appliquer les règles de numérologie à son prénom et son nom, pour déterminer quel est son numéro. Cette "science", répandue en voyance, est donc mauvaise, dangereuse et interdite pour un chrétien. 

Si donc il est possible de se renseigner ponctuellement sur la signification ésotérique d'un nombre pour démasquer le démon qui utilise ce nombre, dans le cas d'une fausse apparition comme Akita ou pour dénoncer une personne dangereuse, comme un franc-maçon, par exemple, (à condition que ce soit lui-même, le premier, qui utilise la numérologie et certains nombres comme signal de reconnaissance ou d'action), il n'est pas permis en revanche de pratiquer soi-même la numérologie ni d'essayer d'appliquer aux noms de famille et prénoms de Baptême des personnes, même mauvaises, les règles de numérologie pour déterminer si elles sont ou non satanistes. Faire cela, ce serait tomber dans un piège du démon. La numérologie n'est que mensonge. Les catholiques doivent s'en tenir aux indications des pères de l'Eglise sur la signification de certains nombres donnés dans la Bible (ex : le nombre 40). C'est tout. Il ne doivent pas tomber dans le piège de vouloir aller plus loin car cela est interdit et devient tout de suite sulfureux et très dangereux. Il faut bien rester systématiquement hors de portée du démon, ne ne pas se laisser emporter par la curiosité malsaine et surtout ne pas se croire plus forts que lui. 

Il est bien entendu que ce n'est pas parce qu'un nombre est considéré par un ésotériste comme ayant telle signification, qu'il a réellement devant Dieu cette signification. Ce qui est dangereux, ce n'est pas le nombre en lui même, qui est neutre, mais l'intention et la volonté qu'ont les gens (ou les démons, comme ceux d'Akita) de signifier un symbole en utilisant ce nombre. 

L'ange démoniaque d'Akita a insisté auprès de Sr Agnès sur ce nombre 101, lors de la dernière apparition. Il lui donne une fausse signification. c'est pour cela qu'il est de notre devoir de le démasquer, dans ce contexte... Mais n'allons pas plus loin et ne commençons pas à faire de la numérologie même pour démasquer les méchants, s'ils ne commencent pas eux-mêmes à employer les nombres pour faire passer leur message pervers.

Parmi la série de preuves que ces apparitions sont démoniaques, rappelons également celle-ci, citée dans l'article 2. La "dame" d'Akita a dit à Sr Agnès : "Dans un total abandon, laisse-toi conduire par ton Supérieur. Il saura te comprendre et te diriger. " Or le supérieur était Mgr Ito, évêque conciliaire, fervent partisan des apparitions sataniques d'Amsterdam qu'il a réussi à faire réhabiliter. La sainte Vierge demande donc à Sr Agnès de s'abandonner à un évêque conciliaire, qui dit la nouvelle messe et qui réhabilite une apparition satanique. 

Si donc Mgr Williamson et l'abbé Chazal veulent être logiques avec eux-mêmes, il faut qu'ils obéissent à la dame d'Akita et qu'ils fassent tout comme Sr Agnès Sasagawa. Ils doivent donc croire qu'il est bon de s'abandonner à la direction d'un évêque conciliaire qui dit la nouvelle messe... Ils devraient donc quitter la Résistance et aller se soumettre à Rome. Ils devraient également aller s'agenouiller à Amsterdam, devant l'apparition diabolique de la dame de tous les peuples. En fait, ils sont actuellement en désobéissance grave à celle qu'ils croient être la sainte Vierge, en rejetant la direction des évêques conciliaires. Ils devraient suivre l'exemple de Sr Agnès pour être dans l'esprit d'Akita. 


De plus, le 13 octobre 1973, la "dame" a dit : Priez tous les jours le Rosaire pour le pape, les évêques et les prêtres. L’action du diable s’infiltrera même dans l’Église, de sorte qu’on verra des cardinaux s’opposer à des cardinaux et des évêques se dresser contre d’autres évêques.


L'emploi du futur signifie donc qu'à cette date du 13 octobre 1973, il n'y avait pas, selon la dame d'Akita, d'infiltration du diable dans l'Eglise. Ces paroles valident donc Vatican II et la nouvelle messe qui étaient déjà en vigueur à cette date. Qu'attendent donc Mgr Williamson et l'abbé Chazal pour accepter Vatican II et la nouvelle messe ? Nous ne le savons pas. Ils sont en désobéissance grave à la "dame" d'Akita, de nouveau.


Prions pour eux. Cela va de plus en plus mal dans la Résistance. Les parrains et marraines doivent multiplier leurs prières et se mobiliser sérieusement. Nous comptons sur eux.


Note :
(1) Le démon s'est servi  de l'apparition d'Akita pour faire réhabiliter l'apparition d'Amsterdam condamnée avant Vatican II. (Cette apparition comportait une hérésie dans la prière enseignée par la Sainte Vierge.) C'est Mgr Ito qui a fort justement établi le lien entre Akita et Amsterdam et qui a agi avec efficacité pour faire réhabiliter la dame de tous les peuples d'Amsterdam. Nous étudierons à fond l'apparition d'Amsterdam cet été. Nous y trouverons une fausse sainte Vierge qui serre les poings avec colère, qui fait très mal à la voyante à plusieurs reprises, en lui serrant longuement les mains comme en un étau, lui donnant une douleur épouvantable. Nous découvrirons un message socialiste, préparant le concile, des louanges envers un prêtre ultra moderniste, des critiques envers les papes d'avant Vatican II manquant d'esprit d'ouverture, selon l'apparition etc...

jeudi 21 mai 2015

La soi-disant (?) prédiction du Père Amorth (?)



 -- "Vous mourrez sans doute le 16 Juillet, fête de N.D. du M.Carmel, ou le 6 Août, fête de la Sainte Face.", lui dit Mère Agnès de Jésus.

-- "Mangez des «dattes» tant que vous voudrez, moi je ne veux plus en manger... J'ai été trop attrapée par les dates." lui répond-elle.


Il circule ces jours-ci sur internet une lettre qui aurait été écrite par le Père Gruner peu avant de mourir. Il faudrait déjà vérifier que c'est bien le Père Gruner qui l'a écrite, car la lettre n'est sortie qu'après sa mort. 

Le Père Gruner (?) y raconte qu'étant allé récemment à Rome, il a parlé avec le Père Amorth, exorciste célèbre du Vatican. Le Père Amorth lui aurait dit que les châtiments commenceront en octobre prochain 2015 si la consécration de la Russie n'est pas faite d'ici-là. 

Mgr Williamson a jugé bon de faire un sermon sur ce sujet en Corée, le 17 mai dernier. Il présente cette révélation comme digne de foi et donne une autorité totale au Père Amorth... 

En admettant que le Père Amorth ait réellement tenu ces propos au Père Gruner, ce qui n'est pas certain, il faut se rappeler que cet exorciste, tout en étant un brave prêtre courageux et dévoué, avec un certain franc-parler, est cependant un conciliaire. Quelle messe célèbre-t-il ? Nous ne le savons pas... En tout cas, il n'a pas entièrement compris la crise de l'Eglise, puisqu'il n'est pas de notre bord. Le Père Amorth n'est pas mort. Il faudrait donc déjà vérifier auprès de lui s'il a réellement tenu ces propos.

Mais même s'il les a tenus, il ne sont pas certains pour autant. Toute prophétie ne vient pas de Dieu. Le démon est très fort pour nous tromper dans ce domaine. Dans son livre Confessions -- Mémoires de l'exorciste officiel du Vatican, qui est certes très intéressant, il y a cependant quelques erreurs doctrinales ici et là : par exemple, le Père Amorth aime beaucoup les apparitions de Medjugorje, qu'il croit de la Sainte Vierge. Il n'est donc pas fiable à 100% au plan doctrinal. Il y a des propos qui sont du faux œcuménisme, dans les apparitions de Medjugorje, propos qui ne peuvent venir de la Sainte Vierge parce qu'ils sont faux théologiquement. Le Père Amorth dit aussi certaines choses qui sont fausses, sur les démons. S'il a réellement tenu ces propos au Père Gruner -- ce qui serait à vérifier-- il est encore très possible qu'il se soit fait tromper par un démon qui lui aurait raconté des choses fausses, pendant un exorcisme ou hors d'un exorcisme. 

Il y a donc beaucoup d'incertitudes dans cette révélation qui n'est pas assez fondée pour qu'on puisse la prendre au sérieux. De façon générale, dans la Résistance, le démon nous tente tous plus ou moins sur ce point. Notre situation est tellement précaire qu'il est facile d'être tentés de nous raccrocher à des prophéties. Nous devons résister à cet attrait et à ces révélations qui ne sont là que pour nous troubler, nous faire faire des imprudences, nous faire perdre la paix et la présence de Dieu. Nous sommes tous dans les bras du Bon Dieu, il nous aime et nous lui sommes plus chers que la prunelle de ses yeux. (Il a dit cela à sainte Gertrude). Cela doit nous suffire de savoir cela. 

Nous avons entendu ou lu ces derniers temps beaucoup de propos sur le châtiment à venir qui serait tout proche... InDominoSperavi (l'auteur de cet article) confesse avoir été tentée également sur ce point. Mais nous devons résister. Cela nous discrédite auprès des gens et donne (à juste titre) une mauvaise image de la Résistance. Nous ne savons ni le jour ni l'heure pour la fin du monde, a dit Jésus. Il en est de même pour ce qui nous attend à présent et qui n'est pas la fin du monde puisque les apôtres des derniers temps annoncés par Saint Louis-Marie Grignon de Monfort ne sont pas encore arrivés. Il est à notre avis malsain de penser aussi souvent à l'avenir en mettant des dates ou en disant "très bientôt". Il y a des gens qui attendent la fin du monde ou le châtiment depuis au moins 70 ans. Certains étaient persuadés qu'Hitler était l'Antéchrist... Il faut donc nous tenir en retrait de tout cela. Nous aurons la grâce de savoir quoi faire au moment où cela arrivera, si nous essayons dès maintenant de faire la volonté de Dieu chaque jour. 

Prenons pour nous la leçon de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus sur les dates. Qu'elle nous protège tous et nous fasse discerner ce que Dieu veut de nous. On peut lire, pour se remonter et penser à des choses plus positives, les pensées de Sainte Thérèse sur la communion des saints et comment ce sera au ciel. Voilà qui est certain et qui est fascinant, selon nous.

La communion des saints selon sainte Thérèse de l'Enfant Jésus


11 juillet 1897 - carnets jaunes
Elle me parla de la Communion des Saints et m'expliqua comment les biens des uns seront les biens des autres.
"... Comme une mère est fière de ses enfants, ainsi le serons-nous les uns des autres sans la moindre jalousie."

13 juillet 1897
Elle me parla encore de la Communion des Saints.
"... Avec les vierges, nous serons comme les vierges ; avec les docteurs comme les docteurs ; avec les martyrs comme les martyrs, parce que tous les Saints sont nos parents ; mais ceux qui auront suivi la voie d'enfance spirituelle garderont toujours les charmes de l'enfance."
(Elle me développa ces pensées)

15 juillet 1897

Elle me raconta le trait suivant dont le souvenir lui restait comme une grâce :
Sr Marie de l'Eucharistie voulait allumer les cierges pour une procession ; elle n'avait pas d'allumette, mais voyant la petite lampe qui brûle devant les reliques, elle s'en approche. Hélas ! elle la trouve à demi éteinte, il ne reste plus qu'une faible lueur sur la mèche carbonisée. Elle réussit cependant à allumer son cierge et, par ce cierge, tous ceux de la Communauté se trouvèrent allumés. C'est donc cette petite lampe à demi éteinte qui a produit ces belles flammes qui, à leur tour, peuvent en produire une infinité d'autres et même embraser l'univers. Pourtant ce serait toujours à la petite lampe qu'on devrait la première cause de cet embrasement. Comment les belles flammes pourraient-elles se glorifier, sachant cela, d'avoir fait un incendie pareil, puisqu'elles n'ont été allumées que par correspondance avec la petite étincelle ?... 
Il en est de même pour la Communion des Saints. Souvent, sans le savoir, les grâces et les lumières que nous recevons sont dues à une âme cachée, parce que le bon Dieu veut que les Saints se communiquent les uns aux autres la grâce par la prière, afin qu'au Ciel ils s'aiment d'un grand amour, d'un amour bien plus grand encore que celui de la famille, même la famille la plus idéale de la terre. Combien de fois ai-je pensé que je pouvais devoir toutes les grâces que j'ai reçues aux prières d'une âme qui m'aurait demandée au bon Dieu et que je ne connaîtrai qu'au Ciel.
Oui, une toute petite étincelle pourra faire naître de grandes lumières dans toute l'Eglise, comme des docteurs et des martyrs qui seront sans doute bien au dessus d'elle au Ciel ; mais comment pourrait-on penser que leur gloire ne deviendra pas la sienne ?
. . . . . . . . . .
Au Ciel on ne rencontrera pas de regards indifférents, parce que tous les élus reconnaîtront qu'ils se doivent entre eux les grâces qui leur ont mérité la couronne.
(La conversation était trop longue je n'ai pu prendre tout, ni le mot à mot.)