jeudi 19 février 2015

La chasse aux principes inadéquats






Nous remercions un de nos lecteurs qui vient de nous envoyer un article très bien documenté et bien fait des Dominicains d'Avrillé sur les visites de Mgr Schneider et Mgr Brandmüller à la FSSPX.

Un passage de l'article des Dominicains a particulièrement retenu notre attention. Le voici :
Dans Fideliter de janvier/février 2015, M. l’abbé Toulza écrivait pertinemment : La crise ne se résoudra pas par des personnes plus ou moins adéquates si elles ne renoncent à des principes inadéquats. La restauration de la vérité et du bien dans l’Église n’a pas commencé et ne pourra pas se faire sans remettre en cause les principes dont Benoît XVI et François se réclament l’un comme l’autre, quoique d’une façon indéniablement différente.

Oui, cela est bien dit. C'est très beau... Quoiqu'il faudrait voir en quoi Benoît XVI diffère de François... Sur le fond, ils défendent tous les deux les principes maçonniques de liberté religieuse et de faux œcuménisme. Ils ont tous les deux écrit des hérésies (cf. l'étrange théologie de Benoît XVI de Mgr Tissier de Mallerais). Nous trouvons que cette phrase de l'abbé Toulza crée un malaise, étant donné le contexte dans lequel elle est écrite et puis citée par les Dominicains... En effet, nous ne pouvons nous empêcher de penser qu'il faudrait peut-être commencer par examiner nos propres principes avant de vouloir faire la leçon aux autres. C'est avec douleur que nous constatons qu'au sein même de la Résistance, les mauvais principes se multiplient, de même qu'au sein de la Fraternité Saint Pie X. 

Examinons d'abord les mauvais principes de la FSSPX et l'attitude de l'abbé Toulza vis-à-vis de ceux-ci :
L'abbé Toulza ne condamne pas les mauvais principes du Chapitre de 2012, c'est-à-dire la volonté de faire un accord pratique avec des hérétiques (cf. les six conditions en onglet de ce blog). Le Chapitre de 2012 accepte le principe criminel selon lequel nous pourrions nous remettre sous l'autorité d'un pape hérétique comme François. L'abbé Toulza le sait et ne dit rien...  Il reste tranquillement au sein de la FSSPX et a le droit d'écrire dans Fideliter. Il Quel crédit pouvons-nous donc accorder à ses belles paroles ? Pourquoi le Père Pierre-Marie présente-il l'abbé Toulza comme quelqu'un de bien et qui pense correctement, alors que son attitude coupable de soumission envers les mauvais principes de Mgr Fellay dément ses paroles par lesquelles il affirme l'importance des principes ? Que l'abbé Toulza commence donc par se battre lui-même pour les bons principes, avant de faire ce genre de déclaration. Il n'est pas crédible de se présenter comme quelqu'un qui défend les principes quand on a son attitude. Il est dangereux que le Père Pierre-Marie nous le présente comme étant bien.

Les mauvais principes au sein de la Résistance :
Pouvons-nous en conscience envoyer nos lecteurs lire cet article des Dominicains en ne l'accompagnant que de louanges et en occultant le grave différend qui nous sépare du Père Pierre-Marie ? Pouvons-nous présenter comme excellent et sans danger ce site des Dominicains qui s'entête à afficher une déclaration doctrinale si mauvaise, faussement nommée déclaration de fidélité catholique ? Pouvons-nous nous taire sur les idées ambiguës du Père Pierre-Marie, au sujet des rapports que la Résistance pourrait avoir avec Rome ?

Nous ne savons toujours pas si le Père Pierre-Marie a retiré le très mauvais passage de la première mouture de la déclaration de fidélité catholique (condamnant la position de la Résistance de refus de tout accord avec Rome tant qu'elle n'était pas convertie) afin d'éviter les vagues (dans le même esprit que Mgr Fellay a retiré sa déclaration du 15 avril 2012) ou bien s'il a retiré le passage le pire de cette déclaration par conviction, en s'apercevant de son erreur. Le Père Pierre-Marie n'a toujours pas condamné le principe de vouloir faire un accord avec Rome avant qu'elle ne soit entièrement convertie, malgré nos demandes d'éclaircissement et nos supplications... Il a la même attitude que nous condamnons chez Mgr Fellay : une attitude ambiguë. 
[Pour relire la première mouture de cette déclaration inacceptable et notre commentaire, voici le lien.]

Dans la deuxième mouture de sa déclaration, qui est présentée sur son site de façon louangeuse, comme étant vraiment catholique, on voit que le Père Pierre-Marie est toujours prêt à accepter des parties de Vatican II et qu'il refuse de préciser lesquelles. Il se contente d'une déclaration vague demandant au pape de condamner les mauvais textes de Vatican II, mais il ne veut pas, malgré nos demandes, condamner Vatican II en son entier, ce qui est pourtant obligatoire, au vu de Saint Thomas d'Aquin qui enseigne que lorsqu'une doctrine contient une hérésie, tout le reste de cette doctrine ne doit être considéré que comme une opinion personnelle d'un hérétique et non comme vérité de foi. L'unique attitude doctrinale correcte vis-à-vis de Vatican II est de le rejeter en son entier. Il n'y en a pas d'autres. Cela a été développé dans cet article qui explique en détail pourquoi la deuxième mouture de la dite déclaration de fidélité catholique reste mauvaise. 

Rappelons que l'abbé Pivert, de même que les Dominicains d'Avrillé, n'a toujours pas précisé son attitude au sujet des rapports que la Résistance devrait avoir avec Rome et qu'aux dernières nouvelles, il condamne toujours la position de notre blog qui est de refuser tout d'accord pratique avec Rome avant la conversion complète de celle-ci. Dans son mauvais livre ambigu Nos rapports avec Rome, il distingue fallacieusement entre "accord pratique" et "accord purement pratique". Il condamne Mgr Fellay parce que celui-ci serait prêt à faire un "accord purement pratique"... Mais il loue Mgr Lefebvre qui, lui, voulait faire un accord qui n'était pas purement pratique. (cf. chapitre 6 et début du chapitre 7 du livre). Donc pour l'abbé Pivert, on peut être pratique tout en ne l'étant pas, et c'est le meilleur, selon lui. 

Notre position vis-à-vis de Rome est, sur ce point précis, celle du sspx marian corps, du Père Bruno, de l'abbé Rioult, de l'abbé Faure, de l'abbé Trincado et de l'abbé Girouard. C'est probablement aussi celle de l'abbé Pinaud et d'autres prêtres dont nous n'avons pas assez d'écrits ou de sermons récents. Ils se taisent trop. Nous voudrions que les prêtres qui ont les idées claires sur ce point fassent rayonner davantage leur prédication pour les âmes. Nous avons besoin d'apôtres aussi spirituels que clairs doctrinalement. 

La position de notre blog et de ces prêtres est considérée par l'abbé Pivert comme étant sédévacantisante. Mais il est plus commode pour lui de commencer par s'attaquer à notre blog que de s'attaquer à ses confrères. Donc pour l'instant, il ne s'attaque qu'à nous. Pour l'abbé Pivert, il faut faire un accord qui n'est pas purement pratique mais un petit peu quand même. Il se retranche derrière Mgr Lefebvre et il a raison : c'était aussi l'esprit de Mgr Lefebvre. Selon l'abbé Pivert, on peut et on doit faire un accord avec Rome avant qu'elle ne soit convertie si celle-ci nous laisse les moyens de prêcher le règne Christ-Roi et si elle nous laisse notre serment anti-moderniste.  (cf. cet article). 

Notons que le sspx marian corps ainsi que tous les prêtres cités ci-dessus refusent pour l'instant de convenir qu'il y a un problème dans la Résistance. Ils disent que nous exagérons et refusent de considérer les écrits. Ils refusent de condamner l'abbé Pivert et Avrillé, car ce serait non seulement se fâcher avec eux, mais ce serait aussi condamner également Mgr Lefebvre sur lequel ils ont trop basé leur combat. Ils n'arrivent pas à se résigner à constater que Mgr Lefebvre n'était pas clair sur ce point. Ils refusent de regarder en face les citations que nous leur avons fournies.(1)

Le Père Pierre-Marie ayant refusé de réaffirmer le principe selon lequel nous ne devions pas faire d'accord avec Rome avant sa conversion complète, nous craignons fort qu'il n'ait la même conception que l'abbé Pivert. Donc nous conseillons à nos lecteurs d'aller lire son article, mais en même temps, nous devons bien garder à l'esprit tous ces problèmes graves... Si nos lecteurs en ont l'occasion, ils pourraient aller demander au Père Pierre-Marie et à l'abbé Pivert de préciser tous les deux leur position au sujet de l'accord avec Rome. Ces deux prêtres ayant tenu à plusieurs reprises des propos ambigus, nous proposons à nos lecteurs de leur demander s'ils seraient d'accord pour signer la proposition suivante, rédigée telle quelle, sans en changer un seul mot  :

Je refuserai toujours tout accord de quelque nature que ce soit avec les autorités romaines tant que celles-ci ne seront pas parfaitement et entièrement converties en paroles et en actes.

Si le Père Pierre-Marie et l'abbé Pivert acceptaient d'écrire cela publiquement, cela apporterait un grand bol d'air frais à la Résistance française. Tant qu'ils refuseront, nous les considérerons comme dangereux, nous nous méfierons d'eux et nous continuerons à mettre en garde contre eux les fidèles de la Résistance.

Note :

(1) Pour éviter la dispersion, nous nous en tenons là pour le moment sur Mgr Lefebvre. Mais il est prévu que lorsque nous aurons fini notre étude en cours, nous referons un article plus complet avec toutes les citations de Mgr Lefebvre concernant l'accord avec Rome. Ceux qui ne veulent pas attendre peuvent aller consulter les textes de Mgr Lefebvre publiés sur notre blog en février 2014.

On peut lire tout ce qui a été écrit par Mgr Lefebvre en mai 1988 et juin 1988. Exemples :

Lettre du 6 mai au cardinal Ratzinger :

"Hier, c’est avec une réelle satisfaction que j’ai apposé ma signature au protocole élaboré les jours précédents. Mais, vous avez vous-même constaté une profonde déception à la lecture de la lettre que vous m’avez remise m’apportant la réponse du Saint-Père au sujet de la consécration épiscopale."


conférence de presse du 15 juin 1988 :
 "Au cours d’une seconde réunion, cette fois avec le cardinal Ratzinger et moi-même et avec les différents théologiens, canonistes, qui avaient déjà discuté entre eux, nous sommes arrivés à une conclusion, sur le papier, acceptable. Le cardinal Ratzinger a d’abord signé ; moi j’ai signé le 5 mai à Albano. Le protocole était donc signé.)."

On peut également relire l'article en onglet, comportant l'extrait de la conférence de Flavigny de décembre 88 et du Fideliter de juillet 1989, ainsi qu'un de nos articles de réponse à un lecteur, citant un passage peu connu du Fideliter 66.

mardi 17 février 2015

Prières extraites du carnet de notes intimes de Sainte Bernadette




Ma bonne Mère, donnez-moi un cœur tout brûlant pour Jésus.

Ma bonne Mère, ayez pitié de moi; je me donne toute entière à vous, afin que vous me donniez à votre cher Fils que je veux aimer de tout mon cœur.

Je retourne à vous, o Père de miséricorde! Recevez-moi, o Dieu de toute consolation! Soutenez-moi de votre grâce, et faites que tant de douleurs et tant d'amour ne me soient point inutiles.

Croix de mon Sauveur, croix sainte, croix adorable, en vous seule je mets ma force, mon espérance et ma joie. Vous êtes l'arbre de vie, l'échelle mystérieuse qui unit la terre au ciel, et l'autel sur lequel je veux me sacrifier en mourant avec Jésus.


Mon Jésus, cachez-moi dans votre Sacré Coeur. C'est ici dans le Coeur de Jésus que je veux apprendre à souffrir et aimer. C'est dans le Coeur de Jésus que je trouverai la douceur et la patience dans la désolation, c'est dans le Coeur de Jésus que je trouverai la vraie consolation.


L'Eucharistie pour l'âme tourmenté est un bain de lumière et d'amour. C'est alors qu'elle goûte cette parole : « Venez, vous qui étes malades, je vous referai.. »

O ma Mère...et que mon coeur, perdu dans le votre, n'ait plus d'autre mouvement, d'autre vouloir, d'autre amour que le bon plaisir de mon divin Maitre...

Jésus est mon modèle. Jésus est ma force. Jésus est ma vraie consolation.

Jésus doit régner dans mon coeur ; dans mon esprit ; dans ma volonté, enfin dans mon âme toute entière.

Courage, mon enfant, tu as trouvé la Perle précieuse qui achète le Royaume des Cieux. Aimer toujours ce que Dieu veut... Le vouloir toujours...le Désirer toujours, le Faire toujours ... C'est le grand secret de la perfection, la clé du Paradis, l'avant-goût de la paix des saints !..

O mon Jésus, soyez ma force et ma vertu !

O Marie, gardez Jésus dans mon coeur.

Ma couronne, au ciel, doit être étincelante d'innocence, et les fleurs brillantes comme le soleil. Les sacrifices sont les fleurs que Jésus et Marie ont choisies.


Le coeur de Jésus, avec ses trésors, est mon partage ; j'y vivrai, j'y mourrai en paix au milieu des souffrances.


Mon Jésus, mettez tant d'amour dans mon coeur, qu'un beau jour il se brise pour aller à vous. Vous le savez, mon Jésus, je vous place comme un cachet sur mon coeur, restez-y toujours.

Mon âme, réjouissez-vous d'avoir un trait de ressemblance avec Jésus, rester cachée dans l'impuissance !..

Jésus, c'est pour moi l'honneur, le charme, le coeur, l'esprit, celui que j'aime, ce que j'aime, la patrie, déjà le ciel. Mon trésor, mon amour, Jésus, et Jésus crucifié seul fait mon bonheur.

J'ai espéré en vous, Seigneur. Soyez ma maison de refuge, car vous étes ma force... Vous me rachetez, Seigneur, Dieu de Vérité.

Je n'était rien, et de ce rien, Jésus en a fait une grande chose. Oui, puisque je suis en quelque sorte un Dieu par la sainte communion ; Jésus me donne son coeur, je suis donc coeur à coeur avec Jésus, épouse de Jésus, amie de Jésus, c'est-à-dire un autre Jésus.

O très Aimable Jésus, c'est vers vous que montent les soupirs de mon coeur.

L'amour triomphe, l'amour jouit. L'amour du saint Coeur réjouit.

Divin Coeur de mon Jésus, donnez-moi pour partage de vous aimer toujours et toujours davantage.

O Ma Mère, offrez-moi à Jésus. O ma Mère, prenez mon coeur et enfoncez-le dans le coeur de mon Jésus.

Marie, ma tendre Mère, voici votre enfant qui n'en peut plus; voyez mes besoin et surtout mes détresses spirituelles; ayez pitié de moi, faites que je sois un jour au Ciel avec Vous.

O Jésus, je ne sens plus ma croix quand je songe à la votre...

Je ne vivrai pas un instant que je ne le passe en aimant.

Celui qui aime fait tout sans peine, ou bien sa peine, il l'aime.

O Jésus, donnez-moi, je vous prie, le pain de l'humilité, le pain d'obéissance, le pain de charité, le pain de force pour rompre ma volonté et la fondre à la votre, le pain de mortification intérieure, le pain de détachement des créatures, le pain de patience pour supporter les peines que mon coeur souffre. O Jésus, vous me voulez crucifiée, fiat, le pain de force pour bien souffrir, le pain de ne voir que vous seul en tout et toujours, Jésus, Marie, la Croix, je ne veux d'autre amis que ceux-là. 

Textes tirés de "Carnet de notes intimes" de Bernadette Soubirous.

dimanche 15 février 2015

carnets jaunes - sainte Thérèse de l'Enfant Jésus



8 août

1 Je lui disais que je ferais valoir ses vertus plus tard : 

C'est le bon Dieu tout seul qu'il faut faire valoir, car il n'y a rien à faire valoir dans mon petit néant.


2 Elle regardait le ciel par la fenêtre de l'infirmerie et Sr Marie du Sacré Coeur lui dit : « Comme vous regardez le ciel avec amour ! » A ce moment elle était plus fatiguée et ne répondit que par un sourire. Plus tard elle me confia ce qu'elle avait pensé. 

Ah ! elle croit que je regarde le firmament en pensant au vrai Ciel ! Mais non, c'est tout simplement parce que j'admire le ciel matériel ; l'autre m'est de plus en plus fermé. Puis aussitôt je me suis dit avec une grande douceur : Oh ! mais si, c'est bien par amour que je regarde le ciel, oui, c'est par amour pour le bon Dieu, puisque tout ce que je fais, les mouvements, les regards, tout, depuis mon offrande, c'est par amour.

3 J'ai pensé aujourd'hui à ma vie passée, à l'acte de courage que j'avais fait autrefois à Noël, et la louange adressée à Judith m'est revenue à la mémoire : « Vous avez agi avec un courage viril et votre coeur s'est fortifié. » Bien des âmes disent : Mais je n'ai pas la force d'accomplir tel sacrifice. Qu'elles fassent donc ce que j'ai fait : un grand effort. Le bon Dieu ne refuse jamais cette première grâce qui donne le courage d'agir ; après cela le coeur se fortifie et l'on va de victoire en victoire. 


4 Si Notre Seigneur et la Sainte Vierge n'étaient pas allés eux-mêmes à des festins, jamais je n'aurais compris l'usage d'inviter ses amis pour des repas. Il me semblait que pour se nourrir on aurait dû se cacher ou du moins rester en famille. S'inviter, oui, mais seulement pour se parler, se raconter des voyages, des souvenirs, enfin pour des choses de l'esprit. 

J'ai eu grand'pitié des personnes qui servaient dans les grands dîners. Si, par malheur, il leur arrivait de laisser tomber quelques gouttes sur la nappe ou sur l'un des convives, je voyais la maîtresse de maison les regarder sévèrement, alors ces pauvres gens rougissaient de honte, et je me disais, toute révoltée intérieurement : Oh ! comme cette différence qui existe ici-bas entre les maîtres et les serviteurs prouve bien qu'il y a un ciel où chacun sera placé selon son mérite intérieur, où tous seront assis au festin du Père de famille. Mais alors quel Serviteur sera le nôtre, puisque Jésus a dit « qu'il irait et viendrait pour nous servir » ! Ce sera le moment pour les pauvres et les petits surtout, d'être récompensés amplement de leurs humiliations.

jeudi 12 février 2015

Humilité - Sainte Communion - Pouvoir de la Sainte Face


Le lendemain, comme elle priait pour celles qui s'approchaient de la sainte communion d'après ses avis, malgré l'absence du confesseur, le Seigneur parut les revêtir d'une robe éclatante de blancheur qui  symbolisait sa pureté divine. Cette robe était ornée de pierres précieuses ayant la forme et le parfum des violettes, pour marquer l'humilité que ces âmes avaient montrée en suivant le conseil de celle-ci. Elles reçurent ensuite un vêtement rose parsemé de fleurs d'or, pour figurer la Passion que le Seigneur a subie pour notre amour et qui procure à tout homme le mérite d'une digne préparation. Le Seigneur dit : « Que l'on place pour elles des sièges auprès de moi, et toutes les créatures sauront que ces âmes occupent les premières places, non par hasard, mais de par ma volonté. Car de toute éternité il a été prévu qu'elles recevraient aujourd'hui. en vertu de leur humilité et par ton intervention, les dons les plus précieux. » Les personnes qui, n'ayant pu se confesser, s'approchaient aussi de la communion, non pour suivre les conseils de celle-ci, mais parce que la grâce de Dieu et la confiance en sa bonté les y engageaient, recevaient seulement un vêtement rose parsemé de fleurs d'or, mais elles s'asseyaient aussi à table avec le Seigneur. Celles qui s'étaient abstenues de la communion, avec humilité et tristesse, se tenaient debout devant la table, et goûtaient cependant encore de grandes délices.

Ensuite le très doux Seigneur, entraîné par sa bonté naturelle, leva sa main sacrée pour bénir, en disant : «Tous ceux qui, attirés par le désir de mon amour, garderont le souvenir de la vision de ma face, recevront par la vertu de mon Humanité l'impression vivante et lumineuse de ma Divinité. Cette lumière éclairera toujours les profondeurs de leur âme, et dans la gloire éternelle la Cour céleste admirera sur leurs traits plus de ressemblance avec ma divine face. »

lundi 9 février 2015

Letter from Padre Pio to Raffaelina Cerase




Divers contretemps nous ayant fait prendre du retard pour notre étude en préparation, nous publierons de temps en temps un texte spirituel en attendant.

From the book : Letters II
Editions Padre Pio da Pietrelcina
Our Lady of Grace Friary
71013 San Giovanni Rotondo (FG) Italy

p. 295 - 296, letter 42:

Pietrelcina, 22 December 1914

Renewed Christmas greetings. The beautiful virtue of charity. Requests.

J.M.J.D.F.C

Little bride of Jesus,

  May the grace and peace of the heavenly Father be with you always and make you more holy.
  Here I am once more with greetings for the feasts of the holy Child along with your entire most precious family. May the Lord and the most holy Virgin make you ever more worthy of eternal glory. With this faith and this desire I want you all to be very happy during the feastdays of the most holy Nativity of the Child Jesus and I earnestly hope you may repeat this celebration during the longest possible life, growing all the time in charity, which is the queen and the mother of all the virtues. 
  Oh, how sublime is the beautiful virtue of charity which the son of God has brought us! All must have it at heart, but more so still those who aim at holiness. Without any merit on your part, the Lord has called you; and even though I see you far advanced on the way of charity, I never cease to insist that you continue to advance along this path.
  The Child Jesus is offering you a new chance to practise this virtue. Do you know who it is that I mean to mention to you? It is that poor child, the seamstress who has lost her mother and to whom you will be so kind as to forward the enclosed envelope (1). I am well aware of the affection you have shown her already and I want to tell you how very pleased I am on this account. May Jesus reward you abundantly. Continue to show her charity so that she may feel as little as possible the loss of her mother. I want you to take on the noble task of counsellor and mother to her, a twofold office that I trust you will fulfil well and very scrupulously. Let me tell you that you  have to deal with a simple soul, a good soul who is very dear to the divine Master. You must be, in a word, her protecting angel.
  This is sufficient about the matter for the present. More about it at a more suitable time.
   All my love to every one of you in Christ Jesus.

Fra Pio (2).

(1) He is refferring to Annita, of Foggia.
(2) For lack of space, his signature has been written at the top right-hand corner of the first sheet.



jeudi 5 février 2015

Des nouvelles de l'abbé Ruiz : il a besoin d'aide




M. l'abbé Ruiz avait besoin en janvier d'environ 51.000 € pour l'achat de son prieuré de Mexico. Il vient de nous écrire qu'il a  pu réunir environ 15%(10 000 euros environ) seulement, pour l'achat de la maison. Il a essayé de négocier avec le propriétaire de lui donner déjà cette somme puis de lui donner au fur et  à mesure le reste, en lui payant un loyer plus élevé. Il attend sa réponse qui ne devrait pas tarder. Il aimerait bien que nous l'aidions à réunir cette somme car le Mexique est un pays pauvre.

Afin d'éviter les tracasseries administratives, l'abbé Ruiz aimerait si possible que nous envoyions de préférence les dons que nous voudrions lui faire sur son compte mexicain dont voici les références :

Hugo Ruiz Vallejo
BANCOMER 0074 0097 76 2955 6972 63 
Code "ABA" ou "SWIFT": BCM RMX MMP YM

S'il manquait des références ou si cela était trop compliqué pour les donateurs, ils peuvent toujours envoyer les dons sur le compte français de l'abbé Ruiz :

Références du compte en France

RIB: BNP PARB EVIAN LES BAINS 00448 - Code banque : 30004 Guichet : 00269 - Compte : 00000077830 - Clé RIB : 82
BIC (ou swift code) : BNPAFRPPANC 
IBAN : FR76 3000 4002 6900 0000 7783 082