vendredi 28 février 2014

DÉCLARATION HISTORIQUE DU 19 OCTOBRE 2013 DE M. L’ABBÉ PINAUD

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Des faits scandaleux à connaître pour bien savoir qui sont ceux qui tiennent le pouvoir, dans la Fraternité Saint Pie X. La démonstration de ce texte sur la sédition est extraordinaire. Elle a des conséquences pratiques dont nous reparlerons. A lire attentivement, à méditer, à diffuser largement.

Grâce à l’audace d’un jeune avocat s’appelant Jean-Marie Le Pen, la France a pu entendre des extraits de l’enregistrement de la Déclaration historique du 2 février 1963 du colonel Jean-Bastien Thiry lors de son procès politico-gaulliste.
De même, grâce à l’aide d’un fidèle et d’un prêtre, un micro introduit dans les lieux a pu enregistrer un moment historique du procès politico-fellaysien de M. l’abbé Pinaud. Le site lasapinière.info est heureux de pouvoir vous le faire partager.
Il s’agit de la Déclaration finale de M. l’abbé Pinaud devant ses juges, le samedi 19 octobre 2013 à 14 h à Schlieren (Suisse). Le son n’est pas toujours parfait mais le tout est parfaitement audible. Le texte de cette Déclaration se trouve dans le livre de M. l’abbé Pivert : Quel droit pour la Tradition catholique ? Actes des procès des abbés Salenave et Pinaud. Malgré ses huit mois de suspension de ministère sacerdotal, d’exil et d’épreuves, la voix de M. l’abbé Pinaud est forte et maître d’elle-même.
La lettre à Mgr Fellay du 28 février 2013 avait déjà démasqué la forfaiture humaine et doctrinale de Mgr Fellay. La Déclaration finale de M. l’abbé Pinaud, elle, la prouve. Il convenait donc en ce jour anniversaire de lier ces deux documents tragiques mais aussi historiques.



« Messieurs les membres du tribunal,
Le 30 septembre 2013, j’ai reçu une Réponse à ma Défense et je voudrais y apporter les remarques suivantes :
– Plusieurs questions de ma Défense demeurent toujours sans réponse, notamment, celle, importante, qui concerne les critères de choix du juge.
On constate habituellement que les tribunaux d’exception ne jugent pas selon le droit contre le crime, mais selon la raison d’État contre la rébellion. Nul n’ignore que le tribunal devant lequel je comparais a été fabriqué pour l’occasion. Quelles sont les garanties de son impartialité ?
– Je constate encore que la lettre non signée du 26 septembre 2013 qui me convoque à cette comparution, m’annonce la réunion de trois juges. Mais à plusieurs reprises la Réponse à ma Défense s’en remet à la décision du juge. Y a-t-il trois juges ou un seul juge ?
Le fonctionnement de ce tribunal me paraît également déconcertant. En effet, n’est-ce pas une situation psychologique difficile, et qui favorise l’arbitraire, qu’une même personne, M. l’abbé Quilton, assume la rédaction de l’acte d’accusation puis le rôle de juge ? Cette raison, à elle seule, rend le nouveau code inapplicable en matière de procédure pénale, surtout quand il n’y a pas les garanties offertes par le recours à la juridiction supérieure.
Après ces remarques importantes, je voudrais apporter les précisions suivantes :

I. En ce qui concerne ma participation au site lasapinière :
Je maintiens les termes de ma Défense et nie catégoriquement la moindre participation à ce site comme à tout autre.
Vouloir m’accuser d’une prétendue participation au site lasapinère en raison de la correction « de quelques fautes orthographiques inadmissibles » révélée par la violation d’un message privé adressé à M. l’abbé Rioult, c’est ne pas tenir compte de la désapprobation que j’exprime, dans ce même message, sur le possible mode de diffusion de cette lettre à Mgr Fellay du 28 février 2013.
L’accusateur estime que cette phrase est ‘probablement’ ironique, mais il ne peut en faire la preuve. Il est donc injuste de me reprocher cette diffusion, d’autant que le témoignage de M. l’abbé Rioult sur ce point est clair et précis.

II. À propos de la lettre à Mgr Fellay du 28 février 2013 :
Je maintiens les termes de ma Défense :
« Je n’ai nullement inspiré le projet de cette lettre à Mgr Fellay du 28 février 2013. Je ne l’ai pas rédigée, je ne l’ai pas diffusée et je puis ajouter que je ne l’aurais pas rédigée ni diffusée, si celui qui en a pris l’initiative ne l’avait pas prise. »
Sur ce point aussi, le témoignage de M. l’abbé Rioult ne peut être plus clair et plus précis.
Le message adressé à M. l’abbé Rioult qui dit : « Il me semble pouvoir dire que ce document est nettement meilleur que le précédent parce que plus précis et plus méchant… finalement je ne vois pas de modification à apporter » est un jugement privé exprimé dans un courrier privé. Qu’est-ce donc si ce n’est une opinion privée ?
Si « votre tribunal ne juge pas des opinions privées des confrères… », je vous prie d’en tirer les conséquences. Et si les jugements portés à l’encontre des Supérieurs par la Plaidoirie en la cause « ne relèvent pas directement de ce procès », je me demande bien ce que juge ce procès. Je ne peux pas croire, en effet, que la non-rédaction et la non-diffusion de « quelques fautes d’orthographe inadmissibles » nécessitent huit mois d’attente pour être jugé.
Huit mois de suspension de ministère sacerdotal pour la correction de « quelques fautes d’orthographe inadmissibles » !
Car je nie cette coopération immédiate qui m’est reprochée par l’accusation. Un correcteur, en effet, n’est jamais considéré comme un co-auteur. Un correcteur n’a aucun droit d’auteur, il n’a aucun des droits de l’auteur. C’est l’auteur et éventuellement son éditeur qui assument la responsabilité, jamais un correcteur. Il s’agit donc bien ici d’une coopération éloignée seulement, car l’orthographe est secondaire par rapport à l’expression de la pensée. J’ai évoqué dans ma Défense une coopération matérielle insignifiante, parce que l’orthographe n’est pas indispensable à l’expression d’une idée qui, elle, est le formel de la rédaction d’un document.
L’accusation invoque une analogie entre la coopération et le péché matériel ou formel pour nier que la correction de quelques fautes d’orthographe soit une insignifiante participation matérielle. C’est confondre le for interne et le for externe, et faire de ce tribunal un confessionnal. L’analogie employée par la Défense est à comprendre tout simplement en lien avec les principes de la nature, et non avec le péché. L’orthographe est à la pensée exprimée par les mots ce que la matière est à la forme dans les êtres naturels.
Ainsi, le principe que la sédition est soit l’acte, soit sa préparation vaut bien en morale, mais il ne vaut pas sur le plan pénal. Le canon 2344 du code de 1917 parle bien d’actes, et même d’actes publics, et non de leur préparation. Il n’y a pas de délit à préparer une sédition, mais seulement à la commettre[1].

III. Au sujet des passages de courriers privés publiés sur Internet :
D’abord je rappelle que je suis interdit d’accès à internet depuis le 10 mars 2013. Ensuite, l’acte d’accusation ne s’appuie sur aucune preuve lorsqu’il affirme que je pouvais prévoir sans peine que la lettre du 10 juin allait être publiée. Et il est faux d’affirmer dans votre dernière réponse que je n’ai pas abordé le fait de leur publication.
Je maintiens les termes de ma Défense : « Leur parution sur Internet est totalement indépendante de ma volonté et je ne suis nullement responsable de l’interprétation et des modifications qui ont pu être apportées au texte initial. Je n’assume aucune responsabilité quant à leur publication sur Internet, dont je n’ai été informé à aucun moment. »
Enfin, affirmer que la publication de la seconde lettre est volontaire in causa manifeste de nouveau cette confusion entre le for interne et le for externe. On voit très bien comment le péché peut être volontaire in causa, mais on voit mal comment le délit pourrait l’être. Ici, l’action de publier un courrier n’est éventuellement un délit que pour celui qui le publie.

IV. En ce qui concerne la légitimité des preuves :
Il est normal que la légitimité des preuves occupe une place importante dans ce procès, puisque ces preuves ont été obtenues par des actes répréhensibles et immoraux.
Pourquoi la Réponse à ma Défense me prête-t-elle des intentions malveillantes lorsqu’elle affirme que je « mêle habilement deux événements distincts » ? Ces événements ne sont pas « mêlés habilement » par la Défense, mais par les faits eux-mêmes : il s’agit d’actions qui semblent avoir été commises par la même personne, à partir des mêmes moyens.
Ma Défense a bien distingué ces deux moyens utilisés :
- l’usurpation de mon identité et les faux et usage de faux qui en ont été faits.
- le piratage de la messagerie de M. l’abbé Rioult.
Il conviendrait encore, pour être complet, de mentionner l’usurpation de l’identité de M. l’abbé Rioult. Une usurpation gratuite, puisqu’elle semble ne pas avoir été utilisée pour créer des faux et en user. Mais cette usurpation est un fait absolument certain.
Je comprends bien que l’usurpation de mon identité, et les faux et usage de faux qui ont été commis à partir de cette identité usurpée, ne sont pas retenus, puisque d’une part ils n’ont rien révélé à charge et que d’autre part ils restent moralement condamnables. Mais les faits sont là, malheureusement.
Comment ne pas s’étonner de la légèreté de la Réponse apportée à ma Défense sur l’illégitimité de l’usurpation d’identité :
« L’acte d’accusation a exposé les motifs pour lesquels il renonce à cette seconde source d’information, il n’y a donc pas lieu d’y revenir. »
Que l’accusateur ne souhaite pas y revenir, cela peut se comprendre pour lui, car c’est un fait extrêmement grave. Mais la victime, elle, comment doit-elle réagir à ces violations ? Comment puis-je accepter comme membre de ce tribunal un accusateur, de surcroît professeur de théologie morale, qui prétend défendre la moralité d’une telle action évidemment immorale ? Comment un juge qui accepte cette action immorale peut-il représenter une autorité qui reconnaît elle-même qu’elle a commis de tels délits ?
Une telle complicité discrédite complètement votre tribunal.
Le 30 août 2013, M. l’abbé Thouvenot, Secrétaire Général de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, n’a pas hésité à affirmer à M. […], l’un des laïcs abusés par les faux de M. l’abbé Wailliez, que ces actes étaient conformes à la morale catholique. L’action de ceux qui sont impliqués dans cette affaire est autrement plus grave que les faits qui me sont reprochés. C’est une honte et un scandale.

V. Au sujet de l’accusation de sédition :
L’accusation justifie moralement la violation de la correspondance privée de M. l’abbé Rioult, au titre de la lutte contre la sédition. Mais cette sédition n’est pas prouvée par l’accusation, elle est seulement réputée évidente.
Par exemple, lorsque la légitimité des preuves est exposée, c’est sur la base que « l’abbé Rioult apparaîtra pour un séditieux avéré ». Ou encore, l’accusateur affirme que « la prétendue lettre des trente-sept ne porte pas sur la doctrine et la foi, mais est purement polémique ». C’est un peu rapidement affirmé. Soit la sédition est avérée, soit elle ne l’est pas.
Si elle est avérée, par quel jugement ? S’il n’y a pas de jugement, alors comment affirmer que l’accusation n’est pas déjà un jugement, puisqu’elle tranche sans examen la question dont tout dépend ? Si la sédition n’est pas avérée, comment se dispenser de juger du fond, en examinant les motifs qui ont poussé M. l’abbé Rioult à agir ?
Il faut en effet, au préalable, définir ce qu’est la sédition, pour que cette affirmation de ‘lutte contre la sédition’ puisse être recevable.
Qu’est-ce que la sédition ? Qui peut être qualifié de séditieux ? Si j’ai bien compris le corpus de l’article 2 de la question 42 de la II-II :
Être séditieux, c’est porter atteinte à l’unité en ne respectant pas le droit et le bien commun.[2]
Qui a porté atteinte à l’unité de la Fraternité ? Quelles sont ces actions qui ont dressé une partie de la Fraternité contre l’autre ?
Dès octobre 2011 Mgr de Galarreta écrivait :
« Pour le bien de la Fraternité et de la Tradition, il faut refermer au plus vite la ‘boîte de Pandore’, afin d’éviter le discrédit et la démolition de l’autorité, des contestations, des discordes et des divisions, peut-être sans retour. »
Mgr Fellay a reconnu lui-même que son action risquait de diviser la Fraternité, puisqu’il confiait à CNS le 12 mai 2012 : « Je ne peux pas exclure qu’il pourrait y avoir une scission. »[3]
Qui a porté atteinte à l’unité de la Fraternité en ne respectant pas son droit ? Ce droit avait été défini par le Chapitre de 2006 qui déclarait :
« En effet, les contacts qu’elle entretient épisodiquement avec les autorités romaines ont pour seul but de les aider à se réapproprier la Tradition que l’Église ne peut renier sans perdre son identité, et non la recherche d’un avantage pour elle-même, ou d’arriver à un impossible ‘accord’ purement pratique. »[4]
Mgr Fellay reconnaîtra lui-même dans une conférence de juin 2012 à Écône : « Si c’est le Chapitre qui traite, c’est une loi qui vaut jusqu’au prochain Chapitre. »
La précision apportée par le Conseil Général dans sa réponse à la lettre des trois évêques (14 avril 2012) : « Qu’il soit noté au passage que nous n’avons pas cherché un accord pratique. Cela est faux. Nous n’avons pas refusé a priori, comme vous le demandez, de considérer l’offre du pape », n’exonère pas d’une désobéissance au Chapitre de 2006, parce que ce Chapitre déclarait « impossible un accord purement pratique ».
Les rapports doctrinaux ayant abouti à un échec, reconnu de part et d’autre, les prescriptions du Chapitre de 2006 ne permettaient pas de succomber à l’offre du pape. L’unité de la Fraternité a été détruite parce que son droit exprimé par le Chapitre de 2006 n’a pas été respecté.
Qui a porté atteinte au bien commun de la Fraternité ? Sinon son Supérieur Général et ses Assistants Généraux, lorsqu’ils écrivent :
« Pour le bien commun de la Fraternité, nous préférerions de loin la solution actuelle de statu quo intermédiaire, mais manifestement, Rome ne le tolère plus. »[5]
Mgr Lefebvre nous a dit :
« Ce qui nous intéresse d´abord c’est de maintenir la foi catholique. C’est cela notre combat. Alors la question canonique, purement extérieure, publique dans l’Église est secondaire. Ce qui est important c’est de rester dans l’Église… dans l’Église, c’est-à-dire dans la foi catholique de toujours et dans le vrai sacerdoce, et dans la véritable Messe, et dans les véritables sacrements, dans le catéchisme de toujours, avec la Bible de toujours. C’est cela qui nous intéresse. C’est cela qui est l’Église. D’être reconnu publiquement, cela c’est secondaire. Alors il ne faut pas rechercher ce qui est secondaire en perdant ce qui est primaire, ce qui est le premier objet de notre combat ! »[6]
« Le lien officiel à la Rome moderniste n’est rien à côté de la préservation de la foi ! »[7]
Le bien commun de la Fraternité a encore été gravement malmené par les nombreux exemples d’ambiguïtés et de double langage, qui discréditent l’autorité. Au sujet de ce double langage, un confrère m’écrivait le 27 avril 2013 : « J’approuve cette lettre des 37 du fond du cœur et je pourrais encore y ajouter d’autres griefs de double langage. » J’ai rapporté dans ma Défense ces paroles du deuxième Assistant Général : « Le seul problème dans la Fraternité, c’est Mgr Fellay, avec son discours ad intra et son discours ad extra. »
« Constater qu’on vous ment, écrivait Hélie de Saint-Marc, est l’une des expériences les plus cruelles pour un subordonné. »
Est-il vrai que la lettre que Mgr Fellay a envoyée au cardinal Hoyos le 15 décembre 2008 est différente de ce qu’il a ensuite fait connaître à la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X ?[8]
La sédition est là, dans cette atteinte à l’unité de la Fraternité par le non-respect de son droit et de son bien commun le plus précieux. Saint Thomas affirme que :
« Le péché de sédition appartient d’abord et à titre de principe à ceux qui excitent la sédition. » II-II q. 42 a. 2 c.
Et la réponse à la troisième objection, qui définit le régime tyrannique comme étant : « Celui qui n’est pas juste, parce qu’il ne tend pas au bien commun… », précise que « c’est davantage le tyran qui est séditieux. »[9]
En l’occurrence, la sédition, plutôt que d’être le fait de celui qui pointe le danger du doigt, elle est le fait de ceux qui ont promu injustement ces nouvelles lignes de conduite de notre Fraternité. A savoir :
a) Le non-respect des prescriptions du Chapitre de 2006.
b) L’abandon du bien commun de la Fraternité sous la pression romaine, tel qu’il est exprimé par la lettre du 14 avril 2012 du Conseil Général de la Fraternité aux trois évêques.
c) La Déclaration du 15 avril 2012, tenue cachée pendant un an aux membres de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, et toujours officiellement non publiée à l’usage de ses fidèles.
Voilà toutes les raisons qui ont détruit l’unité de la Fraternité en portant atteinte à son bien commun et à son droit exprimé par le Chapitre de 2006.
C’est là, et nulle part ailleurs, qu’il faut chercher l’entreprise séditieuse.[10]
« Être séditieux, c’est porter atteinte à l’unité en ne respectant pas le droit et le bien commun », enseigne saint Thomas, et c’est seulement maintenant que peut être cité le passage suivant de ce même article de la question 42 de la II II :
« Quant à ceux qui défendent le bien commun en leur résistant, ils ne doivent pas être appelés séditieux. »[11]
Cette même citation réfute encore l’inacceptable affirmation de l’Acte d’accusation (Chap. 5, § 3) qui prétend que :
« Ce péril pour la foi, quand bien même il aurait été réel, ne permettait pas d’inciter les sujets à la rébellion ».
Par quels arguments l’attitude du fondateur de notre Fraternité pourrait-elle alors désormais être justifiée ?
Et ne me dites pas que vous vous déclarez incompétents sur ce sujet. Car alors vous seriez incapables de déclarer quels sont les actes de sédition. Si vous vous reconnaissiez incompétents pour apprécier la cause des actes incriminés, ce procès ne serait rien d’autre qu’un dialogue de sourds comme tous les procès politiques. Dans ce cas, pour échapper au jugement de l’Histoire, il ne vous resterait pas d’autre alternative que de démissionner pour refuser le rôle d’exécutants d’une vaste mise en scène théâtrale de faux-semblant juridique.
L’application de la loi dont vous avez accepté d’être les serviteurs ne peut pas ignorer la foi, et vous ne pourrez espérer refaire notre unité que dans la vérité.
Ceci implique de revenir explicitement sur des fautes contre la vérité comme celle de laisser entendre dans Cor Unum N° 104 que le paragraphe III-7 de la Déclaration doctrinale du 15 avril 2012 correspond au paragraphe équivalent du Protocole de 1988, sans préciser que le mot « légitimement » a été ajouté en 2012 !
Affirmer que ce mot « légitimement » exprime la pensée de Mgr Lefebvre (« comme Mgr Lefebvre en 1988 »), c’est porter gravement atteinte à son honneur.[12]
En raison des nombreuses concessions qu’elle fait au Concile et aux réformes conciliaires inacceptables, à elle seule, la Déclaration doctrinale du 15 avril 2012 constitue un péril pour la foi qui légitime la révolte, car cette Déclaration doctrinale n’est pas « un texte minimaliste », comme l’écrit Mgr Fellay dans l’éditorial de Cor Unum N° 102.
Bien au contraire, comme l’a démontré M. l’abbé de Jorna pendant le Chapitre de juillet 2012 :
« Cette déclaration est profondément ambiguë et pèche par omission contre la dénonciation claire et nette des principales erreurs qui sévissent encore à l’intérieur de l’Église et détruisent la foi des fidèles. Cette déclaration, telle qu’elle se présente, laisse supposer que nous accepterions le présupposé de « l’herméneutique de la continuité ». Un tel document, principe d’un accord, rendrait celui-ci dès son départ équivoque et favoriserait toutes les dérives subséquentes. »
Vouloir juger la non-diffusion de « quelques fautes d’orthographe inadmissibles » et refuser d’examiner le problème de fond reviendrait à filtrer le moucheron et à avaler le chameau.
En conclusion, permettez-moi de vous dire, Messieurs les membres de ce tribunal, que si vous reconnaissez et acceptez le contenu de cette Déclaration doctrinale du 15 avril 2012, vous participez, vous-mêmes, à cette entreprise séditieuse qui nuit gravement à la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, et en conséquence, si c’était le cas, je ne pourrais, en conscience, vous reconnaître aucune compétence pour me juger, parce que je suis membre d’une société qui refuse les réformes conciliaires, la légitimité de la promulgation de la nouvelle messe et le nouveau code de 1983, quelle que soit la volonté personnelle de son Supérieur Général et de ses Assistants Généraux.
Je terminerai avec l’anecdote suivante : après un sermon sur les vérités évangéliques prononcé en présence du roi Louis XIV, des grands du royaume réclamèrent des sanctions contre l’orateur, qui avait fort déplu en prêchant la vérité. La réponse du roi fut la suivante : « Il a fait son devoir, faisons le nôtre. »
J’estime avoir fait mon devoir.
Comparaissant devant vous sans l’assistance d’un avocat et sans présence de témoin, étant affaibli physiquement et nerveusement après 225 jours de solitude morale et de suspension de ministère sacerdotal, vous comprendrez, Messieurs les membres du tribunal, que j’attendrai désormais votre sentence dans le silence. »

[1] Punir les fautes publiques comme les fautes privées relève de la subversion.
[2] « La sédition est opposée à l’unité de la multitude, c’est-à-dire du peuple, de la cité ou de l’État. Or saint Augustin dit ceci : « Les sages définissent le peuple, non pas une réunion fortuite, mais une association fondée sur la sanction du droit et sur l’intérêt commun. » Il est donc évident que la sédition est opposée à la justice et au bien commun… » II II q. 42 a. 2 c.
[3] “I cannot exclude that there might be a split.”
[4] Ceci du reste corroborait parfaitement ce qu’avait écrit Mgr Fellay lui-même quelques jours auparavant dans Cor Unum N° 84 de juin 2006 : « Vouloir faire autrement, précipiter un accord pratique sans le fondement doctrinal serait un suicide. »
[5] Réponse du Conseil Général à la lettre des trois évêques (14 avril 2012).
[6] Conférence à Écône, le 21 déc. 1984.
[7] Réunion au Pointet, 30 mai 1988, notes manuscrites de Mgr Tissier de Maillerais.
[8] « Monseigneur Fellay a su adopter progressivement un langage mesuré, qui fait oublier ses déclarations en tous sens du passé, comme les discours agressifs des autres évêques de la FSSPX, et qui enlève des armes à l’« opinion publique » épiscopale (en Allemagne par exemple) cherchant à barrer la bonne volonté du Pape. Ce troisième point – décisif car il n’y a pas de négociation sans donnant-donnant – montre ses capacités diplomatiques, en même temps que la faiblesse de sa marge de manœuvre. Je prends un exemple : après la levée des excommunications, il a envoyé par fax dans tous les prieurés du monde une « lettre aux fidèles » (24 janvier 2009), contenant la citation de sa propre lettre au cardinal Castrillón (15 décembre 2008) qui avait permis la levée des censures : « Nous acceptons et faisons nôtres tous les conciles jusqu’à Vatican II au sujet duquel nous émettons des réserves. » Cette formulation provoqua une telle levée de boucliers que, quelques jours plus tard, une nouvelle version de cette lettre du 24 janvier citait ainsi la lettre au Cardinal : « Nous acceptons et faisons nôtres tous les conciles jusqu’à Vatican I. Mais nous ne pouvons qu’émettre des réserves au sujet du Concile Vatican II, qui etc. » C’est bien entendu la première version qu’a reçue le cardinal Castrillón. La seconde version n’est pas à proprement parler un faux : c’est une traduction à l’usage de l’opinion publique de la FSSPX. »
De Vini Ganimara, rédacteur en chef du blog Osservatore Vaticano, dans un article intitulé “Forces et faiblesses de la diplomatie de Mgr Fellay”, publié le jeudi 29 octobre 2009.
[9] Ceci pourrait être avantageusement complété par le De Regno I, 3 : « Un gouvernement est donc d’autant plus injuste qu’il s’éloigne davantage du bien commun. »
[10] Ceci est parfaitement exprimé par la lettre du 27 juin 2012 de notre confrère M. l’abbé Matthew Clifton :
« Les divisions terribles qui minent notre Fraternité aujourd’hui ne sont pas le fruit de la rébellion et la désobéissance, mais sont clairement le résultat d’un changement sismique de principe de la part de nos Supérieurs dans les relations avec Rome. Il s’est avéré que c’était un désastre d’abandonner la sécurité et la prudence de la position adoptée par la Fraternité à la dernière réunion du Chapitre général (2006), à savoir refuser tout accord pratique avec les autorités romaines tant qu’il n’y avait pas de résolution doctrinale des erreurs du Deuxième Concile du Vatican.
Par conséquent, la Fraternité qui a toujours été unie et forte est maintenant divisée et affaiblie – le frère se tourne contre son frère. Aucun argument convaincant n’a été présenté comme justification d’un tel changement fondamental de position – le Saint-Père n’a pas changé, de quelque manière que ce soit, son insistance sur l’herméneutique de la continuité à propos de la Tradition et des enseignements du dernier Concile. Et pourtant, on nous signifie simplement d’accepter le contraire.
Cette approche ne pouvait que produire le profond malaise qui touche aujourd’hui notre Fraternité. En outre, l’utilisation abusive du secret à si grande échelle par nos Supérieurs actuels, tout en privilégiant un petit groupe de confiance soutenant la nouvelle politique envers Rome, a contribué à exacerber encore davantage cette situation douloureuse.
Par conséquent, il est très clair pour moi que ceux qui portent vraiment la responsabilité de la crise actuelle ne sont pas ceux qui ont tenté de préserver la fermeté de notre Fraternité et la profession sans ambiguïté de la foi catholique envers les autorités conciliaires, mais ceux qui ont choisi d’abandonner la sagesse d’insister sur une véritable conversion de la part de la Rome moderniste, avant d’envisager un accord pratique.
À la lumière de tout cela, la décision du Supérieur général d’exclure l’un de ses frères évêques (choisi, comme lui-même, par son Excellence Monseigneur Marcel Lefebvre) de la réunion du Chapitre de Juillet ainsi que le refus d’ordonner les candidats issus des communautés religieuses qui ont toujours partagé avec nous le même combat pour la Tradition, « jusqu’à ce que leur loyauté puisse être assurée », sont profondément inquiétants et injustes.
Avoir simplement recours à des sanctions toujours plus grandes contre ceux qui s’opposent à la nouveauté de la nouvelle politique – Mgr Fellay y fait allusion pour la première fois dans l’édition de Mars de Cor Unum – ne servira qu’à créer encore davantage de divisions et faire encore plus de mal à la Fraternité. Au contraire, c’est ma conviction profonde que seul un retour à notre position initiale d’insister sur une véritable conversion doctrinale de la part de Rome avant tout accord pratique, sera en mesure de restaurer une fois de plus la paix et l’unité de notre Fraternité Sacerdotale, à jamais fidèle à l’exemple et l’esprit de notre fondateur bien-aimé, Mgr Marcel Lefebvre. »
[11] « Illi vero qui bonum commune defendunt, eis resistentes, non sunt dicendi seditiosi. » II II q. 42 a. 2 c.
[12] Après avoir ajouté lui-même ce mot « légitimement » dans le paragraphe III-7 de la Déclaration du 15 avril 2012, comment Mgr Fellay peut-il affirmer dans sa conférence du 12 octobre 2013 à Kansas :
« C’est la même chose pour la messe. Ils veulent que nous reconnaissions non seulement que la [nouvelle] messe est valide à condition qu’elle soit correctement célébrée, etc., mais également qu’elle est licite. Je leur ai dit : nous n’utilisons pas ce mot. C’est un peu brouillon, nos fidèles sont déjà assez perdus en ce qui concerne la validité, donc nous leur disons : ‘La Nouvelle Messe est mauvaise, elle est mauvaise et ils comprennent cela. Point final !’ Bien sûr, les autorités romaines n’étaient pas très contentes. » Et de poursuivre : « Il n’a jamais été dans notre intention non plus de prétendre que le Concile soit considéré comme bon, ou que la nouvelle messe soit ‘légitime’. »

jeudi 27 février 2014

Deux nouveaux centres de résistance : Munich et Budapest



Munich 


Nous félicitons nos amis allemands et hongrois pour leur courage et leur esprit de décision. Fasse le ciel que la France finisse enfin par leur emboîter le pas.
Addendum le 4 mars 2014 : C'est l'abbé Fuchs qui dessert ces chapelles et grâce auquel elles peuvent s'ouvrir.

Deux nouveaux centres de messe de la Résistance viennent de s'ouvrir en Europe : 
Munich en Bavière (Allemagne) :
Adresse :
Schießstättstr. 28 EG
Munich

Messe à 16.00 h :
Sunday 2nd March
Sunday 16th March
For further information, contact: 
freundeskreis-karmel@t-online.de






Budapest

Budapest en Hongrie : 
Adresse :
1065 Budapest VI. Weiner Leó street 3. (Ground floor.)
Next Masses : Sunday 9th March and Sunday 23rd March,  6pm.
Cette chapelle hongroise sera desservie toutes les deux semaines par l'abbé Fuchs et a son site internet: www.katolikus-honlap.hu

Des nouvelles de l'abbé Matthieu Salenave






Cher Monsieur l'abbé, Avec l'Immaculée vous remercie d'avoir fait le pas et de la résolution que vous avez de faire quelque chose pour nous. Nous partageons vos inquiétudes pour tous ceux qui restent à l'intérieur de la Fraternité et qui tout en pensant bien, n'arrivent plus à exprimer tout haut ce qu'ils pensent. Nous craignons que ces 25 prêtres qui devaient sortir ne sortent finalement pas. Nous remercions les parrains et marraines qui se sont enrôlés et qui sont à présent 105. Ces prêtres ont absolument besoin de leurs prières pour être éclairés et fortifiés. Nous devons redoubler de prières.

Je suis actuellement réfugié dans ma famille et je tiens à dire que je n'ai plus reçu aucune nouvelles des supérieurs de la fsspx depuis des semaines : en fins politiques , ils ont peut être réalisé qu'ils avaient cogné trop brutalement sur des prêtres résistants et ainsi choqué les fidèles ; mais les sanctions tomberont quand les fidèles ne penseront plus à cette histoire, pensent-ils. 

Cette situation, au calme, me permet de reprendre des forces spirituelles après les traumatismes du procès et de mon expulsion de la Suisse faite dans des conditions dignes du petit père des peuples. 

Tous ces événements, injustices et calomnies qui m'ont profondément bouleversés ainsi que ma famille et tous les fidèles qui m'ont connus ont achevé de me convaincre que l'actuelle "fraternité " n'est plus vraiment la fraternité de notre vénéré fondateur. J'espérais naïvement, comme beaucoup de confrères que les choses reviendraient à la normale mais la Providence nous montre la pertinacité des supérieurs dans la brèche ouverte par la Déclaration doctrinale du 15 avril 2012; brèche élargie par les lamentables décisions du chapitre qui a suivi. Le paquebot est désormais orienté dans la voie du ralliement et malheur à l'officier qui voudrait lui faire changer de cap. L'accord ne se fera peut être pas tout de suite mais les principes étant posés, il se fera. 

Des fidèles me sollicitent régulièrement pour mieux comprendre et réagir efficacement dans cette crise à laquelle ils ne s'attendaient pas même s'ils la pressentaient en raison d'un amoindrissement de la charité sacerdotale depuis quelques années , d'un langage de plus en plus flou de la part des supérieurs sur nos rapports avec Rome et sur beaucoup d'autres sujets (silences sur la question du judaïsme et de la maçonnerie ; silence sur la question de la modestie etc ...) mais de là à voir que les supérieurs sont désormais capables de parler sans état d'âmes d'un accord pratique avec une Rome non convertie : Quelle chute ! Quel traumatisme pour nous tous et pour tous ces bons fidèles qui avaient une confiance presque sans bornes pour la Fsspx . 

Désormais, Je réponds à ces fidèles et amis avec les armes spirituelles que j'ai reçu après ma conversion .. par le MJCF et le séminaire . 
Je m'inquiète surtout pour tous ces prêtres, ces religieux et ces fidèles pris en otage dans cette nouvelle direction de la fsspx : puissent leur fierté catholique les amener à résister courageusement à ces assauts diaboliques. 
En attendant, avec la grâce de Dieu et avec les forces que le ciel me donnera, je continuerai à exercer mon ministère sacerdotal pour la gloire de Dieu et le salut des âmes.

Abbé Matthieu Salenave

L'étrange site de l'abbé Champroux en Belgique

abbé Champroux

Gentiloup et Parvussacerdos dénoncent l'abbé Champroux et son site sulfureux, sur les relations conjugales. Sur ce site, la théologie du corps de Jean-Paul II est proposée de façon positive par des conférenciers non-tradis et la catéchèse du Père Barbara est paraît-il soigneusement ignorée. Mgr de Galaretta, au courant du problème depuis au moins l'été 2013 ne fait rien et laisse le site prospérer. Et à part cela, rien n'a changé dans la Fraternité nous disent l'abbé de Cacqueray et Mgr Fellay.

Gentiloup :


L'abbé Wailliez, qui avait dénoncé le site "antiModernisme.info" de l'abbé Salenave comme "subversif" laisse son confrère ( l'abbé Champroux) animer un cercle des familles hyper progressiste ainsi qu'un site associé avec des invités comme M et Mme Scherrer, charismatiques et entre autre, l'abbé Grosjean, prêtre conciliaire. Sans compter les erreurs et omissions morales et théologiques lors de ces conférences.
L'abbé Grojean s'était distingué à sa façon en donnant tort aux manifestations de Civitas contre la pièce scandaleuse: "Sur le concept du visage du Christ".
Mgr de Galaretta était au courant de ce qui se passait en Belgique, il a promis des mesures en juillet 2013 et pour le moment rien n'a bougé. 
Que fait donc le supérieur de district, M. l'abbé Walliez, si prompt à dénoncer l'abbé Salenave, qui attirait l'attention par son site contre le danger ralliériste des autorités de la Fraternité?

Extrait d'une intervention de parvussacerdos :
Quelques précisions concernant le site de l'abbé Champroux :http://pchamproux.wix.com/couples-et-fo ... ut_us/csgz :

- L'abbé Champroux a mis en ligne une conférence qu'il a donné tout dernièrement aux parents de la paroisse Saint-Joseph sur les questions intimes et conjugales. Pour cela il s'est appuyé sur les travaux d'un jésuite, le RP d'Heilly, dont la biographie ne témoigne pas de son orthodoxie catholique Voir sa biographie: http://www.preparation-mariage.eu/ficpm ... dateur.php
Voir l'extrait en note ci-après.

- l'abbé Champroux a également pris l'initiative d'inviter M. et Mme Sherrer pour donner une conférence aux parents. Cette conférence est en ligne et sur le même site. Ce couple qui n'a rien de traditionnel ne semble rien connaître du catéchisme du mariage du RP Barbara. Voir la référence à la fameuse ( fumeuse) "théologie du corps" chère à Jean Paul II qui y est explicite. 

Le fond du problème semble être qu'au-delà de ces conférences désastreuses sur la famille, les abbés Champroux et Wailliez pratiquent une sorte d'ouverture au catholicisme conciliaire. Par conséquent. Les positions traditionnelles passent progressivement et subtilement à la trappe parce qu'elles ne semblent pas assez adaptées à nos temps et à la mentalité de l'ensemble des catholiques. Sous couvert d'apostolat on tue ainsi l'oeuvre de Mgr Lefebvre au niveau des familles. C'est une préparation au ralliement.

Note 1:
Si vous n'avez pas le temps d'écouter la conférence de M et Mme Sherrer, voici quelques perles qui m'ont été transmises où on retrouve toute la théologie du corps de Jean Paul II. 

16' : le couple est un lieu où Dieu se révèle

21' : Nous avons une âme d'homme ou une âme de femme

22' : Quand Jésus se donne, Il se donne tout entier avec son corps; cela a des liens très forts avec la sexualité

23' : Il y a entre l'union des époux et l'Eucharistie une analogie

24' : Nous sommes créés à l'image de Dieu; ce n'est pas des anges que cela est dit (...) Une petite histoire : pour montrer aux hommes ce qu'est Dieu, Dieu a inventé le mariage

25' à 28' : description de la vie trinitaire et "c'est exactement ce qui se passe dans le mariage" (...) et cela se traduit dans l'union charnelle des époux qui est le signe de l'amour

28' : l'union des époux est cachée parce que c'est sacré "de même qu'on met un voile devant le tabernacle"

44' : Nous , couple, sommes des Thabor et des tabernacles

56' : La morale, c'est fini, discours d'autorité à ranger au placard; les enfants veulent comprendre

1h 1' : la pornographie, c'est d'abord un blasphème

1h 8' : Baden Powell était génial. 
[NB : d'Avec l'Immaculée : Baden Powell était très probablement franc-maçon ; cf. ici  , ici  et ici ]

Note 2 : 

extrait du site qui parle du RP d'Heilly : http://www.preparation-mariage.eu/ficpm ... dateur.php

Si on veut lire la suite on peut aller sur un évêque s'est levé



mercredi 26 février 2014

L'abbé Bouchacourt remplace l'abbé de Cacqueray cet été


Voici le communiqué que l'on peut lire sur la Porte latine :


Communiqué du District de France

Suresnes, le 21 février 2014

Abbé Régis de Cacqueray,
Supérieur du District de France

Communiqué de M. l'abbé de Cacqueray : 

mon second mandat s'achève le 15 août 2014

Le 21 février, Monseigneur Bernard Fellay, Supérieur Général de notre Fraternité, m'a annoncé qu'au 15 août 2014, date à laquelle s'achève mon second mandat de Supérieur du District de France, c'est Monsieur l'abbé Christian Bouchacourt qui me remplacera à mon poste.

Actuellement Supérieur du District d'Amérique du Sud, Monsieur l'abbé Christian Bouchacourt  est bien connu et apprécié des prêtres et des fidèles de France.

Ordonné en 1986, il a été notamment prieur des prieurés Saint François-Régis à Unieux, de la chapelle Sainte Germaine de Wagram puis de l'église Saint-Nicolas du Chardonnet.

Dès à présent, nous lui souhaitons la bienvenue et nous l'assurons de toutes nos prières auprès du Coeur Douloureux et Immaculé de Marie.

Abbé Régis de Cacqueray, Supérieur du District de France

Commentaire d'Avec l'Immaculée :
Pour savoir ce qu'a fait l'abbé Bouchacourt et ce que nous pensons de ces actions, on peut lire l'article suivant :
Cet article commente une récente interview désastreuse de l'abbé Bouchacourt. A l'inverse de l'abbé de Cacqueray, nous ne pouvons souhaiter la bienvenue à l'abbé Bouchacourt tant qu'il ne corrigera pas les propos qu'il a tenu le 1er décembre 2013, en particulier : 
- ses critiques injustes contre la protestation courageuse des fidèles de la Tradition qui ont manifesté contre l’œcuménisme avec les Juifs à la cathédrale de Buenos Aires, 
- sa volonté de dialogue avec les conciliaires à l'égard desquels il est plus aimable qu'avec ses propres prêtres qui veulent défendre l'honneur de Notre-Seigneur,
- sa doctrine sur le déicide.

AVEC L’IMMACULÉE ET L'ANONYMAT


Nous sommes conscients de susciter une curiosité naturelle chez nos amis comme chez nos ennemis. Beaucoup de personnes se demandent qui nous sommes et demandent innocemment et sans penser à mal : Monsieur X êtes-vous d'Avec l'Immaculée ? Est-ce vous qui tenez le blog ? Connaissez-vous les personnes qui tiennent ce blog ? etc. 

Ces personnes, pour la plupart bien intentionnées, ne se rendent pas compte qu'elles font le jeu de Menzingen en cherchant à percer notre identité. Elles ne se rendent pas compte qu'elles peuvent faire beaucoup de tort à leur prochain de différentes manières en posant ces questions qui semblent innocentes et elles ne se rendent pas compte non plus des cas de conscience qu'elles peuvent créer... 

A force d'entendre tout le monde qui répond : non, ce n'est pas moi, on peut procéder par élimination et ainsi arriver à démasquer une personne... Et pour différentes raisons, il ne faut pas que nous soyons démasqués, dans la mesure du possible. 

Nous précisons que nous sommes laïcs, c'est pour cela que nous croyons pouvoir user de l'anonymat. Si nous étions prêtres, nous aurions des obligations différentes dont la première serait de devoir prêcher et construire la Résistance en France, donc nous parlerions ouvertement. Mais en l'occurrence, nous ne pouvons faire davantage que ce que nous faisons déjà actuellement et connaître notre nom et notre visage n'apporterait rien au combat.

Nous demandons donc à ceux de nos lecteurs qui nous aiment et qui veulent nous aider de ne plus poser de questions pour chercher à percer notre identité. Et si on leur pose la question : "êtes-vous Avec l'Immaculée", ou bien "Connaissez-vous ceux qui tiennent Avec l'Immaculée", au lieu de répondre : "non, Avec l'Immaculée, ce n'est pas moi", il faudrait s'il vous plaît à présent répondre : Avec l'Immaculée a demandé qu'on ne réponde plus à ces questions ni par oui ni par non et qu'on ne parle pas de ce sujet, parce qu'il fait le jeu de Menzingen. 

Cher lecteur, nous comptons sur vous pour répandre la consigne et couper toute conversation sur le sujet. C'est le meilleur service que vous puissiez nous rendre après celui de prier pour nous. Nous nous recommandons à vos prières.


mercredi 19 février 2014

Mgr Fellay rejoindrait-il la Résistance ?


L'abbé Pinaud, qui a eu le temps de relire tous les cor unum, pendant sa réclusion, nous apprend dans sa conférence que le supérieur de la Fraternité Saint Pie X a écrit :

1. « Il faudra s’attendre à ce que Rome essaie de nous faire entrer dans l’amalgame universaliste, où on finirait par nous offrir une place « parmi les autres »… On peut bien penser que la tentation de rentrer dans « l’officialité » pourra être grande, à proportion des offres que la Rome œcuméniste pourra nous faire ; refusant alors d’entrer dans ce jeu de confusion, nous passerons pour les vilains méchants. » ... (Mars 1995).

2. "Que l’on fuie comme la peste le désir de prélature, souffle du monde qui jaillit de l’orgueil et du manque d’esprit de foi." ... (Octobre 1996)

3. "La tentation de l’officialité, c’est-à-dire d’être approuvé par l’Église officielle est vive dans certains milieux proches de nous. Si nous entendons bien être reconnus un jour, nous ne sommes pas prêts à des marchandages pour y arriver. Les biens que nous conservons sont bien trop précieux pour risquer une telle tentative" (Mars 1997)

4. Dans une telle tentative, on cherche forcément les plus petits dénominateurs communs, on souligne les points où nous sommes d’accord, ou au contraire, on estompe les points qui pourraient heurter…. Cela introduit la confusion et le malaise chez les fidèles qui ne comprennent plus trop ce qui se passe. Alors que la confusion ambiante réclame des expositions de la doctrine et une attitude pratique aussi claires que possible. Pas de Tradi-œcuménisme chez nous.
Attention à une fausse charité, que nous condamnons d’ailleurs dans l’attitude œcuménique.
Quel honneur que de pouvoir servir ainsi l’Église, dans l’incompréhension générale ; quelle joie immense que de pouvoir souffrir quelque chose et de cette manière, cachée, pour le nom de Jésus. (Juin 1999)

4. Il est bien nécessaire de distinguer, comme l’a fait Monseigneur Lefebvre dans la déclaration du 21 novembre 1974, entre la Rome éternelle et la Rome moderniste.
Il faut éviter toute attitude de compromission qui pourrait, ne serait-ce « qu’un peu », diminuer la force et l’exigence de la foi et de la discipline catholique.
La Fraternité Saint Pierre est en train de donner un lamentable exemple de cette compromission, typiquement libérale. Pas à pas, Ecclesia Dei les fait céder et les pousse davantage dans « la réalité de l’Église » conciliaire.
La manière avec laquelle Rome les traite montre bien que nous n’avons pas à faire à des amis de la Tradition à Rome. Sur celle-ci ils ont tiré un trait qu’ils espèrent définitif et nous sommes les seuls gêneurs…(Mars 2000)

5…le Vatican s’est approché de nous à la fin de l’année passée en la personne du cardinal Castrillon Hoyos et nous a fait une proposition d’accord.
… Mais si l’intention de nos interlocuteurs romains joue un rôle très important dans l’examen de la situation, la question de la bonne foi ou de la bonne volonté par contre, elle, ne joue pratiquement aucun rôle. Et, pour résoudre la question de l’opportunité de discussions romaines, l’examen de l’intention de nos interlocuteurs ne suffit pas non plus ; il faut nous placer sur un domaine plus objectif, celui des faits.
… Il est clair que l’approche de Rome apparaît comme un traquenard. (Février 2001)

Que Mgr Fellay soit assuré du soutien indéfectible d'Avec l'Immaculée qui défendra toujours et quoi qu'il en coûte les idées  et les principes qu'il nous a inculqués de façon si claire et si répétée. Nous le soutiendrons contre vents et marées envers et contre tous, y compris contre son sosie qui occupe Menzingen actuellement. 



dimanche 16 février 2014

Fondements doctrinaux du nullam partem

Fondements doctrinaux du nullam partem 
de la Résistance avec Rome, 
tant que cette dernière n'est pas parfaitement convertie.


Saint Jean lors de la Cène.

Cette page est l'une des plus importante du blog. Nous la mettons en onglet et elle sera enrichie régulièrement. Elle est mise sous le patronage de Saint Jean qui a puisé sa doctrine directement dans le Sacré-Cœur de Jésus et qui nous affirme : II Jean, 10 : « Si quelqu’un vient à vous qui ait une doctrine différente, ne le recevez pas chez vous et ne le saluez même pas. Car celui qui le salue participe à ses œuvres mauvaises. » 

(nullam partem = aucune part, aucun accord, ni même aucune discussion)

Exode 34, 11 : Dieu dit à Moïse : « Garde-toi de t’allier aux habitants des pays où tu vas, de peur qu’ils ne soient pour toi un piège. Mais vous renverserez leurs autels et briserez leurs idoles … » "

Proverbes, 1, 10-14 :  "Mon fils, si les pécheurs cherchent
à te séduire fuis leurs caresses."

Romains XVI, 17-18 :
Je vous prie, mes frères de prendre garde à ceux qui causent parmi vous des divisions et des scandales en s'éloignant de la doctrine que vous avez apprise : ayez soin d'éviter leur compagnie. - Car de tels hommes ne servent point Jésus-Christ Notre-Seigneur, mais leurs appétits grossiers; et par des paroles douces et flatteuses ils séduisent  les âmes simples. 

Saint Paul aux Galates I, 8-9 :
"Mais quand nous-mêmes, quand un ange venu du ciel vous annoncerait un autre Evangile que celui que nous vous avons annoncé, qu'il soit anathème!
Nous l'avons dit précédemment, et je le répète à cette heure, si quelqu'un vous annonce un autre Evangile que celui que vous avez reçu, qu'il soit anathème!"


St Paul à Tite : Tite, III, 10 : "Évite un homme hérétique après une première et une seconde admonition, sachant qu'un tel homme est perverti et qu'il pèche puisqu'il est condamné par son propre jugement."

2 Jean 10 : "Si quelqu’un vient à vous qui ait une doctrine différente, ne le recevez pas chez vous et ne le saluez même pas. Car celui qui le salue participe à ses œuvres mauvaises. " 

St Ignace d’Antioche : « Fuyez les hérétiques, ce sont des successeurs du diable qui a réussi à séduire la première femme. » 
Saint Ignace d'Antioche, épître aux Smyrniens p. 209 de ce livre :
[A propos des hérétiques] : "Ce que je vous dit, mes chers frères, non que je doute que vous ayez là-dessus une autre foi que la mienne, mais pour vous avertir de prendre garde à ces bêtes cruelles qui n'ont de l'homme que la figure extérieure. Vous devez non seulement ne leur pas donner entrée chez vous mais les fuir et les éviter pour ne pas même les rencontrer s'il est possible. Il ne vous reste qu'à prier pour eux, quoique leur conversion et leur pénitence soient fort difficiles. Mais Jésus-Christ, notre véritable vie peut aisément changer leur coeur.

St Irénée « Fuis tout hérétique ! » 
St Irénée contre les hérésies, livre III :
[Saint Irénée parle de saint Polycarpe ; l' =  Saint Polycarpe]
"Certains l'ont entendu raconter que Jean, le disciple du Seigneur, étant allé aux bains à Éphèse, aperçut Cérinthe à l'intérieur ; il bondit alors hors des thermes sans s'être baigné, en s'écriant : « Sauvons-nous, de peur que les thermes ne s'écroulent, car à l'intérieur se trouve Cérinthe, l'ennemi de la vérité ! » Et Polycarpe lui-même, à Marcion qui l'abordait un jour et lui disait : «Reconnais-nous», «Je te reconnais, répondit-il, pour le premier-né de Satan. » Si grande était la circonspection des apôtres et de leurs disciples, qu'ils allaient jusqu'à refuser de communier, même en paroles, avec l'un de ces hommes qui falsifiaient la vérité. Comme le dit également Paul : « L'hérétique, après un premier et un deuxième avertissement, rejette-le, sachant qu'un tel homme est perverti et qu'en péchant il est lui-même l'auteur de sa condamnation. »" (...)
"C'est pourquoi il faut les rejeter, mais aimer par contre avec un zèle extrême ce qui est de l'Eglise et saisir la Tradition de la vérité. Eh quoi ! S'il s'élevait une controverse sur quelque question de minime importance, ne faudrait-il pas recourir aux Eglises les plus anciennes, celles où les apôtres ont vécu, pour recevoir d'elles sur la question en cause la doctrine exacte ? Et à supposer même que les apôtres ne nous eussent pas laissé d'Ecritures, ne faudrait-il pas alors suivre l'ordre de la Tradition qu'ils ont transmise à ceux à qui ils confiaient ces Eglises ? Telle étant la force de ces preuves, il ne faut donc plus chercher auprès d'autres la vérité qu'il est facile de recevoir de l'Eglise, car les apôtres, comme en un riche cellier, ont amassé en elle, de la façon la plus plénière, tout ce qui a trait à la vérité, afin que quiconque le désire y puise le breuvage de la vie. C'est elle, en effet, qui est la voie d'accès à la vie ; « tous » les autres « sont des voleurs et des brigands»C'est à cet ordre que donnent leur assentiment beaucoup de peuples barbares qui croient au Christ : ils possèdent le salut, écrit sans papier ni encre par l'Esprit dans leurs cœurs, et ils gardent scrupuleusement l'antique Tradition, (...) ; mais, pour ce qui est des pensées, des usages, de la manière de vivre, ils sont, grâce à leur foi, suprêmement sages et ils plaisent à Dieu, vivant en toute justice, pureté et sagesse. Et s'il arrivait que quelqu'un leur annonçât les inventions des hérétiques en s'adressant à eux dans leur propre langue, aussitôt ils se boucheraient les oreilles et s'enfuiraient au plus loin, sans même consentir à entendre ces discours blasphématoires."(fin de citation de Contre les hérésies de Saint Irénée) 
Pour Saint Irénée, c'est donc une marque de sagesse suprême que de fuir les hérétiques.

St Antoine du désert : « Fuyez le venin des hérétiques ! » 
St Ephrem : « Ne t’assied pas avec des hérétiques ! » .

Saint Vincent de Lérins : « L’Apôtre commande cette intransigeance à toutes les générations : il faudra toujours anathématiser ceux qui ont une doctrine contraire à celle reçue ». 

Dom Guéranger à Mgr d’Astros : « Un des moyens de conserver la foi, une des premières marques de l’unité, c’est la fuite des hérétiques. ».

En effet, cette « première marque de l’unité » concerne évidemment l’unité de foi, la première note caractéristique de l’Eglise catholique, qui ne peut avoir « qu’un seul Seigneur et une seule foi » (Eph. 4, 5). 



Cette même Eglise avertit solennellement les futurs sous-diacres ainsi : « Restez fermes dans la vraie foi catholique, car selon l’Apôtre, tout ce qui ne provient pas de la foi est péché (Ro. 14, 23), schisme, étranger à l’unité de l’Eglise ».

Le concile de Constantinople explique, à propos de l'anathème : "Ignorent-ils donc que la sentence d’anathème n’est autre chose qu’une sentence de séparation ? On doit toujours éviter tout commerce avec ceux qui sont esclaves de crimes énormes, qu’ils soient du nombre des vivants ou parmi les morts, car on doit toujours se séparer de ce qui est coupable et nuisible. D’ailleurs nous avons d’Augustin, de pieuse mémoire, et qui jeta un si vif éclat parmi les évêques d’Afrique, plusieurs lettres où il enseigne qu’il faut anathématiser les hérétiques même après leur mort. Les autres évêques d’Afrique ont conservé cette tradition ecclésiastique, et la sainte Église romaine elle-même a anathématisé aussi quelques évêques après leur mort, quoique leur foi n’eût pas été incriminée pendant leur vie." (source  Chaîne d'or de Saint Thomas sur Matthieu XVI 13-19)

Extrait du Développement du petit catéchisme qui est en usage dans les diocèses de Cambrai, de Liège et de namur, Maestricht, 1788. p. 234 et 235

"Pourquoi comparez-vous la parole des hérétiques au chancre ?
Parce que c'est un mal qui gagne et qui s'étend sans cesse.

Pourquoi la comparez-vous à la peste ?
Parce que c'est une contagion qui se répand rapidement.

Comment faut-il donc fuir les hérétiques ?
Aussi soigneusement que le chancre et la peste.

Pourquoi cela ? 
Parce que leurs discours gagnent et se communiquent comme le chancre et la peste.

Faut-il haïr les hérétiques ?
Non, il faut les fuir.

Pourquoi faut-il les fuir ? 
Par la juste crainte d'en être séduits.

Sont-ils si pernicieux ? 
Oui, aussi pernicieux que le chancre et la peste.

Pourquoi ne doit-on pas les haïr ? 
Parce que la religion chrétienne est une loi de charité.

Que nous ordonne cette loi de charité ?
Elle nous ordonne de faire du bien à ceux qui nous veulent du mal et qui nous en font.

Faut-il fuir plutôt les hérétiques que les païens, les infidèles et les Juifs ?
Oui, parce qu'ils sont plus dangereux et plus criminels.

Pourquoi sont-ils plus dangereux ?
Parce que leurs discours gagnent comme le chancre et la peste.

Pourquoi sont-ils plus criminels ? 
Parce qu'ils renoncent à la foi qu'il ont reçue dans leur Baptême." (fin de citation)

- Mgr Fellay promeut de façon répétée depuis le 15 avril 2012 l'herméneutique de la continuité (bien qu'il s'en défende). L'abbé de Jorna, par exemple, a démontré au Chapitre de 2012 que la déclaration du 15 avril 2012 défendait l'herméneutique de la continuité. Mgr Fellay a persisté dans son erreur à Kansas City en octobre dernier. L'herméneutique de la continuité est une doctrine qui affirme qu'il est possible d'accepter les hérésies conciliaires et post-conciliaires à la lumière de la Tradition. C'est donc une doctrine mensongère qui cherche à marier  la pure doctrine de l'Eglise avec les doctrines maçonniques. Cette doctrine n'est-elle pas un mensonge évident ? N'est-elle pas un artifice du Père du mensonge qui cherche à nous mener à l'hérésie par cette fausse construction de l'esprit ? L'herméneutique de la continuité nous mène directement à l'hérésie. Ceux qui la professent doivent donc être fuis. Il est donc vertueux de fuir Mgr Fellay et de mettre publiquement les fidèles en garde contre lui.

Quelques éléments indispensables pour que l'on puisse affirmer que Rome est convertie (la liste sera améliorée au fur et à mesure) :
- condamner solennellement et annuler entièrement Vatican II qui est 1789 dans l'Eglise, ont dit les cardinaux Ratzinger et Suenens. 
- annuler et condamner toutes les réformes liturgiques post-conciliaires et réhabiliter l'ancienne messe et l'ancien rituel des sacrements qui redeviendront obligatoires.
- annuler le nouveau code de droit canon de 1983 et le remplacer par l'ancien code de 1917. 
- supprimer le nouveau serment exigés des prêtres depuis 1989 et revenir au serment anti-moderniste.
- condamner la laïcité et proclamer le Règne social de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 
- condamner la liberté religieuse, le faux œcuménisme et la collégialité.
- condamner et annuler tout le magistère post-conciliaire.
- condamner clairement l'homosexualité et les autres lois iniques qui se répandent partout.
- consacrer nommément la Russie au Cœur Immaculé de Marie en union avec tous les évêques du monde entier.
- renvoyer immédiatement tout évêque ou tout prélat indocile à appliquer ces réformes.