vendredi 31 janvier 2014

Abbé Altamira : nouveau prieuré à Bogota






Pour ceux qui ne l'ont pas vu sur Non possumus, nous signalons que l'abbé Altamira a ouvert un prieuré à Bogota le 17 janvier dernier. Nous lui souhaitons un bon apostolat dans ce pays où la Résistance à l'air très dynamique. 
L'adresse est la suivante :
carrera 25, n° 42 - 40, barrio de Teusaquillo (atrás del supermercado Carulla), Bogota. Colombie. 

L'abbé Ruiz Vallejo ouvre un nouveau prieuré à Pachuca, dans la région de Mexico

Abbé Ruiz (à gauche) et Dom Thomas d'Aquin (à droite)

En raison des prix élevés de Mexico, l'abbé Ruiz Vallejo a finalement choisi d'ouvrir un prieuré à Pachuca, ville moyenne reliée à la capitale par une voie rapide. Il continuera à s'occuper des fidèles de la capitale et dira toujours la messe à la calle Santa Monica, à Mexico. 
L'inauguration du prieuré aura lieu le 2 février prochain. Le Père Arturo Vargas sera aux côtés de l'abbé Ruiz et donnera avec lui une conférence. Nous souhaitons à l'abbé Ruiz une bonne installation dans ce nouveau petit bastion de la Résistance.
Voici l'email que nous avons reçu de lui en espagnol. Vous pouvez le mettre dans Google traduction.

Muy estimados en Cristo,

quisiera notificarles, sobre todo para aquellos que todavía no lo saben, de la inauguración (y de los detalles de ésta) del nuevo Priorato de la resistencia para la ciudad de México. Este domingo próximo 2 de febrero tenemos en éste nuestra cita a las 11 a.m. donde tendremos las ceremonias de la candelaria y de la Santa Misa. En consecuencia no habrá Misa exepcionalmente a la hora acostumbrada (10,30 a.m.) en la calle Santa Mónica de la ciudad de México.
En razón de la imposibilidad de encontrar una casa económicamente accesible en la ciudad de México para fundar un priorato, he tenido que buscar algo más barato en la entrada de  la ciudad de Pachuca, muy bien comunicada con la ciudad de México. Esto no afecta las Misas de fin de semana en la calle Santa Mónica: los domingos a las 10,30 a.m., los sábados a las 7,30 p.m. y también las de los primeros viernes de mes, 7,30 p.m. El primer objetivo de mi apostolado desde este priorato es y sigue siendo el auxilio espiritual sobre todo a los fieles de la ciudad de México, aquellos fieles que siempre han querido continuar la lucha de la Tradición sin compromisos ni dobleces en estos momentos en que son abandonados por los superiores de la Fraternidad San Pio X. El acuerdismo fruto del espíritu liberal habiendo invadido hoy la nueva “fraternidad”.

Los horarios de este dia son los siguientes:
- 11 a.m. : Confesiones
- 11,30 a.m.: Santo Rosario
- 12,00 a.m.: Ceremonia de la Candelaria con la bendición de las velas seguida de la Santa Misa.
- Al final de la Santa Misa: Bendición y Consagración del Priorato a los Sagrados Corazones de Jesús, María y José.
- Comida
- Al final de la comida: conferencias del del Padre Hugo Ruiz V. y del Padre Arturo Vargas.
- Despedida

Como llegar:
La dirección es: calle Géminis No 121, Col. San Antonio.
A la entrada de Pachuca se pasa por debajo de un puente (Blvd de las Torres) en el que esta escrito “Bienvenidos a Pachuca” y a unos 500 metros se encuentra en una esquina un negocio de la “Comex”, dar vuelta justo antes a la derecha y después de dos cuadras dar de nuevo vuelta a la izquierda. De preferencia tratar de estacionarse en un lote que se encuentra antes del no. 121.

Les agradezco desde ahora su asistencia y sobretodo de su apoyo en esta obra de la perseverancia incontaminada de la verdadera Tradición de la Iglesia Católica.

Que los Sagrados Corazones de Jesús María y José les sean una fuente de bendiciones,

Padre Hugo Ruiz V.

mardi 28 janvier 2014

L'abbé Abraham rejoint la Résistance

L'abbé Abraham a été aux Philippines.


C'est avec une grande joie qu'Avec l'Immaculée a appris que l'abbé Abraham nous rejoignait. Merci, Monsieur l'abbé.


The Recusant nous apprend la bonne nouvelle suivante: M. l'abbé Steven Abraham a rejoint la semaine dernière la Résistance dans la maison achetée par Mgr Wiliamson. Il a célébré la messe pour la Résistance le dimanche 26 janvier. Il se présente rapidement à partir de la minute 3. Ecouter le sermon.

Qu'il soit remercié et assuré de nos prières.

dimanche 26 janvier 2014

Retraites prêchées par l'abbé Rioult


Besoin de se ressourcer en vue des combats qui nous attendent ? Envie de progresser dans sa vie spirituelle, mais en évitant une retraite prêchée par des prêtres compromis avec la nouvelle ligne de la Fraternité ? Voici la solution à notre problème. Merci à l'abbé Rioult d'y avoir pensé.


« Rester en vie coûte que coûte n’a aucun sens, ce qui compte c’est comment on reste en vie. » 
Dernière parole d’un légionnaire mort en Indochine

Thème : Tendre à la perfection chrétienne dans une époque antichrétienne.
Date : 1ere retraite : du 24 février (12 h) au 1 mars (13 h) / 2e retraite : du 17 mars (12 h) au 22 mars (13 h)
Ouvert à tous : Baptisés, catéchumènes, homme, femme…

Lieux : NOTRE DAME DE SALERANS – 05300 SALERANS.
À 1 h 30 d’Avignon et de Marseille, à 40 min de Sisteron.

Participation :
La pension est de 21 euros par jour (105 euros pour 5 jours)
Affaire à apporter :
Draps ou sac de couchage, chapelet, serviette de toilettes, serviette de table, missel, de la bonne volonté…

Inscription :
Ecrire à : NOTRE DAME DE SALERANS – 05300 SALERANS ou téléphoner au : tel. 04.92.65.09. 09 / Fax : 04.92.65.22.66.
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Monsieur / Madame Nom…….…………………..…… Prénom ……………………..………. m’inscrit à la retraite du …………………………. au …………………… ………..……… .
  • Je viens en voiture et dispose de …… places pour covoiturage. Mon contact est : (Tél. : ………………..………)
  • Je n’ai pas de voiture et ne pourrait participer à la retraite qu’en mesure d’un covoiturage possible. Mon contact est : (Tél. : ……….………….…)
Pour imprimer ce tract, cliquez sur l’icône pdf 

Commentaire de la récollection de l'abbé Pfluger à Flavigny (1ère partie)



Nous avons sélectionné des extraits marquants de la conférence. Les notes complètes de la conférence peuvent être lues ici ou téléchargées en format pdf sur Christus vincit, dans le premier message de François. Il s'agit de la récollection de Noël 2013 prêchée à Flavigny aux Frères de la Fraternité.



1ère conférence

Notes prises sur les propos de l'Abbé Pfluger :
« Repentez-vous » : avoir un nouvel esprit. Le but de ce nouvel esprit, c'est le Royaume des Cieux, le salut. Pour arriver au salut, il faut changer de direction, d'esprit, remettre la boussole : « Comprendre l'esprit profondément surnaturel de toute leur vie. »

Commentaire :
En clair, l’abbé Pfluger dit ici son but : changer l’esprit de la Fraternité… pour favoriser notre salut, à ses dires. Il utilise la technique classique des révolutionnaires de tous les temps (qui est aussi la technique du démon) : ils présentent toujours la Révolution sous apparence de bien.

Abbé Pfluger :
La sainteté d'après St Benoît consiste en l'humilité, et [l'humilité / l'un des degrés de l'humilité consiste] dans l'obéissance à Dieu, aux supérieurs. L'obstacle dans la Tradition, c'est cet esprit de suffisance, d'orgueil qui conduit au mépris, à la désobéissance et c'est totalement opposé à la pensée de Dieu dans l'Incarnation.

Commentaire :
L’abbé Pfluger utilise la même technique de culpabilisation que les conciliaires utilisaient à l’égard de Mgr Lefebvre et de la Tradition : nous ne sommes pas assez humbles et obéissants selon eux. 
Distinguons : en un sens, il a raison. Il est vrai que nous sommes tous tentés par l’orgueil  et que nous devons combattre ce penchant et ne pas faire comme les pharisiens. Il y a un danger réel... Cependant, ici, cette idée est utilisée pour culpabiliser ceux qui défendent la vraie doctrine.
L’obéissance n’est pas une valeur en soi, puisqu’on peut aussi être très obéissant envers le démon. L’obéissance n’a de valeur qu’en tant qu’elle est ordonnée au bien voulu par Dieu. Si les hommes donnent des ordres mauvais pour les âmes, alors « il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes » dit la doctrine catholique. Nous devons donc examiner si les agissements et la doctrine de Mgr Fellay et de l’abbé Pfluger sont bons ou non pour les âmes. Et cela, ce n’est pas de l’orgueil, c’est de la prudence chrétienne... Quand quelqu’un lance un signal d’alarme pour mettre en garde contre la doctrine de personnes bénéficiant de la juridiction de suppléance, c’est le devoir de tout catholique, en ces temps de crise, de vérifier si la juridiction de suppléance qu’il donne à ces personnes est toujours fondée ou non. La foi est une affaire qui nous concerne tous.
Donc dans le contexte, l'abbé Pfluger a tort de nous culpabiliser sur l'humilité et l'obéissance. Il utilise ici les arguments des francs-maçons conciliaires.

Abbé Pfluger :
Notre-Seigneur dit : « Je suis sorti du Père, je suis venu dans ce monde (Incarnation). » Pourquoi ? Pas pour les justes, pas pour les Tradis, mais pour les brebis égarées, il laisse les 99 justes pour s'occuper de la brebis égarée. Faisons gaffe à notre sécurité. Ne pas rester en sécurité en ce monde, c'est bien de partir, de ne pas rester dans sa sécurité sinon on s'enracine, il faut voir le [bien des autres / le salut des âmes]. La vie surnaturelle n'a pas été donnée pour nous. 

Commentaire :
Ce discours est le même que celui du pape François qui dit qu’il faut que nous sortions de l’Eglise pour aller vers les autres… On retrouve les mêmes accents. La phrase : « la vie surnaturelle n’a pas été donnée pour nous » est fausse dans le contexte car elle signifie que nous devrions davantage nous occuper du salut du prochain que du nôtre. La vie surnaturelle nous a été donnée :
1. d'abord pour la gloire de Dieu
2. ensuite et indissociablement de ce premier but, pour notre salut.Tout ce discours de l’abbé Pfluger s’oppose à ce que nous avons appris au catéchismeL’homme a été créé pour louer, honorer et servir Dieu et par ce moyen sauver son âme. Notre premier devoir est donc de nous sauver. Nous sommes en premier lieu responsables de notre salut avant de l’être de celui des autres.
Nous devons aider les autres. Mais la vie surnaturelle ne nous a pas été donnée dans ce but.
La critique que l’abbé Pfluger fait de la sécurité est fausse. C'est la même que celle de François. On dirait qu'il s'est inspiré de lui. Il est vrai qu’il faut s’occuper du salut des âmes, mais avec ordre et sans mettre en danger la nôtre et celles dont nous sommes déjà responsables. Son discours s’oppose à la prudence chrétienne.
Les prêtres ouvriers devaient tenir des discours semblables à ceux de l’abbé Pfluger : ils ont mis en danger leur salut pour sauver les autres. De même la Fraternité, en acceptant le joug de chefs hérétiques mettrait également le salut de ses fidèles en danger.
Ce serait donc un péché car cela s’opposerait directement à la doctrine de l’Eglise, spécialement à la deuxième épître de Saint Jean qui demande de ne pas saluer les hérétiques. Cela s'opposerait également à l’épître de Saint Paul aux Galates qui dit que même si lui-même ou un ange de ciel venait prêcher une autre doctrine que la sienne, il soit anathème. Le concile de Constantinople (cité dans cet article) demande expressément de se séparer complètement de tout hérétique en l'anathémisant.

Abbé Pfluger :
Dieu appelle, il faut que l'âme réponde. « Credidimus caritati », c'est différent de « Credidimus veritati ». « Credidimus caritati » c'est : nous avons cru à la charité. 

Commentaire :
Là, c’est très grave. L’abbé oppose charité et vérité alors qu’en Dieu elles sont indissociables. C’est une réflexion complètement anti-théologique qui montre une profonde méconnaissance de ce qu’est Dieu. Il est à la fois la Charité et la Vérité. Je suis la Voie, la Vérité et la Vie, a dit Jésus-Christ. La charité sans la vérité est une charité sans Jésus-Christ qui est la Vérité. Ce n’est donc qu’une pseudo charité. On ne peut donc pas opposer charité et vérité comme l’abbé Pfluger le fait. 

Abbé Pfluger :
Si la vocation, la prière ne nous conduit pas à la charité et donc à la joie, c'est qu'il y a quelque chose d'erroné dans notre vie spirituelle. Le but nous dit Notre-Seigneur : « afin que votre joie soit complète. » 

Commentaire :
La joie est un fruit du Saint-Esprit qui découle de la possession du Bien suprême qui est Dieu. Cette possession du Bien suprême est impossible sans la possession de la vérité complète. Car pour posséder entièrement Jésus-Christ, source de notre joie, il faut d’abord épouser parfaitement sa volonté. Et pour épouser parfaitement sa volonté, il faut épouser parfaitement sa doctrine.
L’abbé sous-entend que la joie est en opposition avec l’esprit de la Résistance qui conteste toujours. Il confond la joie chrétienne qui est parfois faite de combats ou douloureuse (cf. Jésus au jardin des Oliviers, les martyrs, les saints qui ont pourfendus l’hérésie, ceux qui passent par la nuit des sens et de l’esprit etc.) avec le sentiment de bonheur que nous éprouvons lorsque nous sommes en consolation.
Sur la terre, c’est le combat (Eglise militante). La joie surnaturelle ne se sent pas toujours. Elle est fondée sur l’abandon que nous faisons de nous-mêmes à la volonté de Dieu. Cet abandon, lorsqu’il essaye d’être droit et complet est la meilleure garantie que nous ayons de posséder Dieu sur cette terre. Et donc la joie découle de cet abandon, dans la foi. Cette joie chrétienne n’a rien à voir avec la fausse joie superficielle et dissipée qui est cultivée par les conciliaires et les charismatiques depuis Vatican II. Ce n’est pas celui qui rit le plus fort et qui frappe le plus dans les mains qui est le plus joyeux. C’est celui qui est le plus uni à Dieu par l’intelligence (connaissance de la vérité) et la volonté (la charité est un acte de la volonté). L'abbé ne peut donc juger du degré de joie de la Résistance par rapport au sien car cette joie n'apparaît pas toujours extérieurement. Jésus n'était pas joyeux extérieurement lorsqu'il a condamné les pharisiens, lorsqu'il a pleuré sur Jérusalem, aux jardin des oliviers, etc.

Abbé Pfluger :
Constat dans la Tradition : pas ou peu de vocation [proportionnellement au nombre d'élèves dans nos écoles], pourquoi ? Parce que nous nous disons les seuls, les meilleurs et c'est l'esprit d'Avrillé [-n'allez pas le répéter partout, cela reste entre nous-], c'est la religion de l'exclusivité, ce qui nous intéresse, c'est nous. [On sait tout, on juge tout]. On comprend [parfois] le pape qui fustige le cléricalisme. Nous, les Tradis, nous avons La vraie foi, La vraie messe, Nous ! 

Commentaire :
L’abbé accuse Avrillé d’orgueil. Est-ce la marque d’un bon esprit de dire cela ? Lors d’une recollection, en plus… 

De nouveau, il faut distinguer : 

- au plan doctrinal, il est de notre devoir d’affirmer que nous avons la bonne doctrine et que les conciliaires ne l’ont pas. Ce n’est pas de l’orgueil. C’est la vérité. Or, l’humilité, c’est la vérité. Saint Jean, Saint Paul, Saint Irénée (Contre les hérésies) et Saint Athanase ont tous affirmé qu’ils avaient la bonne doctrine, contre les autres. 

- Mais au plan personnel, il est vrai que c’est notre devoir de nous humilier devant Dieu parce que nous n’avons pas été assez fidèles aux grâces que Dieu nous a faites. Nous ne pouvons donc pas dire que nous sommes les meilleurs au plan personnel mais nous pouvons dire que nous défendons mieux la doctrine que François et les évêques conciliaires. C’est Dieu qui a fait cette grâce insigne aux membres de la Tradition, sans mérite de notre part.

- Dire que nous ne sommes peut-être pas les meilleurs au plan doctrinal sous-entendrait que les conciliaires, les charismatiques ou les ralliés le seraient plus que nous. Pourtant ils acceptent tous Vatican II à la lumière (ou non) de la Tradition. Ils se rallient donc tous à l’hérésie et aux principes maçonniques qui imbibent ce concile. L'abbé Pfluger sous-entend que nous devons dire et penser qu'ils sont peut-être meilleurs que nous. C'est une fausse humilité mensongère.

2ème conférence

Abbé Pfluger :
Dans un contexte de refus de la vérité, de la Tradition, nous ne devons pas avoir une altitude agressive, car Dieu est venu pour sauver le monde (…) ce n'est pas à nous d'avancer ce jugement mais nous devons sauver les âmes.

Commentaire :
Jésus a eu une attitude agressive avec les « langues de vipères » et les « sépulcres blanchis » qu’étaient les pharisiens. Il a même dit : « Arrière Satan ! » à Saint Pierre, pourtant bien intentionné, qui ne voulait pas qu’il aille souffrir sa passion. Parler énergiquement est parfois un devoir. Que l’abbé relise Pascendi de Saint Pie X. Ses paroles sont parfois très incisives. Les saints n’ont jamais eu de discours sirupeux vis-à-vis de l’hérésie. Nous devons sauver les âmes en démasquant les loups déguisés en agneau que sont les papes concilaires, Mgr Fellay et l’abbé Pfluger. Ce sont des loups qui diffusent l’herméneutique de la continuité et d’autres principes suicidaires et peccamineux, comme nous verrons plus loin. Nous n’allons pas leur « faire risette » alors qu’ils s’attaquent au dernier bastion important de la foi qu’était la Fraternité et qu’ils mettent notre salut en danger.

Abbé Pfluger :
Exemple de vraie réforme tirée du livre « La Sainte Église à travers son histoire » de notre cher Père Jean-Dominique. 

Commentaire :
L’abbé dit : notre cher Père Jean-Dominique. Ils ont l’air bien amis tous les deux. Affaire à suivre.

Abbé Pfluger :
Exemple du Carmel [-] qui est rentré dans la « pseudo résistance », ce qui est ridicule [-], ils n'ont pas de vocation. Il y a un idéal que dans la Tradition nous ne sommes pas capables de transmettre. On peut pour cela voir l'assistance lamentable à la messe en semaine.

Commentaire :
La crise n’est pas liée à la Résistance qui est toute récente et qui a eu déjà beaucoup de demandes de séminaristes. Cette crise est bien présente dans toute la Tradition, comme le note l’abbé juste en dessous à propos de l'assistance à la messe en semaine. Les causes sont multiples et nous ne les connaissons peut-être pas toutes. Nous ne rentrerons pas dans cette problématique.

Abbé Pfluger : 
C'est trop simple de ne voir que la perversion du monde, c'est la foi qui vainc le monde : primauté de la contemplation, amour de la Croix donc de la messe, c'est par elle que l'on vainc le monde. 

Commentaire :
L’abbé est dans la même optique que les ralliés (cf. le tableau comparatif fait par Michael qui compare l'esprit de la néo-fsspx et des ralliés avec l'esprit de la Résistance). Les ralliés veulent sauver l’Eglise par la liturgie et nous par la réaffirmation de la doctrine.
Il est vrai cependant que si davantage de personnes assistaient à la messe en semaine, il y aurait plus de grâces de conversion pour le monde. Cependant, il ne faut juger personne car beaucoup de parents dans la Tradition ont un devoir d’état prenant. Le devoir d’état passe avant l’assistance à la messe en semaine. Il y a aussi des raisons de santé ou d’éloignement qui peuvent empêcher d’assister à la messe. Et pour nous autres de la résistance, il y a l’impossibilité où nous nous trouvons d’être en communicatio in sacris avec des personnes qui défendent l’herméneutique de la continuité et la déclaration du 15 avril 2012.

Abbé Pfluger :
Notre combat a été idéalisé, notre vue est en noir et blanc.

Commentaire :
Que l’abbé médite sur les deux étendards étudiés en retraite de saint Ignace et les deux cités de Saint Augustin. Et aussi sur ces paroles de Notre-Seigneur : « Qui n’est pas avec moi est contre moi. »

Abbé Pfluger :
Mgr Williamson dit que la nature est tellement détruite, que les séminaires tridentins ça ne marche plus, qu'il faut faire autre chose : c'est ridicule ! 

Commentaire :
Mgr Williamson vient de répéter cette idée  lors d'une conférence le 22 janvier dernier : conférence publiée sur un évêque s’est levé . Stageirités a dit qu’il avait senti à ce moment que l’assistance était déçue et attristée par les propos de Mgr Williamson. Un fidèle nous a également écrit à ce sujet. Nous parlerons donc un peu de cette question. L’abbé Pfluger, ici, a raison car le préceptorat préconisé par Mgr Williamson comme solution de remplacement nécessiterait des dizaines de prêtres spécialistes de toutes les matières prenant chacun un séminariste en charge. Et en même temps il faudrait que ces prêtres soient très disponibles, ce qui n'est pas le cas dans la Résistance, à cause des impératifs de l'apostolat. Ce préceptorat est donc irréalisable au plan pratique. Cependant, par la force des choses, il est partiellement réalisé actuellement par l'abbé Chazal et l'abbé Cardozo, en attendant que le nombre de séminaristes grossisse.
Quasiment tout le monde dans la Résistance est d’accord pour dire qu’il faut des séminaires. Mais cette opinion originale de Mgr Williamson ne touche pas à la doctrine. Elle ne prête pas à conséquence puisque celui-ci est d’accord pour conférer les ordres aux séminaristes qui seront formés dans les séminaires de la Résistance (il l’a redit très clairement le 22 janvier), et puisque la plupart des prêtres de la Résistance (peut-être même tous ?) sont convaincus qu’il faut des séminaires et veulent en faire. Les prêtres de la Résistance feront donc (ou continueront) la formation des séminaristes dans des séminaires et Mgr Williamson les ordonnera. Comme cela tout le monde se complétera suivant le charisme que Dieu lui a donné et de bons jeunes apôtres seront préparés à reprendre le combat derrière leurs aînés. Les prêtres qui ne sont pas soutenus dans leur projet de séminaire par Mgr Williamson n’en auront que plus de mérite à faire leur devoir. Ce qui compte, ce n’est pas d’avoir des encouragements en tout : nous ne sommes plus des enfants qui avons besoin des félicitations de nos parents dès que nous faisons une bonne action. Ce qui compte est de faire la volonté de Dieu. Cependant, dans cette conférence et dans son avant-dernier Commentaire Eleison, Mgr Williamson a félicité et encouragé les prêtres qui ont signé l’adresse aux fidèles. Cet aspect est réconfortant et doit être noté. 

3ème conférence

Abbé Pfluger :
L'apostolat c'est le « sentire cum Ecclesia » et non critiquer Vatican II {sous-entendu : là n’est pas le formel]. La critique finit par lasser et on craque comme beaucoup de gens brillants qui nous ont quittés car ils n'avaient pas la Caritas Christi. Les âmes à sauver c'est un vrai moteur de persévérance et ça ne laisse plus de temps pour les critiques stériles. 

Commentaire :
Dire cela est tellement aberrant que nous pensons que là, c’est l’ennemi se démasque. Convertir les âmes sans poser à la base la doctrine, n’est pas les convertir. La foi est ancrée sur des vérités à croire et donc sur la doctrine. Sentir avec l'Eglise, c'est au contraire lutter contre l'hérésie qui l'attaque. Ces propos de l’abbé Pfluger sont en fait de l’œcuménisme larvé : on fait amis-amis en évitant les sujets qui fâchent. Qu’il relise Dom Sarda y Salvani, le libéralisme est un péché. Les saints dans l’histoire de l’Eglise ont toujours défendu la doctrine avec fougue. L’abbé diffuse ici un esprit maçonnique. On croirait entendre François.

Abbé Pfluger :
Ne faisons pas comme la pseudo résistance, mais retrouvons l'enthousiasme pour le bien ! Cherchons le royaume de Dieu et non à convertir le Pape, à analyser les textes du Supérieur Général ou Lumen Gentium. Pie X : « notre préférence ira toujours à ceux qui se dévouent au salut des âmes ». Ce doit être [une / la] priorité de toutes nos maisons. Ne pas renverser l'adage : « enfer de la philo, purgatoire de la théologie, ciel de l'apostolat »

Commentaire :
Par cette conférence, l'abbé Pfluger contribue à ouvrir les yeux des gens sur les problèmes de la Fraternité. En cela, nous pourrons peut-être tirer un bien d’un mal, si ce texte pouvait provoquer une réaction qui brise l’engourdissement où se trouvent certains prêtres et fidèles. L’abbé Chazal a dit à Louis de Christus vincit, en parlant de cette conférence : tous les fidèles doivent l'avoir en main. C'est une preuve fraîche, irréfutable.
L’adage « enfer de la philo, purgatoire de la théologie, ciel de l'apostolat » dit par plaisanterie est dangereux lorsqu’il est pris au sérieux. Un prêtre qui n’est pas « au point » doctrinalement est un mauvais prêtre. Saint Thomas nous l’enseigne : Doctrina cum pietate. Il ne faut pas dissocier les deux. L’abbé Pfluger affirme ici l’opposé de la doctrine de Saint Thomas.

Il y a cependant un danger qui se profile à l'horizon de cette conférence. Beaucoup de fidèles et de prêtres, à juste titre très remontés, demandent à Menzingen la démission de l'abbé Pfluger. Si Menzingen écoutait leurs demandes, Mgr Fellay deviendrait alors l'image de la rectitude doctrinale personnifiée, de la mesure, de la sagesse... Et cette démission (ou ce renvoi) risquerait (à tort) de satisfaire la résistance interne qui se dirait alors : Quand même, Mgr Fellay n'est pas si mal. Cela contribuerait à anesthésier puissamment la résistance interne. Nous nous demandons, à cause d'autres éléments qui nous sont parvenus et qui sont actuellement en cours de vérification, si ce ne serait pas le plan de Menzingen, avec l'accord et la complicité de l'abbé Pfluger lui-même. Un article suivra sur ce sujet.

(Fin de la première moitié du commentaire — à suivre)

vendredi 24 janvier 2014

Interview du porte-parole officiel de la Fraternité aux Etats-Unis, Louis Tofari : l'accord n'est pas mort.

Traduction et commentaires de Michael


Un prêtre de la résistance nous a demandé de traduire certains extraits de cet article qui montre que contrairement à ce qu'a déclaré Mgr Fellay le 16 janvier dernier, un accord est possible avec François. 

Le National Catholic Register est un journal conciliaire qui a interviewé Louis Tofari, porte-parole de la FSSPX aux USA. Il est intéressant de voir ce que pense le porte-parole de la FSSPX aux USA et ce qu’il répond au journaliste conciliaire. On voit que l’accord avec Rome n’est pas abandonné, même après la conférence de Kansas City (octobre 2013) où Mgr Fellay a critiqué pour la première fois François en public, après avoir formellement obligé deux jours auparavant tous les prieurés du monde entier à mettre une photo du pape dans leurs locaux.

Extraits du National Catholic Register1 par Peter Jesserer Smith. 

FSSPX et le dialogue ecclésial en veilleuse

15 décembre 2013

Les relations avec la Fraternité traditionaliste, qui est en dehors de la pleine communion avec l'Église, se sont détériorées depuis la mi-2012, mais l'espoir demeure pour la pleine réconciliation.

ST. LOUIS [USA] – Le dialogue entre la Fraternité traditionaliste Saint Pie X et le reste de l'Église catholique semble au point mort. Cependant, l'espoir subsiste qu'une pleine réconciliation soit possible durant le pontificat de François, alors même que la FSSPX est confrontée à une rébellion au sein de ses propres rangs qui s'oppose à la pleine unité avec l'évêque de Rome.
"Je pense qu'il est sûr de dire que les discussions sont actuellement en veilleuse", a déclaré au Register, Louis Tofari, porte-parole du district des États-Unis de la Fraternité Saint Pie X. Tofari a expliqué que la FSSPX est toujours ouverte à la discussion et veut "la pleine reconnaissance" de son statut canonique dans l’Église. Cependant, ils n'ont pas encore fait d'ouvertures officielles pour redémarrer le dialogue ou accepter le préambule doctrinal tel que défini par le pape Benoît XVI.
"À l'heure actuelle, nous n'avons rien entendu du Saint-Siège ou du Pape François sur la poursuite des discussions qui ont été amorcées par le pape Benoît XVI", a-t-il dit.

Défi interne 
(…) Mais le Supérieur Général fait maintenant face à un défi d'origine interne appelé "La Résistance", qui s'oppose à toute réconciliation avec le pape ou avec ce que la "Résistance" appelle avec dérision "la Rome apostate". Le défi n'est pas négligeable. Ce mouvement semble responsable de la diffusion sur Internet des documents internes de la FSSPX relatifs aux négociations, y compris le Préambule Doctrinal de Mgr Fellay, diffusion faite dans le but de faire avorter ces efforts. (…) 
"La Fraternité Saint Pie X vit son propre schisme en ce moment", a déclaré Peter Vere, un canoniste et ancien adepte de la FSSPX. (…)

Actions controversées 
 (…) Les relations théologiques de l'Église avec le peuple juif, telles que définies par le Concile Vatican II avec Nostra Aetate sont un point de friction dans le dialogue de la FSSPX avec le Vatican. Cependant, en 2009, la FSSPX a doucement purgé ses sites d'un certain nombre d'articles offensant les Juifs, après que la négation de l'Holocauste par Mgr Williamson soit devenue publique, et la FSSPX a également expulsé l’abbé Florian Abrahamowicz, ancien supérieur de la branche italienne et autre négationniste public.

La réconciliation reste possible 
Bien que Benoît XVI ne soit plus pape, la porte de la pleine réconciliation n'est pas fermée par le pape François, déclara Tofari. Mgr Fellay, qui avait critiqué le pape François, le qualifiant de "véritable moderniste" a ensuite précisé qu'il regrettait ses mots, car il donnait l'impression erronée qu'il considérait pape François comme un hérétique. Le Pape François lui-même, dans son exhortation apostolique Evangelii Gaudium (La joie de l'Evangile), a signalé qu'il veut la réconciliation dans l'Église "blessée par les divisions historiques." Il a condamné les idéologies au sein de l'Église et nous a tous exhortés à "offrir un témoignage rayonnant et attractif de communion fraternelle".

Vere dit que le travail théologique pour montrer à la FSSPX la continuité du Concile Vatican II avec les enseignements de l'Église pré-conciliaire continue de progresser, surtout avec le "travail de référence" sur la liberté religieuse de Dom Basile Valuet, un théologien bénédictin de l'abbaye du Barroux de France. Il a ajouté que Summorum Pontificum, en 2007, (Motu proprio de Benoît XVI qui a confirmé la validité de la forme extraordinaire de la messe célébrée en latin, selon le Missel Romain de 1962), la réconciliation des traditionalistes du diocèse de Campos, au Brésil, et des ordres traditionalistes comme la Société de Saint-Vincent Ferrier, ont également montré que les catholiques ne devaient pas renoncer à l'espoir de la réconciliation entre la FSSPX et le pape. "Il y a eu des marques réelles de progrès", a déclaré Vere. C'est juste une question de temps et de prière afin de permettre aux deux parties de négocier à l’abri de l’impératif médiatique de l’immédiateté.

Note : 
1. Source Wikipedia : Le National Catholic Register est le plus ancien journal catholique des États-Unis d'Amérique. Il a été fondé en 1927 en tant que journal hebdomadaire. (…) Le père Owen Kearns, membre des Légionnaires du Christ, est éditeur et collaborateur du journal depuis 1995.

Commentaire

Il est piquant de voir que le porte-parole de la FSSPX et le journaliste conciliaire sont d’accord : ils souhaitent la reconnaissance canonique. Elle est non seulement souhaitable mais possible. Ce n'est qu'une question de temps. Pour ce faire :

1. On expulse les récalcitrants.

2. On expurge les sites de la FSSPX afin de se mettre en conformité avec l’esprit de Nostra Aetate. L’abbé Bouchacourt modifie la théologie catholique sur le peuple déicide dans une interview à la presse argentine. Voir ici.

3. On s’appuie sur l’exemple des ralliés qui jouent un rôle de subversion de la Tradition. (cf. point 5 de la critique du livre de l'abbé Pivert et la "récollection" donnée par l'abbé Pfluger à Flavigny)

4. On négociera en évitant les fuites. 
Le ralliement à la Rome moderniste est donc toujours possible et sera préparé en secret comme le dit Vere et comme l’a sous-entendu Mgr Fellay dans une interview (The Angelus, 20 avril 2013) :
The Angelus : « Avec le recul, y a-t-il quelque chose que vous auriez fait différemment au cours de l’année passée ? »
Mgr Fellay : « Oh, certainement, on est toujours plus sage après la bataille. J’aurais insisté davantage sur ce que j’ai toujours dit et ne croyais pas nécessaire de souligner : quel que soit l’accord, il y aura toujours une condition sine qua non : pas de compromis, c’est impossible ! Nous restons tels que nous sommesC’est ce qui nous fait catholiques, et nous voulons rester catholiques. »
[ndlr : pour Mgr Fellay, la déclaration du 15 avril 2012  ne faisait donc aucun compromis et nous laissait tels que nous étions mais il n’a pas cru nécessaire de le souligner… Pour qui prend-il les fidèles ? Devons-nous faire confiance à celui qui profère de telles hypocrisies ?] Mgr Fellay poursuit : « J’aurais aussi amélioré les communications et j’y ai déjà travaillé. J’ai été paralysé par les fuites. Je ferais les choses autrement maintenant. »
Mgr Fellay ne refera pas les mêmes erreurs, c’est l’enseignement qu’il a retiré des négociations avec Benoît XVI. Maintenant tout se fera sans fuites.



jeudi 23 janvier 2014

Besoin de sermons et de conférences sur internet



Si les nouveaux prêtres qui sont sortis le veulent bien, Avec l'Immaculée souhaiterait que des fidèles enregistrent leur sermon dimanche prochain puis ensuite, assez régulièrement. Nous n'avons demandé à personne en particulier de s'en occuper. C'est donc aux fidèles de bonne volonté de prendre des initiatives en accord avec leur prêtre. 

Lorsque Mgr Lefebvre a prêché à Lille, en 1976, cela a fait une bouffée d'air frais à tout le monde. De même actuellement, il y a parmi nos lecteurs des personnes qui sont isolées près d'un prieuré accordiste ou silencieux et qui seraient heureuses de se ressourcer avec des paroles ferventes, revigorantes, claires et doctrinales. Il y a également d'autres personnes de bonne volonté qui ont un peu négligé de lire et de s'informer cette année et qui, bien qu'elles ne lisent pas volontiers, se laisseraient convaincre de regarder une vidéo. 

Si nous voulons développer la Résistance, nous devons occuper internet afin de toucher le maximum de fidèles. Les vidéos où l'on voit le prêtre en chair et en os sont davantage regardées qu'un article, surtout lorsque ce sont les premières fois qu'un nouveau prêtre parle. On peut facilement ces premières fois multiplier l'audience par dix par rapport à un texte écrit. 

Certaines brebis sont un peu engourdies et elles ont besoin d'entendre régulièrement la voix d'un bon pasteur. Nous sommes certains que beaucoup d'entre elles se laisseront convaincre peu à peu si elles reçoivent régulièrement un contre-poison adapté. 

Dans l'idéal il faudrait que les prêtres établissent un roulement et que nous ayons une ou deux vidéos par semaine. Certains prêtres qui n'aiment pas être pris en vidéo peuvent écrire un article. Mais dans la mesure du possible, si cela ne dérange pas le prêtre, il vaut mieux faire une vidéo pour avoir davantage d'impact. Fides ex auditu. La parole qui sonne juste, convainc plus facilement que des écrits. 

Pour la publication de ces sermons ou conférences, vous pouvez contacter par email Louis de Christus vincit, François de la Sapinière ou Avec l'Immaculée (cf. onglet contact). Vous pouvez également créer un compte Youtube pour votre prêtre et ensuite nous envoyer le lien vers la vidéo que vous aurez publiée vous-même. Merci d'avance de ce que vous pourrez faire pour la plus grande gloire de Dieu et le salut des âmes.

mardi 21 janvier 2014

L'abbé Pfluger prêche une récollection...révolutionnaire !

La palme du plus fervent révolutionnaire de la FSSPX
revient incontestablement à l'abbé Pfluger.

Merci à François d'avoir posté ce texte incroyable sur Christus vincit. Le fait que l'abbé Pfluger ait toujours la fonction de n°2 dans la Fraternité et ne soit pas immédiatement expulsé pour ces propos est symptomatique. Cela nous confirme dans notre combat et doit réconforter tous les prêtres qui sont sortis. Manifestement, ils ont bien fait, c'est la seule chose qu'il y avait à faire. L'ennemi se démasque de plus en plus. Certains propos ne sont pas catholiques. Des commentaires suivront dès que possible. Vous pouvez aller télécharger le texte des notes en format PDF sur Christus vincit : Il faut cliquer dans le message de François sur "à lire ici". Avila a relevé et commenté des passages marquants. N'hésitez pas à vous inscrire sur le forum pour commenter vous aussi. Il y a de quoi dire !

Abbé PFLUGER
Récollection donnée aux frères de la FSSPX
Flavigny - Noël 2013
(Notes obtenues grâces à des méthodes différentes de celles préconisées par Menzingen à l’égard des courriels de M. l’abbé Rioult)
1ère conférence
De quoi les frères ont-ils besoin ? Savoir ce qu'est leur devoir aujourd'hui. St Jean-Baptiste dans la liturgie de l'Avent nous invite à : « Repentez-vous car le Royaume des Cieux est proche. » « Repentez-vous » : avoir un nouvel esprit. Le but de ce nouvel esprit, c'est le Royaume des Cieux, le salut. En
conséquence le but de tout (prière, voeux, activités) c'est le salut. Pour arriver au salut, il faut changer de direction, d'esprit, remettre la boussole : « Comprendre l'esprit profondément surnaturel de toute leur vie. »
Les statuts de la Fraternité sont aussi valables pour les frères. Dans un passage, il nous invite à « comprendre l'aspect surnaturel de toute leur vie. »
Quelle est donc notre mission, notre devoir ? Pie X nous dit : « Omnia instaurare in Christo. » 
Instaurare : vraie réforme de l'Église.
Le nouveau pape François a été élu à cause de sa volonté de réforme. Il est le réformateur de la Curie, initiateur d'une nouvelle évangélisation : ce que l'on appelait autrefois une réforme.
« ... Race de vipère. » C'est pire que moderniste ou libéral. Non, libéral, c'est pire [sous-entendu : dans les insultes] ! Mais au fond personne ne sait ce qu'est un libéral.
La sainteté d'après St Benoît consiste en l'humilité, et [l'humilité / l'un des degrés de l'humilité consiste] dans l'obéissance à Dieu, aux supérieurs. L'obstacle dans la Tradition, c'est cet esprit de suffisance, d'orgueil qui conduit au mépris, à la désobéissance et c'est totalement opposé à la pensée de Dieu dans l'Incarnation. Une vraie réforme, ça passe par une conversion, un renoncement mais pour le Royaume des Cieux (aspect surnaturel à ne pas oublier). Notre-Seigneur dit : « Je suis sorti du Père, je suis venu dans ce monde (Incarnation). » Pourquoi ? Pas pour les justes, pas pour les Tradis, mais pour les brebis égarées, il laisse les 99 justes pour s'occuper de la brebis égarée. Faisons gaffe à notre sécurité. Ne pas rester en sécurité en ce monde, c'est bien de partir, de ne pas rester dans sa sécurité sinon on s'enracine, il faut voir le [bien des autres / le salut des âmes]. La vie surnaturelle n'a pas été donnée pour nous. Dieu appelle, il faut que l'âme réponde. « Credidimus caritati », c'est différent de « Credidimus veritati ». « Credidimus caritati » c'est : nous avons cru à la charité. Si la vocation, la prière ne nous conduit pas à la charité et donc à la joie, c'est qu'il y a quelque chose d'erroné dans notre vie spirituelle. Le but nous dit Notre-Seigneur : « afin que votre joie soit complète. » C'est totalement contraire au fatalisme de Mgr Williamson, attitude fausse et pas catholique. Tout ce que nous vous annonçons, Dieu est lumière, en Lui pas de ténèbres, il est amour. Mgr Lefebvre nous dit en 1978 : « Dieu est amour, donc il est miséricorde. »
Constat dans la Tradition : pas ou peu de vocation [proportionnellement au nombre d'élèves dans nos écoles], pourquoi ? Parce que nous nous disons les seuls, les meilleurs et c'est l'esprit d'Avrillé [- n'allez pas le répéter partout, cela reste entre nous-], c'est la religion de l'exclusivité, ce qui nous intéresse, c'est nous. [On sait tout, on juge tout]. On comprend [parfois] le pape qui fustige le cléricalisme. Nous, les Tradis, nous avons La vraie foi, La vraie messe, Nous ! Ch. 4 de st Jean : « Aimons-nous les uns les autres... Dieu est amour... » Cet amour consiste non pas en ce que c'est nous qui aimons Dieu mais en ce que c'est Lui qui nous a aimés (Incarnation). C'est ça la vraie miséricorde.
« Credidimus caritati » différent de « Credidimus veritati ». Une foi qui ne consiste pas à produire la charité, non !!! Timothée V, 8 : « Celui qui ne [répand pas la charité / prend pas soin des siens a renié sa foi et il] est pire qu'un païen. » La foi ne sert à rien si elle ne répand pas la charité. Notre-Seigneur ne vient pas pour juger mais pour sauver, c'est la vraie foi, la vraie joie. [La foi est une vie, pas un sac à dos.]

2ème conférence
La finalité de la vraie réforme c'est le salut par le renoncement, l'humilité, l’obéissance. Dans un contexte de refus de la vérité, de la Tradition, nous ne devons pas avoir une altitude agressive, car Dieu est venu pour sauver le monde. « Nul ne peut voir Dieu s'il ne renaît de l'eau et de l'esprit » : c'est ça la réforme.
Dieu a tellement aimé le monde qu'il lui a donné son Fils... car Dieu n'a pas envoyé son Fils pour juger le monde mais pour qu'il soit sauvé par Lui. Oui Dieu veut sauver ce monde et nous, nous disons : c'est fichu. Dieu ne dit pas pareil, rien n'est impossible à Dieu. Ce n'est pas un problème de foi mais
d'espérance. Dieu viendra pour juger, ce n'est pas à nous d'avancer ce jugement mais nous devons sauver les âmes.
Exemple de vraie réforme tirée du livre « La Sainte Église à travers son histoire » de notre cher Père Jean-Dominique. Les chrétiens persécutés pensaient que c'était la fin du monde. Le pape a accepté ce que proposait Constantin, ce n'est pas parfait, çà vient d'un empereur [païen] mais on prend quand même. (Le pape n'a pas refusé sous prétexte que l'Édit de Milan s'appliquait au nom de la liberté religieuse.] Dans les persécutions, on survit. Une fois libérés des persécutions, des milliers de jeunes gens quittent le monde, les vocations affluent. C'est un phénomène très bizarre !
On constate un manque d'enthousiasme dans la Tradition aujourd'hui ; Il n'y a pas ce phénomène de quitter le monde pour la contemplation. L'état actuel des vocations est décevant. Exemple du Carmel !
[-] qui est rentré dans la « pseudo résistance », ce qui est ridicule [-], ils n'ont pas de vocation. Il y a un idéal que dans la Tradition nous ne sommes pas capables de transmettre. On peut pour cela voir l'assistance lamentable à la messe en semaine.
C'est trop simple de ne voir que la perversion du monde, c'est la foi qui vainc le monde : primauté de la contemplation, amour de la Croix donc de la messe, c'est par elle que l'on vainc le monde. Notre combat a été idéalisé, notre vue est en noir et blanc.
La réalité prend du temps, exemple du concile de Constantinople, St Athanase fut exilé 7 fois, il prêche dans la ville alors que l'évêque arien y est encore installé. Sa lutte dure plus de 60 ans. C'est le mystère de l'histoire, Dieu fait homme qui vient dans ce temps, dans ce monde, pas en étouffant tout, en détruisant tout puis en construisant un nouveau monde. Notre-Seigneur s'est incarné dans ce monde pourri. La réalité exige un long cheminement, pas de pape qui s'endort moderniste et qui se réveille thomiste. Notre-Seigneur dit : « C'est par votre persévérance que vous sauverez votre âme. » Tous nos prieurs, nos supérieurs n'ont peut-être pas compris par où il faut commencer la réforme à faire. En tant que réformateur, st Raymond de Capoue a dû faire face à une fronde au sein de l'Église. Toute réforme est oeuvre du Saint-Esprit, c'est une oeuvre de l'Église. Mgr Lefebvre s'est appuyé sur les moyens ordinaires pour sa réforme.
Mgr Williamson dit que la nature est tellement détruite, que les séminaires tridentins ça ne marche plus, qu'il faut faire autre chose : c'est ridicule !

3ème conférence
Une réforme, une vraie restauration de l'Église, ça regarde toute la vie pas seulement la vérité.
Exemple de la réforme de Pie V, dans le fond plus complexe que la messe, le missel, la croisade contre les turcs. Sa réforme commence déjà comme jeune professeur, il est nommé inquisiteur et il réforme les couvents de ses dominicains. Il fait des réformes très pratiques et il est critiqué partout.
Comme pape, il commence par des réformes très pratiques :
1- Il fait installer des cacatorium.
2- Il met dehors les enfants des clercs.
3- Les portes du Vatican sont fermées à clef la nuit.
4- Il diminue de moitié le personnel du Vatican.
5- Les couvents de femmes sont clôturées, interdiction de sortir sauf cas de lèpre, de peste et d'incendie.
6- Les abbés qui ne font rien sont enfermés au château Saint-Ange. 7-11 met dehors les putains.
Et il a commencé par réaliser ces réformes et ainsi il a réformé la vie chrétienne : [pas suffisant / Il ne s'est pas contenté de réformer] la messe, le caté...
Un autre exemple de réalisme par rapport à la réforme, c'est Pie X. Dans un climat d'abandon et d'apostasie, il prend comme devise : « Omnia instaurare in Christo » pour le retour des nations à Notre-Seigneur au moyen de l'Église, pas de fatalisme, d'attente de châtiment. Pie X ne se contente pas
de se lamenter sur la situation. Pour nous, avoir avant tout un but clair : pourquoi notre vocation ?
Avant tout, l'Église, le Christ, sauver les âmes et non pas penser uniquement à soi, à notre prieuré, notre école...
Autre exemple, celui de st Dominique qui a eu un grand charisme et qui a attiré beaucoup de vocations. Son secret qu'on découvre dans sa prière : « Que vont devenir les pauvres pécheurs ? »
C'est la « Caritas Christi » et c'est elle qui maintient notre désir de sainteté. L'apostolat c'est le « sentire cum Ecclesia » et non critiquer Vatican II {sous-entendu : là n’est pas le formel]. La critique finit par lasser et on craque comme beaucoup de gens brillants qui nous ont quittés car ils n'avaient pas la Caritas Christi. Les âmes à sauver c'est un vrai moteur de persévérance et ça ne laisse plus de temps pour les critiques stériles. Le but de st Pie X : former le Christ dans ceux qui sont destinés à le former dans d'autres. Le sacerdoce est un moyen d'apostolat. Ne soyons pas égoïstes, le but de notre combat c'est la sanctification des autres, de ceux qui sont avec nous. Ne faisons pas comme la pseudo résistance, mais retrouvons l'enthousiasme pour le bien ! Cherchons le royaume de Dieu et non à convertir le Pape, à analyser les textes du Supérieur Général ou Lumen Gentium. Pie X : « notre préférence ira toujours à ceux qui se dévouent au salut des âmes ». Ce doit être [une / la] priorité de toutes nos maisons. Ne pas renverser l'adage : « enfer de la philo, purgatoire de la théologie, ciel de l'apostolat »

4ème conférence
L'ignorance est le premier problème : « ils ne connaissent ni moi ni le Père. » L'apostolat de nos prêtres doit se focaliser sur la formation et réduire l'ignorance des fidèles, ne pas se borner à parler des scandales de Vatican II ou de la liberté religieuse... mais de [prêcher] la Foi. Ne pas faire de dialectique (ex des 2 paysans russes ). Pas de charité amère ! Ne pas forcer avec la vérité mais être patient.
Avec ce nouveau pontificat on parle beaucoup de réformes. Avec « Evangelii gaudium », le pape essaie de toucher tous les peuples, de transmettre la joie de l'Évangile et de la Foi. Comme dit l'abbé Schmidberger : « il y a de bonnes choses mais des omissions ». Après neuf mois on y voit un peu plus
clair sur ce pape. Il veut changer l'Église. Il aime plaire et fait toujours différemment : il ne chante pas quand il faut chanter, il ne jeûne pas quand il faut jeûner, il n'est pas exact avec les rubriques (génuflexions), il se met en clergy si les autres sont en soutane. Bref, il choque. Ce qu'il faut dire, c'est qu'il est unique, il est autre, il est argentin et jésuite. C'est un homme de l'action. Il est dans l'agir, le faire, le mouvement, mais c'est le pape. « Evangelii gaudium », c'est un langage un peu surprenant pour nous, auquel on n'est pas habitué.
(L'abbé Pfluger nous lit la table des matières) Il faut remarquer que le pape nous invite à ne pas tomber dans l'acédie spirituelle... [En fait, le vrai problème n'est pas ce qui est dit mais ce qui n'est pas dit / Plus grave que ce qu'il dit. il y a tout ce qu'il ne dit pas.] : le problème du salut universel. On comprend la réaction du pape mais le problème est qu'il ne parle pas de convertir. Il lutte contre le
cléricalisme : ceux qui ne pensent qu'à eux et se satisfont de leurs petites règles. Ce qu'il dit sur les homo [dans le fond / d'une certaine manière] n'est pas faux car Notre-Seigneur ne juge pas non plus : il embrasse les protestants, pourquoi pas ? Mais le plus grave est qu'il ne leur parle pas de l'exclusivité
du salut. [Chez les modernistes, la foi n'est plus objective, elle est subjective. Je n'adhère plus à un objet précis. Le pape rappelle la croix, etc., mais pour les modernistes, nous sommes tous sauvés.] Ce pape est dans l'illusion. Il a la volonté de réformer, c'est très bien mais il manque la nécessité de la foi : « Celui qui ne croit pas peut risquer son salut » (sic) A la Pentecôte, St Pierre fait un sermon qui choque, mais il est le Pape et il y a trois mille convertis. [Pour le pape François, « tout le monde connaît ce que pense l'Église » : non, c'est faux.]

5ème conférence
Et nous, en terme de réforme, que peut-on faire dans cette crise qui dure ? On est dans un moment décisif pour la Tradition et la Fraternité. Crise vient du grec crisis qui s'applique en médecine au cas d'un patient dont le moment est venu de statuer sur son avenir. Arrive-ton à vaincre la maladie ? Nous en sommes à ce point ou il faut décider sur l'avenir par rapport au pape, à l'Église. Donc, comment agir ?
Il faut regarder comment l'Église a agi dans le passé. Aujourd'hui, Suresnes, Mgr Tissier nous poussent, mettent une certaine pression pour que nous fassions une déclaration claire, pure et dure, une profession de foi, qui mette les points sur les « i ». Ils [Ils ou certains...] demandent que nous ne discutions pas avec Rome mais que nous proposions des petits textes basés sur la doctrine. Mais faisons gaffe ! [Ce n'est pas aussi simple.] Dans le Credo, on ne professe pas qu'on renonce à Vatican II et à la liberté religieuse !
Nous avons consulté quelques confrères sur l'opportunité de la publication de ces déclarations à l'occasion des 25 ans des sacres ; un confrère français nous a écrit sur l'utilité de ce texte qu'il est inaudible au clergé moderne [deux déclarations fermes (fin du Chapitre 2012, puis déclaration des évêques en 2013) rappellent déjà notre position. Nos déclarations restent inaudibles pour le clergé moderne], même à celui qui nous estime ! parce qu'il manque d'une philo sérieuse pour nous comprendre.
1er problème : sur un même texte, chacun voit de sa façon et les modernes ne voient pas ce qu'on y voit. Exemple : à l'occasion de la manifestation interreligieuse à Buenos-Aires pour mémoriser l'attaque contre les juifs, personne n'a compris notre lutte contre la liberté religieuse, on a pensé qu'on luttait contre les juifs parce qu'on a des fidèles très intelligents [qui n'ont pas percé le contexte / qui ont parlé en ce sens à la TV].
2ème problème : ils méconnaissent le magistère ante-conciliaire [parce qu'ils / et ils] sont submergés par des préoccupations pastorales. Leurs soucis sont totalement différents des nôtres qui nous focalisons sur Vatican II et la collégialité... [En publiant une telle déclaration.] Nous nous (faisons / ferions] plaisir à nous-mêmes et nous ne [faisons / ferions] pas avancer les choses.
La réforme consiste à travailler, à faire circuler « in capite et in membris », simultanément. In capite, c'est par rapport au pape, à Rome et ça a consisté dans les discussions doctrinales et nos efforts ne sont pas couronnés de succès pour l'instant. In membris c'est par rapport aux fidèles, aux paroisses et au clergé conservateur. Il faut maintenant intensifier le contact in membris.
En remontant plus loin dans l'histoire, on constate que la réforme carolingienne a consisté dans la multiplication d'initiatives privées qui se sont élaborées en dehors du pouvoir romain sans l'affronter et que celui-ci a fini par approuver en légiférant. Le pape ne lance pas l'initiative mais c'est la base qui les lance, initiatives qui s'épanouissent jusqu'à ce que la tête les reprenne à son compte pour les officialiser. Pour cela il faut une disposition suffisante des inférieurs pour se laisser conduire sinon la tête ne peut pas reprendre à son compte la réforme. Le Motu Proprio est une étape, le pape ne peut pas aller plus vite et plus loin pour l'instant. Mgr a bien dit que ce sont les chiffres qui parleront. « De l'histoire on n'apprend rien », dit... ? Les gens font toujours les mêmes bêtises ! Le changement viendra de la multiplication de ces initiatives et par leur rencontre et leur union.
[C'est / En fait, c'est surtout] le problème de la France. Les français sont des râleurs. Le problème de la France c'est qu'elle a un esprit maurrassien, cartésien. Le problème actuel c'est soit de s'ouvrir à d'autres soit de retomber sur soi-même. Alors comment vaincre cette crise ?
Quatre évêques, quatre points de vue !...
- Le Ier groupe qui suit Mgr de Galarreta pense que la Fraternité c'est pour une élite, le 1er devoir c'est de protéger notre oeuvre, la protéger de la confusion due au contact avec les autres. Mgr est déçu par rapport à nos discussions avec Rome. En pratique pas de contacts, on protège ce que l'on a. A Rome ce sont des têtes, pas des imbéciles qui ne connaissent que Vatican II, dit l'abbé Pfluger. [Il y en a qui s'imaginaient qu’on ne ferait qu'une bouchée d'eux lors des discussions.]
- Le 2ème groupe, c'est Mgr Williamson : parler avec Rome c'est déjà un signe visible de trahison. C'est très personnel comme problème chez Mgr Williamson. Il a été formé dans un collège où on apprend « à faire le contraire, à voir en négatif. » C'est aussi un problème psychologique dans sa relation avec Mgr Fellay. Il n'a jamais accepté son supériorat. II y était toujours opposé. Lié aussi à sa psychologie, son pessimisme est idéologique : la nature de la jeunesse est si corrompue qu'elle ne peut recevoir la grâce, il faut donc restaurer d'abord la nature...
Commentaire : c'est ridicule. On ne peut plus rien faire et donc on provoque pour provoquer et pour que çà bouge. Parler avec l'ennemi, c'est déjà perdre le combat.
- 3ème groupe.(Mgr Tissier, Suresnes) : ceux qui ont peur. Ils disent : d'abord c'est trop dangereux, Rome doit se convertir avant tout accord ou régularisation canonique. Un [supérieur / prêtre] français nous a dit : « Avant tout contact avec Rome, le pape doit se convertir, condamner Vatican II et
consacrer la Russie à Notre-Dame. »
Analyse : Dans le fond, c'est un problème de crainte, de peur d'avoir des contacts. On va jusqu'à dire que, parce qu'ils sont modernistes, ils sont nos ennemis. Ces conditions [= la conversion préalable de Rome] sont idéales mais irréalistes. Jamais un chef ne se dédît d'un seul coup. Il faut le temps.
Après le « scandale » d'Assise, Mgr Lefebvre n'a pas exigé du pape de s'excuser mais peu de temps après, il est allé vers lui à Rome. Il faut se référer aux paroles de Mgr Lefebvre en 82 aux États-Unis où il s'insurge contre ceux qui refusent le missel de 62 et mettent en doute la validité des sacrements.
Mgr dit : « Je ne peux pas tolérer cet esprit sectaire, schismatique qui méprise le bien des fidèles. Ce n’est pas conforme à la pensée de l'Église. »
On peut faire le clonage avec la situation actuelle. On ne doit pas céder à la pression de ceux qui pensent comme ça, ne pas en faire un problème personnel mais se rappeler quelle est notre mission : [Il ne faut pas se leurrer, de fait.] si on coupe avec Rome on est sédévacantistes. La thèse de Mgr Tissier avec un pape pour deux Églises, c'est de l'ecclésiovacantisme et c'est irrecevable !

7ème conférence (sous forme de conférence interactive 20h30 — 22h30) [ndlr : dans le document, il n'y a pas de conférence 6. Donc soit elle a été sautée, soit il est plus probable que celle-ci soit la sixième]
Pour comprendre le contexte historique de nos relations avec Rome, il faut voir une 1ère phase d'extension de la Fraternité, puis il y a eu les sacres, puis vient la phase des contacts avec Rome.
Après l'an 2000, c'est Rome qui prend contact. 2000 c'est l'année du jubilé, l'année du pardon. Le Cal Castrillon Hoyos dit qu'une solution viendra très vite pour nous et il insiste, mais Mgr Fellay dit : « On n'a pas confiance, vous voulez nous faire rentrer dans les rangs. » La politique de la Fraternité consiste à attendre que Rome nous montre de la bonne volonté (libéralisation de la messe). Plus tard on rajoutera la levée des excommunications. A l'époque c'était impensable [que Rome soit digne de confiance / que Rome fasse une telle chose]. {Puis il y aura les discussions doctrinales pour montrer les vrais problèmes.]
Arrive Benoît XVI qui connaît très bien notre dossier. Déjà en 2002, il avait dit [au Dr Barth] : « La cohabitation de deux rites ensemble dans l'Église c'est impossible, il faut [donc « catholiser » / réformer] la nouvelle messe [sur la base de l'ancienne]. »
[Le Motu Proprio est dans l'air] donc il y a le Chapitre de 2006 qui est très circonstanciel (comme l'ont été certaines encycliques il y a plusieurs centaines d'années et auxquelles on ne se réfère plus). Vous
savez : on peut tout faire dire à Mgr Lefebvre si on reprend ses écrits, tout et son contraire parce que
tout est lié aux circonstances. [Le Chapitre de 2006 manifestait qu'une certaine méfiance envers Rome était toujours présente. Vers la fin de ce Chapitre, un prêtre a glissé un mot sous la porte du Secrétaire pour plaider : « pas d'accord pratique ».] En 2006, personne ne pensait que le pape allait donner suite (aux préalables]. Le 7 octobre 2007, la pape fait son Motu Proprio. Mgr Tissier lui-même a dit ce jour-là devant moi : « C'est une victoire, c'est le plus grand événement depuis le couronnement de Pie XII. » Et aujourd'hui la « pseudo-résistance » critique le Motu Proprio, c'est hypocrite, surtout quand on sait que le pape a [eu] toute la curie contre lui. [Bien sûr, le motu proprio n'est pas parfait.]
Ce Motu Proprio, c'est un préalable et le pape sait qu'on ne peut pas avancer plus vite.
Au moment où le pape retire l'excommunication, il est attaqué par la curie et, dans nos rangs, il y a eu l'affaire Williamson. Ce [n'était / n'est] pas la peine, ni le moment de « critiquer le complot ». Si le pape avait su ce que pensait Williamson,il n'aurait pas levé l'excommunication il ne faut pas oublier que la pape était allemand et que ce sujet est très difficile pour eux). [Puis] Le pape dit : « Il faut discuter », et ça c'est un affront pour toute la curie et tous les évêques : le monde entier l'a compris, sauf nous ! Le 4 juin 2009, il y a une rencontre à Rome avec Mgr Fellay, l'abbé Pfluger, l'abbé du
Chalard. Le cardinal a été très gentil... (sic). Il nous a avoué que depuis longtemps, ils avaient un problème en interne avec les évêques.
[On n'a pas compris Vatican II : la liberté religieuse, le concile voulait seulement nous permettre de pouvoir aller en pays musulmans. Quanta Cura, etc., ce n'est pas là le problème. Après les discussions, on attend un résultat de ces discussions. [Mais en fait,] On nous propose un texte à étudier, à signer. C’est clair on ne peut pas signer mais on voit que Rome fait tout ce qu'elle peut, elle veut une solution, une régularisation de la Fraternité. Hoyos fait des propositions. Mais déjà à ce moment on rencontre une forte opposition dans la Fraternité. Il y a un petit groupe qui ne veut pas de contact avec Rome. Rome met la pression, exige une réponse avant fin novembre. Mgr répond qu'on ne peut pas donner suite et c'est une gifle à Rome.
Le Carmel a réagi et ce n'est pas noble comme attitude. A l'intérieur de celui-ci, ce sont des tensions, des déchirements, ça chauffe et tout çà c'est ridicule. 
Mgr Fellay est très hésitant non sur le fond mais quand et comment agir sans rompre de nous-mêmes avec Rome. En mars le secrétariat du pape nous fait savoir que le pape veut la régularisation malgré l'opposition de la curie, mais le fond du problème c'est que chacun veut sauver sa face : Rome avec Vatican II et nous avec les bêtises de Mgr Williamson. Le Cardinal Levada a dit : « Si vous ne signez pas, c'est parce que vous ne reconnaissez pas le pape. » Et Mgr Fellay ne veut pas prendre le risque d'une excommunication pour refus de reconnaissance du magistère. La lettre des 3 évêques, c'est une imprudence grave, ce n'est pas l'esprit de Mgr Lefebvre. De fait, un peu plus tard, Mgr de Galarreta s'est excusé de cette lettre en disant que s'il avait connu le contenu des documents de janvier (possibilité de critiquer) il n'aurait pas agi ainsi. Et ça bien sûr, ça reste entre nous, ne le mettez surtout pas sur internet ! (dit-il avec un petit air entendu).
Imaginez que le pape appelle Menzingen et que Mgr Fellay réponde « je ne suis pas disponible, appelez plus tard ». Ce n'est pas possible ! Et pourtant il est en face du problème de la Fraternité notamment avec ce discours ecclésiovacantiste de Mgr Tissier et donc on ne peut pas passer pour des sédévacantistes. Le texte [que le pape était sur le point de signer / proposé par la Fraternité] avait été trouvé plus exigeant que celui de Mgr en 88. Et pourtant le pape n'a pas signé malgré toutes les annonces qu'il a faites et la commission Ecclesia Dei devient plus exigeant, alors l'abbé Pfluger [?] demande au cardinal : « D'où vient cette nouvelle exigence ? » Réponse : « On était tous d'accord jusqu'au mois de mai mais après certains ont joué à faire pression sur le pape. » Surtout après ce que disait Mgr Tissier, « Le concile n'est pas un vrai concile » : le Cardinal Ladaria l'a rappelé au pape qui, c'est évident, ne peut pas se déjuger. Dans la Fraternité on est bien embêté, notre position n'est pas claire par rapport au concile, si on ne lui donne pas de valeur magistérielle. Alors nous ne sommes plus catholiques.
La pseudo-résistance : ces prêtres sont des gens [très déséquilibrés / imprudents], des cas. On a l'impression que c'est un état d'esprit. La question aujourd'hui n'est pas de faire confiance ou non, on veut nous imposer pour la situation actuelle, pour aujourd'hui, une prudence qui [est/fut] celle de Mgr Lefebvre en son temps, à son époque, dans ses circonstances. Ce n'est pas honnête.
Tous ces départs sont une purification pour la Fraternité et doivent être vus comme une grâce, même si ça fait mal parce que ce sont peut-être des confrères avec lesquels on s'entendait bien.
Cette situation irrégulière de la Fraternité est peut-être une punition parce qu'elle s'est focalisée sur les erreurs, on a traité et on traite le pape comme un étudiant, on juge systématiquement les textes qui viennent de Rome, par principe et c'est très grave ! [On est presque content que l'Église soit bafouée, content de chaque erreur,] Depuis 2006 on a perdu [60 / 66] prêtres et ce n'est pas à cause de Rome, tandis qu'à la Fraternité St Pierre où ils sont environ 250, ils n'ont presque pas de départs. Il y a donc bien un problème. [Bien sûr qu'il faut maintenir notre ligne.] L'Église est humiliée, il faut être comme le bon samaritain, il faut l'aimer. On a idéalisé notre combat et c'est comme une obsession de taper sur les autres instituts [Bien sûr ils ne sont pas parfaits, mais nous non plus.] On comprend le pape qui critique le cléricalisme. On a rencontré des évêques, à Rome on nous appelle, et nous, on est content qu'à Rome ça va mal. Dieu ne peut pas bénir l'attitude de ceux qui ne veulent pas rentrer dans la bergerie parce qu'il y aurait un loup. [Un prêtre (évêque ?) de la Fraternité a même dit : « Même si les chapelles de la Fraternité se vident, ce n'est pas grave, ce qui compte, c'est que nous gardions la foi. »] La foi est au service de l'apostolat.
Le texte [d'avril] est circonstanciel, [minimum], il n'est peut-être pas top et certains disent qu'il est lamentable, on dogmatise son interprétation et on l'impose à Mgr Fellay. [Il a été vu par des théologiens de la Fraternité qui l'ont trouvé très bon. D'autres disent qu'il est lamentable, qu'il n'est pas catholique ! On dogmatise une interprétation, une opinion]
Il faut faire attention : dans nos propres rangs nous ne sommes pas tous d'accord sur la notion de magistère, il y a même 5 théories (Mgr Tissier, abbé Gleize...) Il ne faut pas dogmatiser et imposer une vue au supérieur. Certes il ne faut pas changer de position mais ce sont les circonstances qui ont changé. Ceux qui résistent au supérieur sont peu nombreux mais bornés, comme Chazal. En 2007, la théorie de Mgr Williamson c'était : « les décisions ad infra relèvent du Conseil mais dans ce qui est ad extra, cela est du ressort des évêques. »
Donc de fait tout le monde est [pape face au supérieur général/supérieur général]. Derrière cette opposition il y a d'une part la peur, d'autre part : « Rome ne nous intéresse pas. », [« nous sommes l'Église »].
Mgr Tissier ose dire : « Là où il y a la vraie foi, il y a l'Église. » Attention, c'est aussi ce que Luther a dit. Par rapport à la libération de la messe, on a reproché qu'elle a été classée en rite extraordinaire, mais c'est de l'hystérie de pinailler là-dessus ! Il faut être clair, ce n'est pas sérieux, çà devient un problème existentiel, qu'est-ce-que ça peut vous faire si Mgr Fellay écrit à Rome. [En 1988, Mgr Lefebvre n'a rien dit au Conseil de ce qu'il allait faire à Rome. Mgr Lefebvre a toujours gardé contact avec Rome, en demeurant ferme pourtant]
Nous sommes pleins d'un esprit de suffisance, nous avons tout, mais attention, par principe, Dieu n'a pas besoin de nous. La Fraternité va être purifiée des membres qui ne veulent pas de nous et c'est une grâce pour elle.
L'abbé Rioult, par exemple, je le connais bien, c'est un clown, il ne connaît rien et il juge de tout !
C'est gens-là, c'est plus fort qu'eux, il faut qu'ils jugent le pape. Ils focalisent sur les 5% qui vont mal, même si 95% de Vatican II est bon [?] : c'est de l'idéalisme.
St Pie X dans sa réforme n'a pas agit ainsi, il n'a pas condamné tout le monde et viré tous les professeurs des séminaires, des universités ! Quelle bêtise de réagir ainsi ! Si certains ont besoin, qu'ils se rassurent, à Menzingen, on dit toujours l'ancienne messe (Rire général). Il faut faire attention
à la grâce qui passe et ne repasse pas, comme dit St Augustin. L'heure est grave, il ne faut pas se ridiculiser devant l'Église, face au regard de l’Histoire 
Question d'un frère : « Dans la Tradition, on est quand même gêné par ce qui va se passer au mois d'avril. Comment réagir ? »
Réponse :
Premièrement, ne pas se scandaliser. C'est, un autre concept de la sainteté par rapport à celui que nous concevons.
Mais cela a toujours été comme cela dans l'Église, chaque pape a béatifié son prédécesseur ! Imaginez un prêtre qui passe son temps à critiquer le pape, Vatican II. Et alors ? Non, il faut continuer ! [Il faut parfois attaquer, parfois avancer, parfois... On ne peut pas passer son temps à attaquer. Il faut
connaître, mais aussi expliquer la foi.]
Il est urgent de comprendre qu'il ne faut pas scier la branche. [Si un évêque donne dans son diocèse une église sans condition, on accepte ? Si le pape le fait, mais que nous avons garantie de pouvoir continuer le combat et d'être relativement protégés contre les évêques locaux, Mgr Lefebvre disait que nous pourrions accepter.]
Il faut laisser faire le Supérieur Général, il a assez de soucis comme cela ! Pour comprendre la situation, il faut voir que ceux qui sont contre, Notre-Seigneur en parle en disant : « Ils ont des oreilles et n'entendent pas. des yeux et ne voient pas (mais ne comprennent pas) ». [Il faut penser, s'attendre à ce que / Il est possible que] le pape reprenne contact avec nous, il est imprévisible ce pape ! Alors Mgr Fellay lui dira « Vous n'êtes pas pape » ?! Non, tout dépend de la situation.
Vous savez, Mgr Lefebvre a toujours été un homme très pratique, très pragmatique, et il s'est toujours dit : « Si c'est bien pour l'Église, on prend, on fait ». [En I984, lors du motu proprio sur la messe, Mgr Lefebvre avait dit que c'était un pied dans la porte, alors que le motu proprio exigeait la reconnaissance de la nouvelle messe.]
Vous savez, on est [en face du / face à un] problème français.[Quelqu'un m'a expliqué :] Le Français a toujours été trahi, c'est un problème historique : Trahison par la Révolution, la Vendée, Léon XIII et le Ralliement, l'Algérie... Mais Léon XII a été tout simplement réaliste par rapport à la République. Vous n'imaginez pas par exemple d'aller chercher votre essence chez untel parce qu'il est catholique, vous allez au moins cher. De même pour le choix du dentiste : c'est en fonction de l'urgence, des disponibilités et non pas celui-ci parce qu'il est catholique ! [Un jour, j'ai dit à l'abbé de Cacqueray :
« Lorsque vous étiez dehors à Amiens, si l'évêque ou le maire vous avait donné une église, est-ce que vous l'auriez refusée parce que le maire est homosexuel et franc-maçon ? » Il faut être réaliste.] La réalité n'est pas en blanc et noir ! Il ne faut pas être simpliste comme Mgr Williamson. Ceux qui réagissent contre le Supérieur disent qu'ils mènent un combat pour la Foi. Non, en réalité c'est un combat de chacun pour son idée. Dieu ne peut pas bénir ceux qui répandent un tel mauvais esprit. Le problème aujourd'hui n'est pas le même qu'en 1988 [C'était alors un problème de conscience, cela se
concevait.). Aujourd'hui nous devons faire face à du mauvais esprit. Donc, que faire ? Avant tout, présupposer que le Supérieur veut le bien ! Quand ça va mal, quand la Foi est en danger, ça se voit !