jeudi 31 janvier 2013

Mgr Lefebvre était-il libéral dans sa jeunesse ?

Mgr Lefebvre était-il libéral dans sa jeunesse ?



Suite à notre article sur la chasuble de l'abbé Lundi brodée aux armes de Benoît XVI, Martel, intervenant sur le forum Un évêque s'est levé, a été choqué parce que nous disions que Mgr Lefebvre était libéral dans sa jeunesse et qu'il avait été sauvé du libéralisme par le Père Le Floch, au séminaire français de Rome. 

Nous comprenons Martel car ce n'est pas une vérité très connue. Nous aurions dû donner davantage de références. Il faut toujours prouver ce qu'on affirme. Voici donc un extrait  de la biographie Marcel Lefebvre, de Mgr Tissier de Mallerais, p. 45 (bas)- 46 - 47 (haut). Ce serait sympathique qu'un membre du forum poste cette explication et cet extrait de Mgr Tissier de Mallerais sur le forum, pour rectifier l'inexactitude qui a été dite de bonne foi, certes, par Martel, mais qui pourrait nuire à Avec l'Immaculée si celle-ci n'était pas corrigée. Merci d'avance.

Voici donc cet extrait de Mgr Tissier de Mallerais :


p.45
Une révélation
Les expressions de reconnaissance, de vénération, d'affection envers son supérieur romain fuseront souvent à travers les paroles de Mgr Lefebvre, au cours de ses sermons ou de ses conférences spirituelles. Il se plaira à évoquer dans son sermon du jubilé, le 23 septembre 1979, « la haute direction du cher et révérend père Le Floch, père bien-aimé, père qui nous a appris à voir clair dans les événements de l'époque d'alors, en commentant les encycliques des papes 4. » « Je ne remercierai jamais assez le bon Dieu, dit-il, d'avoir permis que je connaisse cet homme vraiment extraordinaire.»
Mgr Lefebvre explique que l'enseignement du père Le Floch fut pour lui une « révélation » :

p. 46
« C'est lui qui nous a appris ce qu'étaient les papes dans le monde  et dans l'Église et ce qu'ils ont enseigné pendant un siècle et demi : l'antilibéralisme, l'antimodernisme, l'anticommunisme, toute la doctrine de l'Église sur ces sujets. Il nous a vraiment fait comprendre et vivre ce combat mené par les papes avec une absolue  continuité, pour tenter de préserver le monde et l'Église de ces fléaux qui nous oppressent aujourd’hui. Cela a été pour moi une révélation. »
En quoi fut-ce une révélation ? L'ancien élève du collège de Tourcoing nous l'explique clairement :
« Au cours de mes études je n'avais pas auparavant mesuré l'enjeu de ce combat de l'Église pour l'Église et la chrétienté1. » « Je me souviens (...) d'être arrivé au séminaire avec des idées qui n'étaient pas exactes, que j'ai réformées au cours de mon séminaire. Je croyais, par exemple, qu'il était tout à fait excellent que l'État fût séparé de l'Église. Eh oui ! J'étais libéral. »
Cet aveu déclenchait évidemment les rires des auditeurs, les séminaristes d'Écône : Monseigneur Lefebvre avait été libéral ! Et comment s'était opérée sa conversion intellectuelle ? Tout simplement, dit-il, « j'écoutais les conversations de mes confrères aînés. J'écoutais leurs réactions et surtout ce que mes professeurs et supérieur m'ont appris. Et je me suis aperçu que j'avais beaucoup d'idées fausses, en effet. (...) J'étais heureux d'apprendre la vérité, heureux d'apprendre que j'étais dans l'erreur, qu'il fallait que je change ma conception de certaines choses, et cela surtout en étudiant les encycliques des papes qui nous montraient, justement, toutes les erreurs modernes, ces magnifiques encycliques de tous les papes jusqu'à saint Pie X et au pape Pie  XI 2 . »
« Pour moi, insiste-t-il, ce fut une révélation totale. Et alors, naissait en nous tout doucement ce désir de conformer notre jugement  à celui des papes. Nous nous disions : Mais comment les papes ont-ils jugé les événements, les idées, les hommes, les choses de leur temps ? Et le père Le Floch nous montrait bien3 quelles avaient été les idées directrices de ces différents papes : toujours les mêmes, exactement les mêmes, dans leurs encycliques. Cela nous a montré (...) comment  il fallait juger l'histoire (...) et, du coup, cela nous est resté 4. »

p. 47
« Comment les papes ont jugé » : le souci constant de Mgr Lefebvre sera de s'inscrire dans la continuité des jugements des papes et de n'avoir aucune idée personnelle, mais d'être simplement fidèle à la « vérité de l'Église, celle qu'elle a toujours enseignée1 ».
On est toujours en état de croisade. Or l'Église avait toujours enseigné en combattant. « Le père Le Floch, dit Mgr Lefebvre, nous a fait entrer et vivre dans l'histoire de l'Église, dans ce combat que les forces perverses livraient contre Notre-Seigneur. Cela nous a mobilisés contre ce funeste libéralisme, contre la Révolution et les puissances du mal à l'œuvre pour renverser l'Église, le règne de Notre-Seigneur, les États catholiques, la chrétienté tout entière. » La majorité des séminaristes embrassaient ce combat, les autres ne restaient pas, explique aussi Mgr Lefebvre : « Il nous a fallu choisir : ou bien quitter le séminaire si nous n'étions pas d'accord, ou bien entrer dans le combat et marcher2. » Mais entrer dans ce combat, c'était s'y engager pour la vie : « Je pense que toute notre vie sacerdotale — et épiscopale — a été orientée par ce combat contre le libéralisme3.

Notes :
p. 45, note 4 - Fideliter n.  12, nov.  1979, p. 6.
p. 46 :
1 - Fideliter n. 59, septembre 1987, p. 32.
2 - COSPEC 36 A, 30 novembre 1976.
3 - Dans ses conférences spirituelles du soir, données de 19 h 05 à 19 h 30, en
alternance avec d'autres pères directeurs du séminaire.
4 - PHLH, 26.

p. 47 :
1 - COSPEC 36 A, 30 novembre 1976.
2 - Cf. Robert PRÉVOST, 1,165-166.
 3 - Fideliter n. 59, p. 32.


St Thomas d'Aquin utilisé de façon abusive par Mgr Di Noia

St Thomas d'Aquin utilisé de façon abusive 
Il est facile de dénaturer la pensée de quelqu'un en ne citant qu'une partie de ses paroles, en sortant ses citations de leur contexte, et en occultant d'autres paroles de cette même personne. 
C'est ce que fait Mgr Di Noia vis-à-vis du Docteur angélique. Le rusé Mgr Di Noia essaye d'utiliser Saint Thomas d'Aquin contre nous, car il sait que pour un prêtre de la Fraternité Saint Pie X, St Thomas est la référence... Il n'en est pas de même pour les principaux membres du Vatican, à commencer par le pape ! Voici en effet ce qu'écrivait Benoît XVI quand il était cardinal Ratzinger, dans sa biographie intitulée Ma vie, souvenirs, 1927-1977, en commentant ses années au séminaire de Freising :
« La découverte du personnalisme, que nous trouvâmes réalisée avec une force de conviction nouvelle chez le grand penseur juif Martin Buber, fut pour moi une expérience intellectuelle marquante, ce personnalisme se rattachant à mes yeux par lui-même à la pensée de Saint Augustin, que je découvris dans les Confessions, avec toute sa passion et sa profondeur humaines. En revanche, j’avais du mal à comprendre saint Thomas d’Aquin, dont la logique cristalline me paraissait bien trop fermée sur elle-même, trop impersonnelle et trop stéréotypée. »

Donc on peut tout d'abord noter que Mgr Di Noia ne cite St Thomas d'Aquin que pour essayer de mieux nous convaincre mais pas parce que le docteur angélique est apprécié au Vatican ! Si le docteur angélique était apprécié au Vatican, il n'y aurait plus de crise de l'Eglise. St Pie X, dans la troisième partie de l'encyclique Pascendi, indique  en effet St Thomas d'Aquin comme le premier grand remède contre le modernisme. Mgr Di Noia, avec un aplomb incroyable, tente d'utiliser contre nous ce saint, qui est en fait le pire ennemi du modernisme.

Voici ce que dit Mgr Di Noia dans sa lettre aux prêtres de la Fraternité:

"Saint Thomas donne ce conseil: « Quand quelqu'un tombe, il ne faudrait pas immédiatement le corriger, à moins qu'il y ait un temps et un lieu pour cela. Il faudrait attendre avec compassion, puisque la charité supporte tout (1 Co 13, 7). Il ne s'agit pas de tolérer par négligence ou complicité, par familiarité ou amitié charnelle, mais par charité. ... Nous qui sommes forts, nous devons porter les infirmités des faibles (Rm 15, 1)) (ibid.)." Au nom de ces paroles de St Thomas, il demande à la Fraternité St Pie X d'arrêter de dénoncer l'erreur publiquement et énergiquement car ce serait une atteinte à la charité !

Ce conseil de St Thomas est bon si on le considère dans le contexte de la correction fraternelle qui doit être réfléchie et modérée, concernant les défauts de caractère qui peuvent rendre difficile la vie commune. Il est de mauvaise foi d'utiliser ces paroles de St Thomas pour justifier qu'il ne faut pas combattre l'erreur énergiquement et qu'il faut défendre l'Eglise mollement si elle est attaquée. En effet, St Thomas lui-même a combattu énergiquement l'hérésie en écrivant la Somme contre les gentils appelée aussi : 
Livre sur la vérité de la foi catholique 
contre les erreurs des infidèles ! 
Cela montre bien que St Thomas trouvait important de critiquer les erreurs.

Marcelle, du forum Un évêque s'est levé, a découvert une citation de St Thomas dans le sel de la Terre n° 46automne 2003, page 219 :

St Thomas décrit tout autrement la sagesse au début de sa Somme contre les Gentils. Commentant un verset du livre des Proverbes ("Ma gorge méditera la vérité ; mes lèvres maudiront l'impie" Pr 8,7), il affirme :

Rechercher l'un des contraires et repousser l’autre sont l’œuvre d'un seul : ainsi la médecine qui produit la santé, chasse la maladie.
Par conséquent, si le propre du sage est de méditer la vérité, surtout  celle qui porte sur le premier principe, et de l’exposer aux autres, c'est aussi de combattre l'erreur contraire.

C'est donc en toute exactitude, de la bouche même de la Sagesse, qu'est exposée la double tâche du sage : ... dire la vérité divine

... et combattre l'erreur contraire à la vérité divine, contraire à la religion...." 

Donc Mgr Di Noia utilise à tort St Thomas. Ce dominicain connaît très bien St Thomas d'Aquin, dominicain lui aussi. On ne peut donc dire que c'est par ignorance et de bonne foi que Mgr Di Noia a cité St Thomas pour nous inciter au silence. Mgr Di Noia est un ennemi, un loup dangereux déguisé en agneau, tout doux, tout charitable.




mercredi 30 janvier 2013

Photos de la visite de Fr Pfeiffer et Fr Hewko au Brésil, à la chapelle d'Ipatinga. Nouvelles de la résistance en Amérique du Sud

Photos de la visite de Fr Pfeiffer et Fr Hewko au Brésil, à la chapelle d'Ipatinga.

Nouvelles de la résistance en Amérique du Sud

Fr Pfeiffer et fr Hewko font en ce moment (jusqu'au 6 février) un voyage au Brésil et dans d'autres pays d'Amérique du Sud afin d'organiser la résistance sur ce continent. 

Fr Pfeiffer (à gauche) et fr Hewko (à droite). Au centre, un fidèle d'Ipatinga.

Quito sera le centre de la résistance d'Amérique du Sud.  Deux prêtres s'en occuperont, si nous avons bien compris les explications de Fr Pfeiffer, tout au début du sermon du 20 janvier à Postfalls. Nos abbés ont visité également les couvents de Dom Thomas d'Aquin (6 ou 7 moines) et du Père Jahir Britto de Souza (12 moines). Voici des photos de leur visite à la chapelle du Christ-Roi d'Ipatinga (Brésil). Ils visitent  en tout cinq chapelles de la résistance dans ce pays. Ils vont se réunir avec environ 6 à 8 prêtres d'Amérique du Sud, après leur visite aux chapelles du Brésil.

Petit rappel : la chapelle d'Ipatinga a besoin de dons pour finir les travaux. Vous pouvez contacter le blog de l'association St Athanase. E-mail : associacaosantoatanasio@gmail.com Téléphone : 31-88674393 ou 94320809. Des photos des travaux suivent les photos de la visite de nos abbés. A Ipatinga, on retrousse les manches !




















Photos des travaux par ordre chronologique 

L'abbé Cardozo visite le chantier






Le jour de la première messe dans la chapelle est arrivé.


mardi 29 janvier 2013

A propos de la déclaration du cardinal Cañizares : Mgr Fellay s'explique.

A propos de la déclaration du cardinal Cañizares : Mgr Fellay s'explique.



Rappelons les faits :

Le 15 janvier 2013, le cardinal Antonio Cañizares, préfet de la congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements a dit lors d'une interview : "Mgr Fellay, qui dirige la Fraternité St Pie X est venu une fois me voir ainsi que d'autres et il a dit qu'il revenait d'une abbaye [ndlr : novus ordo] près de Florence et que si Mgr Lefebvre avait vu la célébration de la Messe telle qu'elle se passait là-bas, il n'aurait pas pris les mesures qu'il a prises. Le Missel qui est utilisé là-bas est le Missel de Paul VI dans sa réalité la plus stricte."

Nous voulions savoir si Mgr Fellay avait vraiment dit ces paroles ou si le cardinal Cañizares avait menti. D'après la déclaration de Mgr Fellay, il s'avère que cardinal a dit la vérité et Mgr Fellay a vraiment proféré ces paroles incroyables. Mais il dit qu'on les a mal interprétées... Voici la traduction de sspx.org :

"Comme très souvent dans de telles circonstances, une phrase a été mal interprétée : j'expliquais au cardinal Cañizares (et c'était il y a cinq ou six ans) que les abus de la liturgie ont provoqué une importante réaction parmi nous. Et c'est encore le cas aujourd'hui, en ce sens que les abus et les sacrilèges dans la sainte liturgie ont aidé les fidèles et même les prêtres à comprendre rapidement et plus pleinement les défauts profonds et le danger du Novus Ordo - parce qu'il y a un lien entre la nouvelle messe et les abus. Les abus ont contribué à prouver que notre position est la bonne: c'est à dire que la nouvelle messe n'est pas bonne en soi.

Mais cela dit, dès le début et avant que les abus aient eu lieu, Mgr Lefebvre avait déjà refusé de célébrer le Novus Ordo Missae. Parce que les graves omissions et toute la réforme [conciliaire], faite dans un esprit œcuménique, lui donnent une saveur protestante. La nouvelle messe met en péril la foi catholique et les nombreux exemples de fidèles et de prêtres qui ont perdu la foi en lien direct avec la célébration du Novus Ordo sont assez flagrants. Néanmoins, pendant un certain temps - et jusqu'à ce que ces nouveaux effets néfastes aient été clairement reconnus - Mgr Lefebvre n'a pas interdit formellement la participation à la nouvelle messe. Ce n'est qu'après quelques années qu'il a interdit aux séminaristes de se rendre à la nouvelle messe pendant leurs congés."

Commentaire :
Le blog Non possumus reprenant le blog Syllabus fait remarquer à ce sujet que Mgr Fellay a bien prononcé cette phrase car il ne le nie pas. Il fait remarquer également que Mgr Fellay ne dit pas : "la nouvelle messe est mauvaise". Il atténue ses propos en disant qu'elle "n'est pas bonne en soi".

Quand Mgr Fellay a parlé ainsi au cardinal, voulait-il louer ces moines qui célébraient avec dignité le rite de Paul VI et sous-entendait-il qu'une messe de Paul VI célébrée avec respect n'était pas si mauvaise ? Voulait-il simplement s'en servir comme d'un exemple pour illustrer sa théorie sur ce que Mgr Lefebvre aurait fait ou non ? Dans quel esprit l'a-t-il dit ? Nous ne le saurons probablement jamais. Continuons à veiller.

Profitons-en pour citer Mgr Lefebvre, ch. 17, p. 491, Marcel Lefebvre, par Mgr Tissier de Mallerais : "Non, ce n'est pas de manière purement accidentelle ou extrinsèque que cette messe est mauvaise. Il y a en elle quelque chose qui est vraiment mauvais. Elle a été faite sur le modèle de la messe de Cranmer et de celle de Taizé (1959). Comme je l'ai dit d'ailleurs à Rome à mes interrogateurs: c'est une messe empoisonnée !"

L'abbé Lundi : sous les armes de Benoît XVI

L'abbé Bertrand Lundi :
sous les armes de Benoît XVI


L'abbé Bertrand Lundi a désiré porter lors de son ordination une chasuble brodée aux armes de Benoît XVI. Le premier jour de sa vie de prêtre, il commence par arborer officiellement les armes du destructeur numéro 1 de l'Eglise à notre époque. Les armes de celui qui a été une cheville ouvrière de Vatican II, les armes d'un ami des B'Naï B'Rith qui les a reçu chaleureusement le 18 décembre 2006 et le 12 mai 2011 en leur disant :

 "Chers amis, Je suis heureux de saluer votre délégation du B’nai B’rith International à l’occasion de sa visite au Vatican. A la suite de la promulgation de la Déclaration du Concile Vatican II Nostra Ætate, en 1965, les responsables du B’nai B’rith ont rendu visite au Saint-Siège en de nombreuses occasions. Aujourd’hui, dans l’esprit de compréhension, de respect et d’appréciation mutuelle qui se développe entre nos communautés, je vous souhaite la bienvenue et, à travers vous, à tous ceux que vous représentez"

Ce sont les armes d'un pape qui a proféré plusieurs hérésies, les armes de celui qui aime les sorciers vaudous, les armes de celui qui prie avec les protestants et les musulmans, les armes d'un homme qui est responsable de la perte de millions d'âmes. Certains mettent la sainte Vierge sur leur chasuble. L'abbé Lundi a préféré Benoît XVI : à chacun ses saints patrons !
Cependant, Avec l'Immaculée ne veut pas être trop sévère à l'égard de ce jeune prêtre. Il est victime du mauvais esprit de son supérieur et se contente de suivre le nouvel esprit de la Fraternité St Pie X. L'abbé Lundi est une bonne illustration de cette parole de Mgr Lefebvre, Fideliter n° 70, p. 6 : "Ce ne sont pas les sujets qui font les supérieurs, mais les supérieurs qui font les sujets."  Nous prions la Sainte Vierge pour qu'elle lui ouvre les yeux et qu'il devienne aussi fervent anti-libéral qu'il est actuellement fervent vis-à-vis de Benoît XVI.
Ce petit fait divers appelle à une réflexion supplémentaire importante : de plus en plus, les nouveaux prêtres ordonnés de la Fraternité St Pie X risquent de prendre cet esprit nouveau, comme l'abbé Lundi. C'est pourquoi le séminaire des abbés Pfeiffer et Chazal est indispensable si l'on veut éviter le risque d'une contamination libérale. Que les jeunes gens qui ont la vocation aillent dans ce séminaire et non dans les séminaires de la Fraternité. Mgr Lefebvre, étant jeune séminariste, était libéral et c'est Le Père Le Floch qui l'a sauvé, au séminaire français de Rome. C'est le Père Le Floch qui l'a formé.
Notre Père Le Floch actuel, c'est Fr Pfeiffer. Allez vous mettre sous sa bonne influence et non sous l'influence des propos ambigus de Mgr Fellay. Personne ne doit présumer de ses forces et lorsqu'il y a une solution doctrinalement plus sûre qu'une autre, il faut toujours la choisir. De plus, aller aux Etat-Unis, vous permettra de devenir bilingue facilement, comme l'abbé Chazal, et cela décuplera vos possibilités d'apostolat futures... Alors, n'hésitez pas ! Mieux vaut la pauvreté de Nazareth avec la saine doctrine à Boston (Kentucky), que des propos ambigus dans les beaux bâtiments de Flavigny, d'Ecône ou de Winona.
Pour ceux qui souhaiteraient contacter father Pfeiffer, écrivez à InDominoSperavi, à la rubrique contact de ce blog (onglets du haut) et nous vous transmettrons ses coordonnées.

lundi 28 janvier 2013

Commentaire sur une réflexion de Mgr Fellay


Commentaire sur une réflexion de Mgr Fellay



Paul Chaussée, ces derniers temps, nous a fourni à plusieurs reprises des informations précieuses : les réflexions de Mgr Fellay à la fin du congrès de Versailles du 6 janvier 2013 dans le fil de la publication de la lettre de Mgr Di Noia sur le forum Un évêque s'est levé, méritaient en effet d'être publiées :

"J'ai un peu peur que, si l'on part dans de trop grandes théories, on mette tout le mal ou tout le bien sur je ne sais qui. Non, ce n'est pas ce genre de questions auxquelles nous devrons répondre lorsque nous arriverons devant le bon Dieu à la fin de notre vie. Il ne nous demandera pas : « Alors, tu as cru que la fin du monde était pour l'an 2012, le 21 décembre ? » Non ce n'est pas ce genre de questions qui nous attend. Pas plus que sur Paul VI et le Concile. Paul VI répond devant le bon Dieu de ce qu'il a fait, et ce n'est pas nous qui répondrons pour lui. Par contre, ce que nous avons fait, ce que nous avons dit, c'est cela dont nous répondrons."

Commentaire :
Avec l'Immaculée trouve cette réflexion choquante. Ce discours est nouveau dans la bouche d'un supérieur de la Fraternité. On nous a, au contraire, toujours enseigné, dans les chapelles de la Fraternité, que nous avions un grave devoir de formation. Nous avons reçu le sacrement de confirmation. Un confirmé doit se former  pour bien défendre sa foi. Nous avons aussi un devoir d'apostolat. La doctrine et la vérité ne doivent pas rester sous le boisseau.
On parle de béatifier un pape horrible : Paul VI c'est notre devoir d'enquêter sur la vie de ce pape pour dénoncer l'abomination de cette canonisation. C'est aussi notre devoir de nous former sur le concile pour comprendre la crise actuelle... 
Et maintenant que Mgr Fellay dit et fait le contraire de ce qu'il disait et faisait dans le passé, c'est notre devoir de redoubler de travail pour suppléer aux défaillances de son autorité et au silence, voire aux paroles ambiguës ou mauvaises de certains prêtres de la Fraternité. Où sont les études de la Fraternité sur le bien-fondé de la canonisation de Paul VI ? Pourquoi l'étude de l'abbé Villa n'est-elle pas diffusée ?

Au jugement final, Notre-Seigneur nous demandera des comptes sur notre participation au combat qui a lieu entre les deux cités, celle de Dieu et celle du diable : "Toi que j'ai comblé plus que les autres en lui donnant la compréhension de la crise de l'Eglise, la bonne doctrine et les bons sacrements, qu'as-tu fait de toutes ces grâces ? T'en es-tu servi pour sauver tes frères ? As-tu défendu la vérité ?" Il nous demandera compte des talents inutilisés. Le péché par omission existe! Lors du jugement dernier, nous serons déclarés coupables par Notre-Seigneur, si nous pouvions parler publiquement contre la canonisation d'un ennemi de l'Eglise et que nous avons laissé faire ce scandale sans rien dire. 
Nous serons déclaré coupables si nous pouvions critiquer Vatican II et et ainsi défendre l'Eglise et que nous ne l'avons pas fait . 

Mgr Fellay, par cette réflexion, est en train d'installer une politique de silence sur les erreurs modernistes. Il prépare l'accord avec Rome, il semble ici approuver à mots couverts Mgr Di Noia quand il demande à la Fraternité de modérer ses critiques. La première des six conditions énoncées par le chapitre est déjà sérieusement attaquée, comme nous l'avions prévu. Le même schéma que celui de tous les ralliements précédents se dessine : on proclame qu'on va défendre la vérité haut et fort et, bien au contraire, en même temps, la compromission et le silence s'installent peu à peu. Cette réflexion de Mgr Fellay est un pas supplémentaire en ce sens.


dimanche 27 janvier 2013

Recension de bons articles

Recension de bons articles


Trois articles intéressants ont retenu notre attention :

Antimodernisme a publié récemment un "communiqué officiel" de la Fraternité au sujet de la lettre de Mgr di Noia. L'idée de présenter cette conférence de Mgr Lefebvre comme un communiqué officiel est excellente ! L'humour, parfois, enseigne,  et ici, c'est le cas : il est scandaleux que Mgr Fellay distribue cette lettre aux prêtres et tolère que celle-ci soit portée à la connaissance des fidèles sans accompagner ceci du moindre commentaire. Il voudrait déstabiliser la Fraternité qu'il ne s'y prendrait pas autrement. Son attitude est de plus en plus trouble et bizarre... Antimodernisme relève finement ce problème par le titre humoristique de son article. Nous attendons tous un communiqué de Mgr Fellay. Son silence est coupable et laisse entendre que la proposition de Mgr Di Noia mérite considération. Sinon elle aurait été déjà repoussée officiellement. (La proposition de Rome date de l'Avent 2012 !)

Hugo, sur le forum Un évêque s'est levé a fait une analyse détaillée et très intéressante de la lettre de Mgr Di Noia pour montrer qu'il s'agissait d'une approche comportementaliste de la communication qui pouvait s'avérer extrêmement dangereuse. Il nous a enseigné que Mgr Di Noia appliquait les techniques de l'école de Palo Alto.

Hugo a fait également un rappel très clair sur l'hérésie protestante, montrant qu'on ne pourrait conférer l'ordinariat aux luthériens, comme l'envisagent le pape et Mgr Müller, si ces protestants continuaient de professer les trois soli de la "foi" protestante. Si vous ne savez pas quels sont les trois soli, allez lire ce lien ci-dessus !

samedi 26 janvier 2013

Faut-il désirer être "en communion" avec Benoît XVI ?

Faut-il désirer être "en communion" avec Benoît XVI ?

par InDominoSperavi


Ce prêtre jésuite danseur hindou est en communion avec Benoît XVI quand il exécute sa danse sacrilège dans une église. 


Ce prêtre déguisé en clown, célébrant une Messe sacrilège est en communion avec Benoît XVI.


Ce prêtre célébrant une messe pour les franc-maçons est en communion avec Benoît XVI.

Ces trois prêtres sont en communion avec Benoît XVI.



Cet évêque traditionnel qui se contente de célébrer la même Messe que le saint curé d'Ars N'EST PAS en communion avec Benoît XVI, MAIS (folie !) souhaiterait bien y être, alors que ce pape sacrilège (cf. Assise, par exemple) et hérétique (cf. L'étrange théologie de Benoît XVI de Mgr Tissier de Mallerais) ne se convertit pas. Au contraire, il nomme un hérétique, Mgr Müller, à la tête de la Congrégation pour la doctrine de la Foi.

Si un jour Mgr Fellay était considéré comme étant en communion avec Benoît XVI, il serait par le fait même automatiquement en communion avec le prêtre hindou sacrilège, le prêtre-clown sacrilège, le prêtre franc-maçon-phile sacrilège...

Ce faisant, il ne serait plus en communion avec Notre-Seigneur Jésus-Christ. 

S'il signe un jour un accord avec le Saint-Piège (comme dirait Hugo, du forum Un évêque s'est levé), nous ne le suivrons pas sur son chemin de perdition, il se perdra tout seul et sans nous. 

Mais, objectera-t-on, on peut être en communion avec le pape tout en rejetant avec horreur ces actes sacrilèges... NON ! Car dans la mesure où  ces personnes ne sont pas sévèrement punies par le pape, elles reçoivent l'approbation tacite de celui-ci et donc sont considérées comme étant en communion avec lui et comme faisant partie de la communion des saints ! Nous ne pouvons, par notre réconciliation avec un tel pape, accréditer cette sinistre comédie et être acceptés comme une sensibilité parmi d'autres, au milieu de ces horreurs.

Dans la communion des saints, on ne peut pas décider : je suis en communion avec celui-ci, mais pas avec celui-là. Donc être reconnu officiellement par ce pape qui serre la main des sorciers vaudous et qui accrédite ces prêtres sacrilèges, c'est accepter de cohabiter pacifiquement avec Satan.

NB : Evidemment, on ne peut pas faire partie de la communion des saints tout en faisant ou en accréditant ces actes sacrilèges. Et c'est très bon signe que nous ne soyons pas en communion avec ceux qui offensent gravement Notre-Seigneur !

vendredi 25 janvier 2013

Un sermon extraordinaire : Mgr Tissier de Mallerais, SERMON DES ORDINATIONS, ECONE, JEUDI 27 JUIN 2002



Un sermon extraordinaire : Mgr Tissier de Mallerais, sermon des ordinations
Ecône, 27 juin 2002


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Citations marquantes:
"Ensuite, la messe, nous dit-on, - c'est le Cardinal Ratzinger qui a découvert ceci il y a quelques mois - : la messe est valide même sans les paroles de la consécration. Vous avez tous lu cela, on vous l'a expliqué. C'est une déclaration récente du Cardinal Ratzinger avec sa Commission Théologique Internationale : la messe est valide même sans les paroles de la Consécration ! Alors à quoi bon un prêtre !" 

Commentaire de Avec l'Immaculée :
Quand on pense que c'est sous l'autorité de ce pape que Mgr Fellay veut nous mettre !

"Cette nouvelle religion n'est rien d'autre, bien chers fidèles, qu'une gnose. Je pense que c'est le mot qui la caractérise parfaitement puisque c'est une religion sans péché, sans justice, sans miséricorde, sans pénitence, sans conversion, sans vertu, sans sacrifice, sans effort, mais simplement une auto-conscientisation. C'est une religion purement intellectualiste, c'est une pure gnoseAlors, bien chers futurs diacres et prêtres, soyez assurés que je ne vous ordonne ni diacres, ni prêtres, pour être des diacres et des prêtres de cette religion gnostique."



Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, Ainsi soit-il.

Monseigneur le Supérieur général, mes chers Seigneurs, monsieur le Directeur, mes chers confrères en sacerdoce, chers ordinands, bien chers Fidèles,

Dans quelques instants l'évêque, au cours de cette cérémonie d'ordination de diacres et de prêtres, prononcera ces paroles, aux diacres il leur dira : vous êtes désormais les coopérateurs du Sang et du Corps du Seigneur, et aux prêtres après l'ordination elle-même, il leur dira : recevez le pouvoir d'offrir le sacrifice à Dieu et de célébrer des messes tant pour les vivants que pour les défunts.

Ces paroles, qui nous semblent presque banales, de notre Foi catholique toute simple, qui expriment donc l'objet même du sacerdoce qui est la consécration du Corps et du Sang de Notre-Seigneur pour renouveler de façon non sanglante Sa Passion Divine, ces paroles sont désormais supprimées dans le nouveau Pontifical de l'ordination tant des diacres que des prêtres. Cette disparition est très significative, et veut dire que la nouvelle religion ne veut plus exprimer la transmission d'un pouvoir de consacrer le Corps et le Sang du Christ et d'un pouvoir de renouveler la Passion du Calvaire. Et donc, mes bien chers ordinands, je suis sûr évidemment qu'au cours de vos six années de séminaire vous avez bien pénétré la doctrine catholique, qu'ignore maintenant la plupart des prêtres dans la nouvelle religion. Car ce changement du rite de l'ordination signifie une nouvelle religion. Dans cette suppression d'un pouvoir d'offrir et de consacrer le Corps et le Sang du Christ est exprimée précisément nouvelle religion, dans laquelle se trouve la grande majorité des catholiques, à leur coeur défendant, mais ils y sont dans cette nouvelle religion, qui consiste non seulement en un nouveau culte mais dans une nouvelle doctrine. Et donc si vous le voulez bien, chers fidèles, en quelques mots je décrirai tout d'abord la nouvelle doctrine de cette nouvelle religion et ensuite son nouveau culte.

Tout d'abord de nouveaux dogmes, par conséquent une nouvelle doctrine, de nouveaux dogmesTout d'abord le péché, qui pratiquement n'existe plus, puisqu'il n'offense pas Dieu. On nous dit que le péché n'offense pas Dieu, mais qu'il nuit seulement au pécheur. Le péché, en effet, ne peut pas atteindre la nature de Dieu qui est incorruptible. Le péché ne fait rien à Dieu. Le péché ne fait que nuire au pécheur, lui faisant perdre la vie divine, on le concède, et également offensant à la solidarité humaine. Dans ces conditions le péché n'a plus cette caractéristique d'offense, de destruction de l'honneur de Dieu, de Sa gloire, de Sa louange. Il n'a plus la caractéristique d'une désobéissance à la loi de Dieu. On nie par conséquent que Dieu soit en droit d'exiger de Ses créatures, non seulement la louange, mais même la soumission à Sa loi comme dit saint Ignace dans ses Exercices : L'homme est créé pour louer, honorer et servir Dieu et par là sauver son âme. Eh bien ! louer, honorer et servir Dieu, ça n'existe plus dans la nouvelle religion, puisque le péché ne détruit pas la gloire externe de Dieu, le péché ne fait que nuire à l'homme. Vous voyez donc combien cette nouvelle religion détruit la notion même du péché, détruit la gloire de Dieu, détruit même la notion du péché comme l'injustice suprême, pour ne considérer que les injustices humaines ; mais l'injustice envers Dieu, le péché contre la Justice de Dieu, on n'en veut plus.

Ensuite, on nous dit que par le péché la dignité humaine n'est pas perdue, l'homme conserve sa dignité même après le péché. L'homme reste digne. L'homme reste gentil, sympathique. Et par conséquent, c'est la justification de l'oecuménisme, de la liberté religieuse. Quoi que fasse l'homme dans l'ordre religieux, qu'il honore un faux dieu ou par un faux culte le vrai Dieu, peu importe, il garde sa dignité. Il est digne donc d'être d'estime et de respect, et donc on doit respecter sa religion, et on doit par conséquent collaborer même avec les autres religions, puisque la dignité humaine n'est pas atteinte par le péché. Encore une seconde erreur très grave, qui légitime l'oecuménisme et la liberté religieuse. Il est donc digne puisque l'homme reste très sympathique. Eh bien ! Dieu continue d'aimer le pécheur, de lui maintenir Son amour et Sa faveur. Rien n'est changé entre Dieu et le pécheur. Dieu nous est représenté sous la forme d'un Dieu impassible, bonasse, qui accepte tout de la part de Ses enfants capricieux. Sa charité, à Dieu, est donc ridiculisée. Dieu continue d'aimer même le pécheur, sans distinction, sans précision.

Ensuite, on nous dit que, par conséquent, Dieu ne punit pas le péché par une peine quelconque temporelle ou éternelle. Puisque le péché n'offense pas Dieu, Dieu ne punit pas. Du reste Dieu est la bonté même. Comment Dieu pourrait-Il infliger des peines à l'homme pécheur ? Non, c'est l'homme lui-même qui se punit en subissant les conséquences de ses fautes et l'enfer, si jamais quelqu'un s'y trouve, l'enfer n'est que l'exclusion, auto-exclusion de l'amour divin. Donc l'enfer n'est plus une peine infligée par Dieu. Dieu n'a plus le droit de punir. Et par conséquent, l'homme est lavé de tout devoir de réparation envers Dieu. Ce que nous appelons chez nous, dans notre catéchisme, la satisfaction après le péché, le pécheur doit satisfaire pour ses péchés à la justice divine, la satisfaction, le besoin d'expier ses péchés pour réparer l'honneur de Dieu n'existe plus. L'homme doit seulement réparer sa santé spirituelle. Mais réparer la gloire de Dieu, coopérer au relèvement de la créature tombée dans le péché, on n'en veut plus, alors que vous savez la belle doctrine catholique de la satisfaction est toute à la gloire de Dieu, puisque l'homme pécheur peut se relever et redonner la gloire et la louange à Dieu et relever même sa nature tombée, par la satisfaction, par la peine qu'il subit volontairement. 

Mais cette doctrine, qui donc ne veut plus ni du péché, ni de l'expiation et de la satisfaction, va beaucoup plus loin, puisqu'elle va même maintenant fausser le sens des souffrances et de la Passion Rédemptrice du Sauveur. Et donc elle va fausser le dogme de la Rédemption. 
C'est à ce dogme central que se sont attaqués les modernistes. On va nous dire : les souffrances de Notre-Seigneur sur la Croix sont destinées seulement à révéler l'amour de Dieu persévérant, mais non pas à satisfaire à la justice divine à la place des hommes pécheurs. Notre-Seigneur sur la Croix n'a pas offert à Son Père en notre nom aucune satisfaction. Il n'a fait que révéler aux hommes l'amour de Dieu Son Père. Donc on va tout à fait contre le dogme du Précieux Sang, cette loi que Dieu a posé même dans l'Ancien Testament, que sans effusion de sang il n'y a pas de rémission. On refuse le Sang versé par Notre-Seigneur avec toute Sa valeur d'expiation, de rémission des péchés, pour ne considérer qu'un acte gratuit par lequel le Père livre sans aucune raison Son Fils à la mort, simplement pour révéler l'amour du Père. C'est la plus abominable cruauté : le Père livre Son Fils à la mort la plus abominable, simplement pour révéler Son Amour. On a faussé, vidé le dogme de la Rédemption et l'on blasphème même la Sainte Passion du Sauveur. Alors qu'au contraire, notre catéchisme nous enseigne que par Sa Passion Notre-Seigneur a offert à Son Père une satisfaction pour nos péchés surabondante, à cause d'une part de la dignité de la personne divine qui souffre sur la Croix et d'autre part à cause de l'extrême charité et obéissance avec laquelle Notre-Seigneur souffre, et enfin à cause des douleurs extrêmes qu'Il a souffertes sur la Croix. Il a donc pu offrir à Son Père pour nous, à notre place, une satisfaction surabondante, presque infinie. C'est toute la beauté de la contemplation de la Croix : y voir notre Salut, notre Rédemption, notre rachat, notre relèvement et non pas seulement l'amour du Père, mais l'amour de Notre-Seigneur Jésus-Christ d'abord.

Et de toute façon, on nous dit dans cette nouvelle religion : à quoi bon le Sang de Notre-Seigneur Jésus-Christ, à tout le plus pour révéler l'amour du Père mais pas pour nous sauver, car tous les hommes sont sauvés, de toute façon. C'est certain, puisque par Son Incarnation, comme dit le concile Vatican II, dans Gaudium et Spes, par Son Incarnation le fils de Dieu s'est uni en quelque sorte à tout homme. Tout homme est christifié par l'Incarnation et alors tous sont sauvés, et dès lors - c'est l'allégation du Pape Jean-Paul II dans un de ses livres -, que pratiquement l'enfer probablement est vide. Tous sont sauvés. Vous voyez donc le dogme de la Rédemption anéanti, faussé radicalement. Étant évacué le péché, étant évacué même la justice de Dieu, on va évacuer la Rédemption, supprimer la satisfaction de la Croix de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Voilà la nouvelle religion, les nouveaux dogmes.

Passons maintenant, si vous le voulez bien, au nouveau culte, qui correspond au nouveau dogme. Eh bien ! tout d'abord dans le nouveau culte on nous dit que l'acte principal de la Rédemption de Notre-Seigneur, Sa première Messe qu'Il a célébré sur la Croix après la messe de la Cène, donc l'acte principal de la Rédemption, ne consiste pas dans la Croix du Sauveur, mais plutôt dans la Résurrection glorieuse et l'Ascension de Notre-Seigneur. Ce serait par Sa Résurrection et Son Ascension que Notre-Seigneur nous sauverait. En effet Dieu couronne l'oeuvre de la Rédemption et manifeste pleinement Son Amour, l'amour du Père envers nous, en ressuscitant Son Fils, puisque Dieu n'est pas le Dieu des morts mais des vivants. Un point c'est tout. C'est ce que déclare le Pape Jean-Paul II. Donc la Croix du Christ est un événement plutôt secondaire dans la Rédemption, l'oeuvre essentielle étant la Résurrection et l'Ascension du Sauveur.

Ensuite, on nous dit que l'acte principal du sacerdoce de Notre-Seigneur Jésus-Christ, Notre-Seigneur Jésus-Christ comme prêtre, ne consiste pas dans l'offrande sanglante de Son sacrifice sur la Croix, mais essentiellement dans Son sacerdoce céleste, par lequel donc, traversant la tente du sanctuaire céleste, Il se présente à Son Père avec Son Sang. Donc on va nier que l'acte principal du sacerdoce c'est l'offrande du sacrifice de Notre-Seigneur sur Sa Croix. On parlera, on va mettre l'accent sur le sacerdoce céleste ; et ceci n'est pas nouveau, dès 1958, c'était professé par le Père Joseph Lécuyer, futur successeur de Mgr Lefebvre à la tête de la Congrégation des Pères du Saint-Esprit. Ces hérésies datent d'avant le Concile. Elles ont été propagées par le Concile et après le Concile.

Ensuite, on nous dit que la Messe, la Messe n'est pas le renouvellement non sanglant de la Passion, on ne peut plus dire cela, la Messe est le mémorial de tous les hauts faits du Christ au cours de Sa vie, donc non pas seulement Sa Passion, mais aussi de Sa résurrection, de Son Ascension et pourquoi pas, de Son Incarnation, de Sa Présentation au Temple, enfin bref tous les hauts faits du Christ. Il s'agit d'en faire mémoire, et c'est cela qui fait la Messe. Or notre catéchisme nous enseigne que c'est bien la Consécration qui réalise la Messe et la théologie la meilleure nous expose en effet que ce qui est signifié par la Consécration séparée du Pain et du Vin, donc du Corps et du Sang du Christ, ce qui est signifié, est produit mystérieusement : l'immolation sacramentelle est réalisée, à savoir la séparation du Corps et du sang par la parole, par la puissance même des paroles du prêtre. Sous l'apparence du Pain est directement le Corps, tandis que sous l'apparence du Vin est directement le Précieux Sang du Christ. Certes non pas séparés réellement, puisque par concomitance réelle ils sont tous les deux sous chacune des deux espèces. Mais il n'en reste pas moins que par la force des paroles, ce qui est réalisé, c'est bien une séparation du Corps et du Sang du Christ, séparation sacramentelle. Par conséquent on nie absolument le rôle de la Consécration dans la Messe. Il s'agit simplement d'un mémorial.

Ensuite, la messe, nous dit-on, - c'est le Cardinal Ratzinger qui a découvert ceci il y a quelques mois - : la messe est valide même sans les paroles de la consécration. Vous avez tous lu cela, on vous l'a expliqué. C'est une déclaration récente du Cardinal Ratzinger avec sa Commission Théologique Internationale : la messe est valide même sans les paroles de la Consécration ! Alors à quoi bon un prêtre ! En effet, le peuple chrétien peut célébrer la messe, le prêtre ne sert à rien, puisque il n'y a pas besoin de prononcer les paroles de la Consécration pour que la messe soit valide. Même dépourvue des paroles du Christ la messe vaut, la messe est valide !

Ensuite, on nous dit que le Christ au cours de la Messe est rendu présent, oui, mais rendu présent avec tous Ses mystères salvifiques et non pas par l'oeuvre magique de la Consécration, qui est une oeuvre magique, mais par le vécu de l'action liturgique communautaire qui objective les mystères du Christ. Ainsi, donc, le mystère du Christ, en particulier le mystère pascal, devient le mystère du culte. Voilà ce qu'on nous dit, en particulier Hannibal Bugnini cheville ouvrière de la réforme liturgique. Donc il ne s'agit pas de consacrer le Corps et le Sang du Christ, mais d'évoquer ensemble, activement, communautairement, liturgiquement tout le mystère du Christ, en particulier Son mystère Pascal, donc en mettant en évidence la Résurrection et l'Ascension du Christ.

Enfin, dernière hérésie, bien chers fidèles, je suis vraiment désolé de ce flot d'hérésies qui est à peine digne d'un sermon évidemment, le sacerdoce commun des fidèles s'exerce au cours du mémorial eucharistique. Il convient donc de donner une plus grande place à la participation active des fidèles pour qu'ils puissent exercer leur sacerdoce commun, le prêtre devant simplement présider ces paroles du mémorial.

Je conclus : tant dans ses dogmes que dans son culte la  nouvelle religion a vidé notre religion catholique de sa substanceLa Passion de Notre-Seigneur ne sert qu'à révéler d'une façon très intellectuelle et abstraite l'amour de Dieu le Père pour nous. Quant à l'amour du Christ pour Son Père ou pour nous autres, on n'en sait rien. Et puis, d'autre part, le culte chrétien, c'est seulement une mémoire. Donc prendre conscience en sommes de la grande oeuvre des hauts faits du Christ, en prendre tellement conscience que cette oeuvre devient présente dans l'assemblée en prière, comme une auto-conscientisation commune. Cette nouvelle religion n'est rien d'autre, bien chers fidèles, qu'une gnose. Je pense que c'est le mot qui la caractérise parfaitement puisque c'est une religion sans péché, sans justice, sans miséricorde, sans pénitence, sans conversion, sans vertu, sans sacrifice, sans effort, mais simplement une auto-conscientisation. C'est une religion purement intellectualiste, c'est une pure gnose.

Alors, bien chers futurs diacres et prêtres, soyez assurés que je ne vous ordonne ni diacres, ni prêtres, pour être des diacres et des prêtres de cette religion gnostique. Et je suis persuadé que telle était aussi votre intention de recevoir aujourd'hui le sacerdoce catholique, des mains de l'Eglise Catholique, et non pas de recevoir un sacerdoce gnostique des mains de je ne sais quel système gnostique. Rejetons avec horreur, bien chers fidèles, bien chers ordinands, cette religion naturaliste, intellectualiste qui n'a rien à voir avec la religion catholique, et soyons au contraire bien fermement, toujours plus fermement persuadé de la raison de notre combat, de la raison de notre sacerdoce.

Chers ordinands, vous êtes fier de recevoir votre sacerdoce dans l'Eglise Catholique de la main d'un évêque catholique, de tous ces évêques qui se sont succédé en transmettant le sacerdoce catholique dans sa pureté doctrinale d'où découle sa véritable charité pastorale.

Soyez heureux aujourd'hui de recevoir ainsi dans l'Eglise catholique, le sacerdoce catholique de Notre-Seigneur Jésus-Christ, le sacerdoce d'un Padre Pio, le sacerdoce de tous les saints prêtres, d'un saint Curé d'Ars, le sacerdoce des Apôtres, le sacerdoce qu'a vécu auprès des Apôtres la très sainte Vierge Marie dont nous fêtons aujourd'hui une jolie fête.
Eh bien, supplions la très sainte Vierge Marie, Mère du Sacerdoce, Mère des prêtres, Mère du Grand Prêtre et Mère des prêtres, de nous garder bien fidèles au sacerdoce catholique afin de communiquer la religion catholique. Ainsi soit-il.

Au nom du Père et du Fils, et du Saint-Esprit, Ainsi soit-il.