lundi 26 novembre 2012

Vertige hégélien dans la Fraternité saint Pie X


Vertige hégélien dans la Fraternité saint Pie X

Par Michael
 
Hegel


Thèse

La thèse est formulée dans la Déclaration du Chapitre de la FSSPX de 2006 : il n’y aura pas d’accord entre la FSSPX et la Rome concilaire sans accord doctrinal, c’est-à-dire sans la conversion de la Rome concilaire. Les contacts que la Fraternité « entretient épisodiquement avec les autorités romaines ont pour seul but de les aider à se réapproprier la Tradition que l’Église ne peut renier sans perdre son identité, et non la recherche d’un avantage pour elle-même, ou d’arriver à un impossible “accord” purement pratique. Le jour où la Tradition retrouvera tous ses droits, le problème de la réconciliation n’aura plus de raison d’être et l’Église retrouvera une nouvelle jeunesse ».

Antithèse

Elle est formulée dans la Déclaration du Chapitre de la FSSPX de 2012 :

« Nous avons défini et approuvé des conditions nécessaires pour une éventuelle normalisation canonique. » La circulaire Thouvenot du 18/07/12 explicite : « Condition n°1 sine qua non que la Fraternité s'impose et qu'elle réclame des autorités romaines avant d'envisager une reconnaissance canonique : Liberté de garder, transmettre et enseigner la saine doctrine du Magistère constant de l’Eglise et de la Vérité immuable de la Tradition divine ; liberté de défendre, corriger, reprendre, même publiquement, les fauteurs d'erreurs ou nouveautés du modernisme, du libéralisme, du concile Vatican II et de leurs conséquences ».

La nouvelle ligne est donc d’envisager un accord pratique qui consiste à obéir au pape en conservant la liberté de désobéir aux "fauteurs d’erreurs". Qui sont ces "fauteurs d’erreurs" ? Sûrement pas le pape, puisque l’accord se fait avec lui : on ne peut pas se mettre sous l’autorité exclusive du pape dans une prélature personnelle et demander en même temps la liberté de le critiquer publiquement ! Cela n’aurait pas de sens, ce serait illogique et grotesque ! L’antithèse proposée par le Chapitre 2012 est donc qu’un accord pratique est possible car le pape est d'esprit traditionnel, maintenant.

Synthèse


Des voix se sont élevées pour dénoncer cette antithèse. Dès lors, Mgr Fellay dans des sermons récents ou Mgr de Galarreta, à Villepreux, vont faire la synthèse. Le 13 octobre 2012, à Villepreux, Mgr de Galarreta fait une conférence dans laquelle il résout la crise de la FSSPX : la thèse de 2006 et l’antithèse de 2012 disent la même chose. « Donc mise à part cette discussion extrêmement importante et riche, nous avons établi les conditions qui pourraient permettre d’envisager hypothétiquement une normalisation canonique. Et si vous réfléchissez bien, ce qui a été fait, c’est justement de prendre toute la question doctrinale, liturgique… et elle a été mise comme une condition pratique. » C'est un tour de passe-passe car il s'agit bien d'un accord pratique sans conversion de Rome et cela, c'est la ruine de la Fraternité. Vous pouvez relire l' analyse de InDominoSperavi si besoin.

Post -synthèse

La synthèse n’ayant convaincu personne, on voit apparaître une post-synthèse consistant à dire que ce qui est écrit n’est plus écrit et qu’il ne faut pas lire ce qui est marqué.



Sur la distinction entre les conditions sine qua non et les conditions souhaitables, les opinions sont libres dans la FSSPX :


Vous avez le choix entre :

- les conditions écrites et envoyées à Rome, qui distinguent précisément 3 conditions sine qua non et 3 conditions souhaitables.

- la proposition de Mgr de Galarreta : « nous avons vu, assez rapidement après, que ces distinctions entre conditions sine qua non et conditions souhaitables n’étaient pas très justes, n’étaient pas souhaitables, non. Et en fait pour nous parmi les conditions que nous avons mis comme souhaitables, il y a des conditions sine qua non aussi »

- la proposition de Mgr Fellay à Ecône dans sa conférence (confidentielle) du 7 septembre 2012. Il indique que les six conditions de la lettre circulaire de l’abbé Thouvenot ne devraient plus être divisées en conditions sine qua non et conditions souhaitables. Toutes devraient devenir des conditions sine qua non.

- l'avis de M. l’abbé Schmidberger : dans son interview du 18 septembre 2012, dix jours après la conférence d’Ecône, il s’est empressé de remettre les choses au point, sans avoir l’air d’y toucher. Il faut rester aux 3 conditions sine qua non du Chapitre : « Je pense que nous pourrions nous concentrer sur ces éléments importants qu’il nous faut absolument demander à Rome dans le cas d’une normalisation. Ces éléments peuvent être formulés en trois points. »


Sur la question de l’exemption de la FSSPX de la tutelle des évêques diocésains, les opinions sont libres dans la FSSPX :


Vous avez le choix entre :

- la condition écrite et envoyée à Rome prise à la majorité du chapitre général : « Condition souhaitable [ndlr : donc pas obligatoire] n°2 : Exemption des maisons de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X par rapport aux évêques diocésains ».

- l’avis oral de Mgr de Galarreta : « Nous sommes tous d’accord, dans la Fraternité, qu’il faut demander […] l’exemption des évêques. »

- l’avis de DICI qui censure Mgr de Galarreta sur cette question (voir la transcription du script et l’article de InDominoSperavi)


Sur la question du nombre des évêques traditionnels, les opinions sont libres dans la FSSPX :

Vous avez le choix entre :

- la  Condition sine qua non n°3 envoyée à Rome : « Garantie d'au moins un évêque. »

- l’avis d’un des trois évêques, Mgr de Galarreta  « Ensuite dans les conditions sine qua non, il y a garantie d’au moins un évêque. Vous voyez, je vous disais, voilà, ça c’est pas parfait. Mais en fait, nous sommes tous d’accord, dans la Fraternité, qu’il faut demander plusieurs évêques auxiliaires »


C’est formidable, au chapitre général la majorité des dirigeants de la Fraternité sont d’accord pour au moins un évêque, et par ailleurs, d’après Mgr de Galarreta, ils sont également tous d’accord pour plusieurs évêques. Si ce n’est pas une post-synthèse !



Il y a donc des divisions au sein des accordistes : ceux qui veulent amender les six conditions et ceux qui veulent s’en tenir au texte initial. On peut noter qu’il n’y a plus aucune unité de vue dans la Fraternité St Pie X. Depuis cette crise, chacun adopte un discours différent.


Quelle est la position de la FSSPX ?

Nous ne le savons pas. Menzingen le sait-il ? La seule certitude est qu’un accord pratique sans conversion de Rome est souhaitable et désirable : l’Eglise souffre tant, elle a tant besoin de nous.

Quelle est la position de la FSSPX ? Allez voir votre prieur, il vous donnera un avis encore différent, cela vous tranquillisera.

Quelle proposition est faite à Rome ?

Nous ne risquons pas de le savoir, les documents étant secrets. Rendez-vous compte : "les six conditions" n’ont toujours pas été portées officiellement à la connaissance des prêtres et des fidèles. Nous travaillons sur une lettre de l’abbé Thouvenot destinée aux Supérieurs, lettre qui a fuité sur Internet et que les fidèles ne sont pas censés connaître. On a fait l’hypothèse que ce document était authentique puisque Mgr de Galarreta à Villepreux commente aussi en public cette même fuite.

Une seule opinion n’est pas libre dans la FSSPX

Exclusion pour ceux qui prêchent la thèse du Chapitre général de la FSSPX de 2006. Cette thèse est dorénavant interdite en raison de ses connotations sédévacantistes.


Conclusion

L’équilibre sur la ligne de crête est un numéro d’’équilibriste qui ne convainc pas. La dialectique hégélienne a donné le vertige aux Supérieurs de la Fraternité. Or, avoir le vertige quand on se trouve sur la corde raide, c’est se mettre volontairement dans une situation périlleuse, ce n’est pas catholique. Autrement dit, et mieux dit, selon les paroles mêmes de Notre-Seigneur, « Que votre oui, soit oui, que votre non soit non : tout le reste vient du démon. »

Dictature Imminente

Dictature Imminente

Tradinews
Mgr Williamson
Stephen Heiner et Mgr Williamson



Commentaire Eleison - 24 novembre 2012


Un portrait remarquable de notre monde contemporain est apparu il y a deux mois sur le site internet 321gold. Le titre est impressionnant : « Décadence, Décomposition, Dénégation, Illusion et Désespoir », mais le contenu est bien réaliste. A partir d’une scène de rue que l’on peut rencontrer sans doute dans tout l’Est des Etats-Unis, l’auteur en conclut que dans une quinzaine d’années une dictature de type orwellien s’abattra sur le pays comme effet non désiré de causes désirées. Mais les Etats-Unis ne sont-ils pas l’exemple que suit le monde entier ? Le monde entier ne se fait-il pas acheteur du mode de vie américain ? « Que l’acheteur se méfie ! », comme le dit le principe classique du droit romain.


Cet automne à Wildwood, New Jersey, l’auteur remarqua des rues pleines d’une foule d’hommes et de femmes n’ayant pas atteint la cinquantaine, d’une corpulence extraordinaire, circulant sur des fauteuils roulants électriques, payés par le gouvernement, pour passer d’un Macdo à l’autre et s’empiffrer de friandises bourrées de sucre et aptes à provoquer une nouvelle surcharge à leurs fauteuils roulants électriques dernier modèle. De quel nom gracieux l’auteur affuble-t-il cette troupe ? « Ces originaux courageux qui luttent contre leur corpulence à bord de leurs véhicules à mobilité supérieure ». C’est dans ce style que parle aujourd’hui le langage « politiquement correct », selon lequel tous les hommes (sauf les neo-Nazis) sont beaux, jeunes, gentils et égaux . On veut faire disparaître les laideurs réelles sous de belles paroles.


L’auteur recherche les causes qui provoquent ce résultat tragicomique : comment a-t-on réussi à persuader le peuple américain, qui naguère économisait 12% de ses revenus, de faire exploser les statistiques et graphiques qui montrent l’augmentation exponentielle de l’obésité, par un mode de vie saturé de sucre, criblé de dettes, sans aucune épargne pour eux-mêmes et qui lègue à leurs enfants et petits enfants un endettement impossible à payer? Bien sûr, ces gens manquent personnellement de tempérance, dit l’auteur, mais il doit y avoir quelque chose de plus sinistre, des penseurs derrière cette scène impensable. Pour l’auteur, l’ensemble des citoyens est manipulé par un gouvernement invisible qui est maître des techniques modernes de manipulation des masses.


Il cite un pionnier de ces maîtres des années 1920, Edward Bernays : « La manipulation consciente et intelligente des masses est un élément important de la société démocratique. Un grand nombre d’êtres humains doivent coopérer de cette façon-ci s’ils veulent vivre ensemble dans une société qui fonctionne sans heurts. Qu’il s’agisse de politique, d’affaires, de conduite sociale ou de doctrine morale, nous sommes dominés par un nombre relativement restreint de personnes qui comprennent les processus mentaux et les modèles de comportement social des masses.» Ce groupe constitue « le véritable pouvoir de gouvernement d’un pays », et c’est lui qui « tire les ficelles qui dirigent l’opinion publique ». Dans quel but ? Pour rien d’autre que pour leur propre fortune et pouvoir. 


Ce sont eux qui ont organisé la crise économique et financière à leur propre bénéfice. Ils ont « démoli l’économie mondiale en mettant sur le dos des contribuables et des générations à venir leurs dettes artificielles, en écrasant les personnes âgées et les épargnants en leur volant 400 milliards de dollars d’intérêts annuels, pour s’enrichir eux-mêmes de fortunes colossales sans parler des primes frauduleuses ». Et quand il faudra en finir avec ce mode de vie insoutenable, alors nos maîtres invisibles ont déjà préparé à notre intention une « dictature de larmes », de type « 1984 »,qui inclut une police militarisée avec des milliards de balles, des caméras et des engins de surveillance omniprésents, des emprisonnements arbitraires, et ainsi de suite. Et pourtant, dit l’auteur, c’est de la faute des citoyens eux-mêmes pour avoir préféré l’ignorance volontaire à la vérité, la maladie à la santé, les mensonges des médias à une pensée critique, la sécurité à la liberté.

Il ne manque qu’une seule chose à cette admirable analyse : notre élite gouvernanteaurait-elle pu disposer d’une telle marge de manœuvre, les masses auraient-elles pu s’abrutir à ce point-là, si l’une ou l’autre avait conservé le moindre sens d’un Dieu qui nous juge au moment de notre mort, à l’aune de ses Dix Commandements ? Bien sûr que non. Catholiques, réveillez-vous!

dimanche 25 novembre 2012

Traduction du sermon de l'abbé Hewko sur le grain de senevé, du 18 novembre 2012


Traduction du sermon de l'abbé Hewko sur le grain de senevé,
du 18 novembre 2012
Abbé David Hewko



Magnifique sermon. Il est temps que des prêtres se lèvent  en France !

 



Je suis l’abbé David Hewko. Ces sept dernières années, j’étais à Syracuse à l’école de la Bienheureuse Vierge Marie et à la paroisse. Cela fait environ 400 âmes. C’est une école en expansion. Et me voici dans le Kentucky, avec les prêtres qui résistent au libéralisme qui envahit la Fraternité. La crise de notre chère Fraternité est un événement très triste. C’est ce qui m’amène ici pour aider ces prêtres. Nous nous confions à Notre-Dame [et nous resterons ainsi] à moins que la Fraternité ne fasse demi-tour et ne décide finalement de continuer selon les principes et le combat de Mgr Lefebvre et des grands saints papes qui nous ont précédés, et recommence à faire la volonté de Dieu en se contentant seulement de maintenir les principes de notre saint fondateur. Priez pour cette intention, priez pour tous les prêtres, tous les prêtres, priez pour que le pape consacre la Russie. C’est vraiment la solution. Mais si le pape n’accomplit pas les demandes de Notre-Dame, que pouvons-nous faire, si ce n’est prier pour lui ? Au nom du Père et du Fils, et du Saint-Esprit, ainsi soit-il.

Notre Seigneur compare l’Eglise à un grain de sénevé (graine de moutarde) et ce grain de sénevé est la foi catholique qui est implantée dans toutes nos âmes lors du Baptême. J’aimerais vous rappeler un grand évènement de l’histoire, très semblable à la situation que nous vivons actuellement. Cela se passe lorsque l’Espagne fut envahie, à la fin des années 600, entièrement envahie par les musulmans qui venaient d’Afrique du Nord. Ils ont tout balayé très rapidement sur leur passage, envahissant les villes, abattant les cloches, écrasant les crucifix, et inutile de le dire, en massacrant beaucoup beaucoup de femmes, d’enfants, de prêtres et d’hommes. Cette invasion s’étendit très rapidement et au début des années 700, à peu près toute l’Espagne était musulmane. Uniquement dans les régions du nord, dans les montagnes, les montagnes des Asturies, il y avait un petit reste, dirigé par Pelayo, lequel était un ami et un disciple d’un grand saint moine qui vivait là, dans les montagnes, dans une grotte. Cette caverne aujourd’hui est connue sous le nom de la caverne de Covadonga. C’est une magnifique caverne. Un monastère y est construit, à présent. J’y suis allé avec des prêtres et nous avons dit la Messe sur l’autel où St Antoine Marie Claret a dit la Messe, dans cette caverne. 

Pelayo était le grand général de la résistance, et il est enterré là, dans les montagnes. Sous la caverne, il y a une énorme cascade et je suis sûr que les soldats ont dû y passer de bons moments, lors de leur séjour, à sauter et et nager dans l'eau. Mais voici que ce saint moine eut une apparition de la Vierge Marie. Elle lui dit que sa protection était sur eux et qu'avec son aide, ils gagneraient de nombreuses batailles. C'est pourquoi on honore là Notre-Dame de Covadonga, une belle statue habillée de vêtements magnifiques. Donc Pelayo rassembla là, disons, une petite bande de soldats : certains disent jusqu'à un millier, certains disent 300. Mais quel que soit le nombre, ce n'était pas beaucoup. Et les musulmans menaçaient de venir les envahir.

Mgr Opas rendit visite à Pelayo. Mgr Opas était un parfait évêque dans le style de Vatican II. Il s'approcha de l'entrée de la caverne et appela le général Pelayo en criant : « Pelayo ! Pelayo ! » Pelayo connaissait cet évêque et répondit : Oui, Mgr Opas, que voulez-vous ? » Et Mgr Opas lui dit : « Regarde, tout le pays est musulman, toute la citée s'est rendue. Sauve ta vie, sauve tes soldats, fait un traité de paix avec ces musulmans et tout ira bien.»  Pelayo répondit à ces mots : « Vous essayez de nous convaincre de nous rendre, par vos paroles effrontées, d'abandonner notre résistance et de profiter de nombreux avantages aux côtés de la communauté musulmane ? Toute l'Espagne doit être catholique. Nous n'accepterons jamais une Espagne païenne ou un compromis avec les infidèles. Comment pourriez-vous avoir l'audace de penser que nous pourrions vous faire confiance quand vous avez déjà trahi la bannière catholique, la cause catholique ? » 




Mgr Opas, l'homme des compromis, dit à Pelayo : « Ne vous mettez pas en peine, la lutte est inutile. Vous pourriez tout aussi bien abandonner et déposer vos armes maintenant. Comment pouvez-vous espérer gagner avec une poignée d'hommes contre 60 000 soldats musulmans entraînés ? Vous allez perdre, Pelayo. » 




Pelayo alors se référa à l'Evangile de la messe d'aujourd'hui. Il dit : « N'avez-vous pas lu dans l'Écriture que l'Église du Seigneur est comme le grain de sénevé, qui, si petit qu'il soit, se développe plus que tout autre, par la miséricorde de Dieu ? » 




Mgr Opas lui dit : « Mais vous devriez imiter ceux qui se sont soumis et ont échappé à l'esclavage et à la mort. Vous pouvez vivre. Sauvez votre vie ! » 




Pelayo dit ces belles paroles qui résonnent encore aujourd'hui dans cette grotte "Notre espoir est en Jésus-Christ. De cette montagne viendra le salut de l'Espagne et du peuple des Goths. La miséricorde du Christ nous sauvera de cette multitude. Rentrez chez vous, Don Opas, et allez porter ce message à l'ennemi de Dieu. " 

L'évêque revint dans sa ville et il dit : " Je ne peux pas convaincre ces fanatiques, ce Pelayo, vieux, bourru et doctrinaire, ce moine et tous ces soldats."

Cela s'est passé en mai de l'année 722 et, en fait, les musulmans les envahirent et la Bienheureuse Vierge Marie les aida : elle fit tomber du ciel une pluie torrentielle et les soldats musulmans n'étaient pas habitués à combattre en montagne, dans les broussailles, et surtout sous une pluie torrentielle. Aussi, les descriptions de la bataille racontent que les soldats de Pelayo ont couru l'épée à la main, sautant par-dessus les collines et les montagnes, tandis que les musulmans sur leurs chevaux glissaient, étaient abattus et emportés par les torrents créés par la pluie. Cette grande bataille dura 2 jours, et grâce à la Vierge Marie, ils remportèrent la victoire. Pelayo, après cette bataille, fut couronné premier roi d'Espagne. [La Reconquista] a commencé en 722. De 722 jusqu'à 1492, pendant sept cents ans d'histoire, ce fut la grande histoire de la Reconquista, pour faire une Espagne à nouveau catholique. Notre pays est encore jeune et notre combat très récent.




Ainsi, nous pouvons comparer cette histoire à celle de notre cher Mgr Lefebvre, lorsqu'il a vu pendant le Concile Vatican II le brigandage de la Sainte Église catholique par les ennemis de Jésus-Christ, lorsqu'il a vu, de ses propres yeux leurs expressions, leurs chuchotements, le rire des évêques libéraux lorsque le cardinal Ottaviani voulait essayer de parler et qu'ils lui ont coupé le haut-parleur, parce qu'il avait dépassé son temps de parole. Il vit le cardinal en larmes, suppliant les Pères du Concile de ne pas aller dans cette direction, car ce serait la destruction de la foi." Et Mgr Lefebvre a vu ces rats, ces hyènes, ravager l'Eglise. Mais comment ont-ils fait ?




Il n'y a pas eu un seul combat [physique]. Il n'y a pas eu d'effusion de sang dans la basilique Saint-Pierre. Le mal a été réalisé par la plume habile, par l'introduction astucieuse d'une terminologie ambiguë. 

Et nous les prêtres et les évêques de la Fraternité, nous avons tous été avertis, nous avons tous été entraînés, par saint Pie X et par notre fondateur Mgr Lefebvre, à ne jamais utiliser la langue de l'ennemi. Comme les SEAL (soldats d'élite de l'US Navy), nous savons qu'il y a certains signes de l'ennemi qu'il ne faut jamais imiter. Nous avons été formés et nous avons été avertis : nous ne devons jamais utiliser leur terminologie. Et pourtant, nous voyons récemment que des termes ambigus sont utilisés. Nous voyons un langage qui peut être interprété de deux manières : « à la lumière de la tradition», « le concile est limité", et "la liberté religieuse est limitée", "le concile n'est pas si mal". Je ne vais pas passer en revue toutes les citations, mais vous pouvez les rechercher vous-même. C'est très, très inquiétant pour nous, catholiques, parce que le langage est très important pour protéger la doctrine catholique. 

Nous devons comprendre, chers fidèles, que le combat est sur la foi. Il ne s'agit pas d'une discussion formaliste, c'est la foi en cause. Mgr Lefebvre a compris cela et c'est pourquoi, seul contre tous les évêques, plus de 2300 évêques, et plus tard avec Mgr de Castro Mayer, il se leva et dit : « Nous ne pouvons pas coopérer à la destruction de la Sainte Eglise catholique romaine.»  Et nous remercions le Bon Dieu pour Mgr Lefebvre qui a inspiré de grands prêtres comme le Père Hannafin, qui était votre pasteur ici, il y a plusieurs années, et le père Snyder qui le connaissait personnellement, et tant de prêtres à travers le monde qui ont gardé la foi, tant de fidèles qui ont gardé la foi, grâce à Mgr Lefebvre.

Il est mort en 1991 et notre chère Fraternité a été dirigée par Mgr Fellay. Mgr Fellay avait l'habitude de parler très clairement. Il avait l'habitude de nous dire "Nous ne pourrons jamais faire un faux accord avec Rome. Ce serait notre destruction. "

Il a averti Campos en 2003 : "Ne faites pas un faux accord avec Rome. Ce sera un désastre pour vous. Ce sera votre destruction. "

Mgr Rifan est tombé, il a fait le compromis et maintenant ils ont la nouvelle messe, et maintenant ils acceptent Vatican II. Maintenant, c'est un gâchis. C'est très triste. Et c'étaient de bons prêtres ... Le Dr. White nous a dit qu'il a vu ces bons prêtres qui luttaient autrefois pour la foi. Et lorsque cet accord est arrivé, et même avant l'accord, lors de sa préparation, ces prêtres l'avaient déjà accepté. "Nous devons nous soumettre à Rome, nous devons être unis à Rome." Ils l'ont fait, pour la destruction de leur foi ... Pourquoi ? 

Parce qu'ils ont oublié la grande distinction de notre saint fondateur, qui, soit dit en passant, est le plus grand théologien de ces 150 dernières années. Mgr Lefebvre a fait cette distinction très simple que l'on n'entend plus, à la tête de notre chère Fraternité. Et quelle est cette distinction ? Que Rome, maintenant, est moderniste. Rome est devenue l'église conciliaire. Il s'agit d'une nouvelle religion que nous refusons de suivre parce que nous voulons rester catholiques. Ainsi, la Rome moderniste, l'église conciliaire, doit être distinguée de la Rome éternelle, l'Eglise catholique de tous les temps. Et c'est pourquoi nous n'avons pas à craindre, car Monseigneur Lefebvre a déclaré: « Nous n'avons pas à nous inquiéter d'être en dehors de l'Eglise. Nous ne sommes pas en dehors de l'Eglise. Vous détenez la même foi que nos pères. Vous détenez la même doctrine, les mêmes sacrements, les mêmes prières, et cela ne peut pas changer. "Les catholiques fidèles à Dieu dans la sainte Tradition, même s’ils sont réduits à une poignée, voilà ceux qui sont la vraie Église de Jésus-Christ," dit St Athanase

Et la Vierge Marie à La Salette nous a avertis que viendront ces jours où la foi ne se trouvera dans le monde que dans de petits îlots : des fermes, des familles, de petites missions, de petites paroisses ... et nous voyons, nous voyons comment cela devient très possible à présent. Nous voyons cette nouvelle orientation depuis le mois de Juillet de cette année, nous voyons que nos chers dirigeants veulent faire cet accord. Ils disent que ça ne va pas se passer maintenant, ça ne va pas se produire encore, mais ils le veulent et c'est ce qui est mauvais. Nous ne pouvons pas désirer un traité de paix avec les ennemis de Jésus-Christ. Ils détruisent la foi et conduisent des millions d'âmes en enfer par le biais des évêques et des prêtres, et même, à notre grande tristesse par le pape lui-même. 

Le Saint-Père devrait porter haut la lumière de la foi catholique, mais qu'a-t-il fait à Assise il y a un an? Vous savez ce qu'il a fait. Devant tout le monde, il a invité un athée, avec tous ces bouddhistes, ces musulmans, ces anglicans, ils étaient tous là. Il y avait des membres du culte Vaudou : des Satanistes. Un athée a publiquement déclaré : "Je tiens à remercier le Pape Benoît XVI de m'avoir invité à Assise pour représenter les non-croyants." Comment le pape s'il avait la foi catholique et connaissait le premier commandement, vous les garçons qui servent la messe, vous les petits garçons et les enfants, quel est le premier commandement ? Vous le savez : il n'y a qu'un seul Dieu et il n'y a pas de faux dieux devant ma face. Et quand on voit le pape lui-même et avec ses collègues cardinaux et des évêques, tout le monde étant silencieux et fouler aux pieds Dieu Tout-Puissant, le premier commandement ! Le monde catholique tout entier devrait réagir contre cela, surtout la Fraternité Saint-Pie X ! Et même là, nous avons eu une faible résistance, ce qui nous indique que quelque chose va vraiment très mal au sommet.

Je sens la franc-maçonnerie. Dieu le sait.

Ils disent que Benoît XVI est en train de changer. Ils disent que les choses sont différentes par rapport à celles de 1988, à Rome. Ils disent que nous ne pouvons pas faire [des erreurs] de Vatican II des super-héresies. Donc, on doit se poser trois questions :

1- Pourquoi la Fraternité Saint-Pie X a-t-elle été fondée en premier lieu ? Pourquoi existe-t-elle ?
2- Quelle est la différence entre Rome et la Fraternité Saint-Pie X et [ce qui a provoqué] cette séparation (ainsi nommée) de quarante-deux ans?
Et, 3 - Rome a-t-elle vraiment changé ?

1- Pourquoi la Fraternité Saint-Pie X, existe-t-elle, en premier lieu, pourquoi existons-nous ? 

C'est pour protéger, conserver, la grain de sénevé dans nos âmes, afin que vous puissiez sauver votre âme et ne pas aller en enfer. Et quelle est la première attaque du Concile Vatican II ? il s'agit d'une attaque adressée aux racines, la foi elle-même est attaquée. Ce n'est pas juste une question de changer d'ornements et de se retourner pour dire la messe face au peuple. Même si c'est déjà assez mauvais. Mais c'est la foi, Jésus-Christ, sa divinité, sa royauté, toute la foi qui est attaquée ! Et c'est pour cela que Mgr Lefebvre a dit on ne peut pas s'entendre avec cela et vous pouvez, je veux dire, je vous en prie, ne lisez pas seulement la grande déclaration de 1974. Ne vous contentez pas de lire, priez sur elle. Méditez-la. Mettez-vous la dans le sang. Parce que c'est notre défense. C'est notre déclaration de guerre contre les ennemis du Christ. Je vais vous faire quelques citations de cette déclaration :

« Nous adhérons de tout coeur, de toute notre âme à la Rome catholique, gardienne de la Foi catholique et des traditions nécessaires au maintien de cette foi, à la Rome éternelle, maîtresse de sagesse et de vérité. »
« Nous refusons par contre et avons toujours refusé de suivre la Rome (il y a une distinction!) de tendance néo-moderniste et néo-protestante qui s'est manifestée clairement dans le concile Vatican II et après le concile dans toutes les réformes qui en sont issues. »
Puis il décrit ces réformes ancrées dans la philosophie moderne, dans le libéralisme, condamné il y a plusieurs années par saint Pie X et Pie IX. Et il poursuit en disant « Aucune autorité » parce qu'à l'époque, on disait aux prêtres et aux fidèles : « Vous devez obéir ! » et les pasteurs les plus obéissants à leurs évêques disaient aux fidèles « Je n'aime pas cette nouvelle messe, je ne l'aime pas, mais je dois obéir. » Et ils obéirent et par l'obéissance ils ont détruit beaucoup d'âmes et de nombreux catholiques ont perdu foi par cette fausse obéissance. Combien de sœurs, combien de prêtres, parce qu'ils étaient obéissants ont perdu la foi, ont changé leurs habitudes, ont rejeté les chapelets et les crucifix, et ont rejoint le monde ?




« Aucune autorité, même la plus élevée dans la hiérarchie ne peut nous contraindre à abandonner ou à diminuer notre foi catholique clairement exprimée et professée par le magistère de l'Eglise depuis dix-neuf siècles. »



Et il cite le grand saint Paul :

« S'il arrivait que nous-même ou un Ange venu du ciel vous enseigne autre chose que ce que je vous ai enseigné, qu'il soit anathème. (Gal. 1:8) » Qu'il soit condamné. Si un prêtre, un évêque, même un pape, prêche une doctrine différente de la tradition catholique, ne l'écoutez pas. Gardez la foi et de opposez-vous. Et si vous êtes appelé "désobéissant", "rebelle" et "indocile" "Heureux êtes-vous", dit Notre Seigneur : "quand on vous insultera, à cause de moi." Vous, pères, qui voulez élever vos enfants et garder la foi et vous, bonnes mères, nous devons combattre. Nous n'avons pas le choix. Dieu nous a mis aujourd'hui en ces jours et c'est pourquoi ces prêtres, ces prêtres, environ trente et plus, à travers le monde, dans la Fraternité Saint-Pie X, résistent, prennent la parole parce que nous voyons cette terrible calamité sur la Fraternité. La Fraternité Saint-Pie X est le dernier bastion de la foi. C'est le dernier cadre debout. C'est la dernière colonne de soldats qui se bat et si elle s'effrite, nous allons voir le feu du ciel très bientôt.




Je cite Monseigneur, déclaration de 1974:




« N'est-ce pas ce que nous répète le Saint-Père aujourd'hui ? Et si une certaine contradiction se manifestait dans ses paroles et ses actes ainsi que dans les actes des dicastères, alors nous choisissons ce qui a toujours été enseigné et nous faisons la sourde oreille aux nouveautés destructrices de l'Eglise. »


Et puis, il poursuit, et il dit, en plein milieu, ce que nous devrions faire, ce que notre cher Mgr Fellay devrait être en train de prêcher dans tous les lieux qu'il visite... Il convient de répéter ces mots, encore et encore. Les voici :

« La seule attitude de fidélité à l'Eglise et à la doctrine catholique, pour notre salut, est le refus [le refus !] catégorique d'acceptation de la Réforme. »

Et cela inclut aussi un accord avec une formulation douce qui nous permettrait de faire une entente pour nous soumettre à ces destructeurs de la Foi. Mgr Fellay parlait énergiquement auparavant. Peut-être que nous n'avons pas suffisamment sanctifié nos âmes, peut-être que nous n'avons pas fait suffisamment pénitence pour que cela arrive maintenant à nos dirigeants.

Alors, pourquoi la Fraternité Saint Pie X ? Premièrement, pour la foi. Puis la prêtrise, puis le salut de la vraie messe, puis le salut de vos âmes.

2- Donc, deuxième question, quelle est la différence entre Rome et la FSSPX, si bien qu'il y a eu cette séparation pendant quarante ans ? 

Eh bien, c'est très clair : Monseigneur a parlé au cardinal Ratzinger qui est le pape actuel, il lui a parlé en termes très clairs. Il n'a pas essayé d'utiliser un langage confus pour plaire à Rome et faire croire qu'il pensait comme eux. Ce n'est pas vrai. Il était très clair. Voici ce qu'il a dit au cardinal [Ratzinger] :"vous, vous travaillez à la déchristianisation de la société, de la personne humaine, de l’Église, et nous, [la FSSPX et les catholiques traditionnels à travers le monde] nous travaillons à la christianisation. On ne peut pas s’entendre”. [...] Rome a perdu la Foi, mes chers amis, Rome est dans l’apostasie. (...)C'est pas des mots en l'air que je vous dis, c'est la vérité."

Et la preuve de la perte de la Foi de Rome, nous en avons presque chaque semaine. Le Pape a visité une mosquée en 2006, a fait face à la Mecque, il n'a pas fait le signe de la croix, il a enlevé ses chaussures et face à La Mecque, il a prié avec ces musulmans. C'est un horrible scandale, d'entrer dans une mosquée, dans les synagogues, de prier avec les Juifs, qui refusent Jésus-Christ. Les Juifs rejettent Jésus-Christ. Et nous ne pouvons pas prier avec les Juifs, nous devons prier pour que les Juifs se convertissent à Jésus-Christ. Ce Pape, tous les efforts envers l'œcuménisme, Assise III bien sûr, qui a été un désastre, pire que Assise I et II, car il apparaît comme le « pape conservateur » et il en trompe beaucoup. 

Et beaucoup pensent que parce qu'il a autorisé la messe tridentine, il est conservateur et fait des gestes envers la tradition. Ce n'est pas vrai. C'est très subtil, très sournois. [Benoît XVI] a dit, au début de son pontificat, comme John Vennari l'a écrit dans Catholic Family News, le citant dans ses titres, [Benoît XVI a dit] qu'il a réussi avec succès à faire chuter encore davantage les communautés traditionnelles en direction de Vatican II. Et ils travaillent sur nous en provoquant la division, en provoquant des dissenssions, par une terminologie ambiguë, en attirant nos dirigeants vers ce faux accord. 

3- Et Rome ne veut pas la foi en ce moment. Elle n'a pas changé. Rome n'a pas changé.
Au nom de la liberté religieuse, ils ont arraché des pays catholiques, de la Colombie, de l'Espagne, de l'Irlande, des Philippines en 92, de l'Italie en 1984, ils ont arraché, arraché Jésus-Christ des constitutions. Et cela, encouragé par le Vatican lui-même. Et puis il y a un an, en octobre, deux semaines après Assise, le Vatican a appelé à un gouvernement mondial, à une autorité mondiale, à un système bancaire mondial unique. A quoi cela ressemble-t-il ? Saint Pie X a dit il y a cent ans que l'Antéchrist n'était pas loin. Et quand les hommes de d'Eglise préparent son arrivée, c'est très effrayant. 

Donc, la différence est la foi. C'est ce qui nous sépare de la Rome moderniste. Nous voulons garder la foi catholique, ils veulent la détruire. Et rien n'a changé. Rome a-t-elle changé ? Absolument pas.

C'est Dom Fleichtman, un bénédictin au Brésil, un ami de Dom Thomas d'Aquin. Il a dit ces mots
« j'ai dit en 1988 à Dom Gérard ce que je vous ai répété aujourd'hui. Des milliers de fidèles vous attendent avec impatience, Dom Gérard [qui a fait un compromis et un accord avec Rome en 1988 et ils ont accepté la nouvelle messe cinq ans plus tard]. Nous attendons que vous les confirmiez dans la foi catholique dans le combat que la Divine Providence exige de nous sans que nous succombions à la fatigue, la faiblesse, ou au chant des sirènes de la légalité. Ce que Notre Seigneur exige, (c'est pour nous, nous tous), ce que Notre Seigneur exige le martyre, supporté goutte à goutte, et une profession simple et claire de la foi catholique, sans pour autant nous compromettre avec les modernistes du Vatican. Le pape, oui. Légalité, oui. Mais par dessus tout, répondre à l'appel de Dieu clairement au combat de la foi. "

Le jour où le pape se convertira vraiment cela apparaîtra clairement à la lumière du jour. De toute évidence, ce n'est pas en embrassant le Coran et en allant prier dans une mosquée qu'il manifeste cette conversion. Et nous attendons, nous prions, nous nous battons pour la conversion de Rome. Cela ne s'est pas produit. On est loin, loin de là, et c'est pourquoi maintenant les chers fidèles et prêtres de la Fraternité doivent se faire entendre. Et la Vierge Marie s'est plainte à Quito, elle a averti de ce qui se passerait en nos jours, quand la lampe du sanctuaire sera éteinte, quand la foi se perdra dans les parties les plus élevées de l'église et que de nombreuses, nombreuses âmes iront en enfer. « La virginité, la pureté seront presque inconnues », a-t-elle dit. "Les prêtres seront mondains et ne se prononceront pas contre l'erreur." Elle dit cela trois fois dans les apparitions "Les prêtres ne parleront pas alors qu'ils devraient parler ouvertement." Ainsi que les évêques... C'est pourquoi nous sommes dans cette situation aujourd'hui. Nous devons dénoncer un faux compromis. Nous devons parler au nom de tous les papes de la tradition. Nous, les prêtres nous sommes liés par notre serment anti-moderniste. Nous devons exprimer, défendre la position de notre cher fondateur contre le compromis glissant, et les mesures qui s'y rapportent.

Déjà silence s'étend. De moins en moins de sermons parlent contre Vatican II, contre le modernisme, contre le libéralisme. Les moutons sont envahis par les loups. Et de qui sera-ce la faute ? Ce sera la faute des prêtres qui ne parlent pas franchement.

Et vous, chers fidèles, ce n'est pas votre place de prêcher en chaire, je sais. Mais vous, pères, vous enseignez dans votre maison. Favorisez la Foi, d'abord par l'exemple, par l'amour et en chérissant votre chère épouse, et en ne lui parlant pas comme à une carpette. Estimez-la et enseignez à vos garçons à respecter et à aimer correctement la femme qui est traînée dans la boue aujourd'hui. Le père doit montrer cet exemple. Et être une bonne mère, c'est que vous favorisiez la Foi dans votre maison par l'obéissance aimante, par votre joyeux enseignement de la foi dans les plus petites choses. Si Johnny s'écorche le genou, enseignez-lui le secret des enfants de Fatima : l'offrir à Dieu pour les âmes. Si simple. Et voir tout avec les yeux de la foi. Faire de la messe, le cœur de notre vie et le catéchisme, l'enseigner, mais pas d'une manière ennuyeuse, d'une manière adaptée à chaque enfant, afin qu'ils comprennent, absorbent, mémorisent et qu'ils l'aient dans le cœur et dans le sang.

Alors tournons-nous vers la Vierge Marie pour lui confier le jardin de nos âmes, qu'elle élimine nos péchés, nous aide à extirper nos péchés, et surtout qu'elle nous garde contre les idées fausses, les idées libérales, c'est pourquoi vous devez lire Mgr Lefebvre. Lisez les encycliques des papes pour que le grain de sénevé puisse grandir dans vos âmes, pour qu'en votre âme, la vertu et l'amour de Dieu puissent grandir. L'Église, l'Église catholique, revivra de nouveau après le châtiment que Dieu déchaînera sur ce monde méchant qui se moque de lui. L'Eglise revivra. C'est le petit grain de sénevé que vous gardez et dont prenez soin maintenant qui refleurira, et l'Eglise catholique s'épanouira à nouveau avec des martyrs, des saints, des bonnes mères et de saints pères et enfants.

Gardons notre chapelet tous les jours. C'est notre arme en ces jours.

O Marie conçue sans péché priez pour nous qui avons recours à vous.
O Marie conçue sans péché priez pour nous qui avons recours à vous.
O Marie conçue sans péché priez pour nous qui avons recours à vous.

Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, Amen.

vendredi 23 novembre 2012

Commentaire du compte-rendu de la réunion des prieurs avec Mgr Fellay le 9 novembre 2012


Commentaire du compte-rendu de la réunion des prieurs avec Mgr Fellay 
le 9 novembre 2012

Par des fidèles de la Fraternité saint Pie X




Une fois de plus, à cause de cette habitude du secret, nous allons être obligés de commenter un rapport officieux qui n’a pu être vérifié. Cependant, nous ne pouvons passer à côté de ces informations et si ce rapport contenait des erreurs, nous ne doutons pas que certains participants de la réunion s’empresseront de les rectifier.

Le compte-rendu de la réunion, que l’on peut lire sur le site Stageiritès commence ainsi :

1er point :

Mgr Fellay aurait déclaré : « Le texte du Vatican [de la Commission Ecclesia Dei du 27 octobre 2012] [mentionnant une lettre du ] 6 septembre est une erreur de leur part. Il n’y a pas eu d’autre courrier de la part de la FSSPX que celui de la déclaration du chapitre de juillet, qui rend impossible un accord tel que Rome le souhaite. »
Cela signifie donc  que Monseigneur Fellay nie avoir envoyé un courrier à Rome après la mi-juillet 2012. Le dernier courrier, dit-il est la déclaration du chapitre accompagnée des six conditions. Son sermon du 1er novembre donne en effet cette précision : « J’avais envoyé à Rome les documents du Chapitre général, notre Déclaration finale qui est claire, et nos conditions pour éventuellement, lorsque cela viendra, être d’accord sur une possible reconnaissance canonique. »

Lisons à présent le communiqué « erroné ?» du Vatican :

« La Commission pontificale Ecclesia Dei annonce aujourd'hui que, dans sa dernière correspondance (6 septembre 2012), la Fraternité sacerdotale St Pie X a fait savoir qu’elle avait besoin d’un temps supplémentaire de réflexion et d’étude pour préparer sa réponse aux dernières propositions du Saint-Siège. »
Ce texte est-il faux ? Y a-t-il erreur ou mensonge ? Si oui, de la part du Vatican ou de Mgr Fellay ? Est-ce important ou non de connaître la réponse à ces questions ?

Il nous semble que cela peut être important, car cette lettre du 6 septembre, si elle existe, aurait été écrite la veille même de la conférence d’Ecône, au cours de laquelle Mgr Fellay aurait dit qu’il avait été trompé par Benoît XVI, qu’on ne pouvait rien faire de bon avec lui et que du vivant de ce pape, il n’y aurait très probablement pas d’accord. Alors évidemment, si la veille de ces propos Mgr Fellay écrivait à Rome qu’il voulait encore réfléchir pour étudier les propositions romaines et qu’on lui laisse un temps supplémentaire, les propos tenus à la conférence d’Ecône ne deviennent plus du tout crédibles et apparaissent comme une comédie…

Il semble énorme que le Vatican ait pu faire une erreur non seulement sur la date de la lettre mais aussi sur le contenu de la lettre. Le Vatican aurait donc rêvé une lettre imaginaire demandant un temps d’étude et de réflexion. Il aurait imaginé que la Fraternité lui demandait cela, alors qu’il n’en serait rien, d’après Mgr Fellay. Il y aurait donc une double erreur du Vatican : l’une sur la date du dernier courrier et l’autre sur un contenu imaginaire qui n’aurait jamais existé : la demande d’un sursis. Il nous paraît impossible qu’une pareille double erreur ait été faite par des professionnels qui destinent ce communiqué au monde entier. Il y a donc à notre avis un mensonge.

Maintenant examinons de qui provient ce mensonge ? Du Vatican ou de Mgr Fellay ?

[ndlr : Il est possible également que cette phrase du rapport publié par Stageiritès soit fausse ou inexacte, ayant été déformée par un abbé par exemple, mais, dans ce cas, il sera facile à Mgr Fellay ou à un prieur de nier, en publiant un démenti, que ces paroles aient été prononcées. Si rien n’est nié, nous partirons du principe que c’est vrai. Nous avons déjà utilisé cette méthode pour traiter de l’authenticité des six conditions et elle s’est avérée bonne.]

Le mensonge provient-il du Vatican ? S’il provient du Vatican, parce que par exemple, celui-ci voudrait absolument relancer les discussions, il sera aisé pour Mgr Fellay de publier un communiqué officiel, niant avoir écrit une lettre le 6 septembre et niant avoir demandé un sursis, et disant que sa réponse est définitive : il refuse les propositions de Rome.

Le mensonge provient-il de Mgr Fellay ?

La raison en serait toute trouvée : demander un temps de réflexion supplémentaire au Vatican, la veille du jour où l’on affirme que tout est fini avec Benoît XVI, revient à prouver que la réunion du 7 septembre à Ecône n’était qu’un tissu de mensonges. Mgr Fellay, pour ne pas être accusé d’être de mauvaise foi par les membres de la Fraternité, aurait donc pu se trouver "acculé" à un nouveau mensonge (dire qu’il n’y a pas eu de lettre, à part celle de la fin du Chapitre) pour sauvegarder la crédibilité des mensonges de la réunion d’Ecône.

En effet, à l’issue du Chapitre, le Vatican avait demandé à Mgr Fellay une prise de position officielle :

Communiqué de la Salle de presse du Saint-Siège
sur la déclaration du chapitre de la FSSPX
19 juillet 2012
"Le chapitre général de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X, qui s'est terminé ces jours-ci, a publié une Déclaration (...) Le Saint-Siège a pris acte de cette déclaration, mais attend la communication officielle annoncée par la Fraternité sacerdotale pour la continuation du dialogue entre la Fraternité et la Commission Ecclesia Dei."

Il paraîtrait donc étrange que Mgr Fellay, si respectueux et obéissant envers les autorités romaines, dédaigne cette demande et n’en fasse qu’à sa tête. Il est donc probable qu’il a en effet écrit à Rome, en plus de l’envoi qu’il a fait de la Déclaration du Chapitre et des six conditions, avant la publication officielle du 19 juillet 2012 [ndlr : Rappelons le communiqué suivant, du 16 juillet 2012 : "Le communiqué de la Maison générale du 14 juillet 2012 annonce clairement que cette déclaration sera préalablement adressée à Rome, avant d’être rendue publique. C’est l’ordre normal, et il n’y sera pas dérogé"]. Mgr Fellay a donc écrit à Rome entre le 14 et le 19 juillet 2012. Le 19 juillet, la Déclaration du Chapitre était publiée officiellement et le même jour Rome réclamait une prise de position officielle de la Fraternité. Il est donc plus que probable que Mgr Fellay a écrit de nouveau, ne serait-ce que "par obéissance", pour demander ce que révèle à présent le communiqué de la Commission Ecclesia Dei  : un délai supplémentaire de réflexion sur la proposition romaine du 13 juin 2012.

Si tout se passait publiquement par communiqués, nous ne nous poserions pas toutes ces questions et la confiance règnerait. Comme ce n’est pas le cas et que toutes les apparences sont contre lui, nous en sommes réduits une fois de plus à avoir de forts soupçons sur la sincérité de Mgr Fellay. Qu’il publie donc des communiqués officiels précis et systématiques, et la communication s’en trouvera améliorée.

2ème point du compte-rendu :

« Mgr Fellay a renouvelé ce qu’il avait dit à Ecône le 7 septembre 2012 : il s’est trompé concernant le Pape, il annule son texte d’avril qui a fait polémique. »

Cette annulation officieuse et répétée du Préambule doctrinal (toujours secret !) du 15 avril 2012 ne nous rassure pas du tout : tout d’abord parce que l’annulation n’est pas publiée officiellement. Ces paroles orales n’ont aucune valeur car les fidèles ne les ont pas entendues. Aucun enregistrement n’a été publié. Les rétractations faites en secret, bien loin de ranimer notre confiance, ne font au contraire qu’augmenter notre méfiance. Mgr Fellay sait que certains membres du clergé auraient pu être tentés de suivre les abbés Pfeiffer, Chazal et Hewko et Mgr Williamson. Il est commode les faire ainsi tenir tranquille et de calmer leurs scrupules par quelques paroles orales sans valeur, tout en maintenant les fidèles sous l’influence de textes doctrinalement faux.

Des déclarations graves, doctrinalement incorrectes ont été faites publiquement. Une réparation publique doit donc être faite. Mgr Fellay est peut-être bien intentionné en faisant ces réunions où il se rétracte, mais nous ne pouvons nous empêcher de penser que quelqu’un qui voudrait détruire la Fraternité, ne s’y prendrait pas autrement. Tant que la déclaration doctrinale du 15 avril n’est pas officiellement et publiquement annulée, elle a toujours force de loi, car nous avons un document enregistré, la conférence de l’abbé Pfluger à St Joseph des carmes, le 5  juin 2012 .

De plus, il ne suffira pas de dire, « nous annulons cette déclaration », car les fidèles et les prêtres pourraient interpréter de façon sous-entendue : « c’est pour des raisons diplomatiques que nous l’annulons. » Pour l’instant, c’est de cette façon que Mgr Fellay semble présenter cette rétractation, d’après le rapport de réunion du 9 novembre, puisqu’il dit qu’il annule ce texte qui a fait "polémique". Ce n’est pas parce qu’un texte fait polémique qu’il faut l’annuler. Mgr Lefebvre a lui aussi publié de nombreux textes qui ont fait polémique et qui étaient très bons. Non. Ce texte est un PREAMBULE DOCTRINAL : il faut l’annuler s’il est faux. Il faut le maintenir, s’il est vrai. Ce n’est pas au plan diplomatique qu’il faut le considérer, mais au plan doctrinal.

Pour annuler ce texte, il faudra donc dire : « nous demandons pardon aux fidèles d’avoir écrit ces erreurs doctrinales qui les ont gravement troublés. Il est clair que nous ne pouvons accepter ni Vatican II, ni le magistère postérieur à Vatican II, à la lumière de la Tradition. Vatican II n’a pas « illuminé certains aspects de la vie et de la doctrine de l'Eglise qui étaient présents en elle, sans être encore formulés », contrairement à ce que disait la déclaration. J’ai eu tort de vous dire de prendre des lunettes roses pour interpréter cette déclaration doctrinale. Elle comportait des éléments faux et ambigus. Selon les paroles même de Notre-Seigneur, cette déclaration venait donc du démon : « que votre oui, soit oui, que votre non soit non : tout le reste vient du démon. »

3ème point du compte-rendu :

« L’exclusion de Mgr Williamson n’a rien à voir avec une exigence de Rome. Il y a des difficultés avec lui depuis fort longtemps, comme par exemple le soutien à l’IBP ou le blog interdit. »

C’est peut-être vrai, c’est peut-être faux. Mais nous savons que cette exclusion a été saluée comme une "bonne nouvelle" (cf. i media) par le Vatican et comme « une décision qui facilitera les discussions avec Rome » par l’abbé Andreas Steiner en Allemagne.
Rappelons que le Vatican en février 2009 en la personne de son numéro 2, le cardinal Tarcisio Bertone, était intervenu pour demander à Mgr Williamson de " prendre sans équivoque et publiquement ses distances avec ses déclarations sur la Shoah avant d'être admis aux fonctions épiscopales dans l'Eglise catholique ". Rappelons également qu’en date du 16 mai dernier, la Commission Ecclesia Dei dans un communiqué de presse annonçait que « la situation des trois autres évêques de la Fraternité sera traitée séparément et individuellement».

Notons que Mgr Williamson est le seul des quatre évêques qui se soit clairement et officiellement opposé à la Déclaration du Chapitre et aux six conditions : il nous semble bien que c'est pour cela qu'il est chassé.

Concernant le soutien présumé de Mgr Williamson à l’IBP, voici ce que Mgr Williamson a dit dans son sermon du 17.10.2004 (NB : l'IBP a été fondé en 2006, donc en 2004, Mgr Williamson ne pouvait soutenir un institut qui n'existe pas). A notre connaissance, il n'y a pas eu d'autre soutien public à l'abbé Laguérie que cette déclaration assez modérée et nuancée, faite en 2004 :

Je peux toujours me tromper sur la façon de dire (...) j’ai eu le temps de me familiariser avec certains aspects de cette crise qui menace la Fraternité, et c’est pour cela que je prends sur moi d’en parler. Si ce n’était pas une petite chose je n’en parlerai pas. Mais c’est quelque chose. (...) Et si l’autorité et l’obéissance sont séparées ou sont détournées de la vérité, on a un problème qui ne se règlera pas, rien qu’avec l’obéissance et l’autorité.”

Il est dans la nature de la Fraternité d’être comme un canot de sauvetage ; un canot de sauvetage est vulnérable. (...) Et si mes chers amis, vous et moi, nous faisons chavirer la Fraternité Saint Pie X par nos agissements, par nos guerres, nos querelles justes et toujours sous apparence de bien,...alors si nous nous battons au nom d’une bonne cause, si nous nous battons, supposons contre le Jansénisme ou contre la tendance jansénisante (...) Alors cette fois-ci des passagers à bord du canot peuvent très bien dire : “la Justice exige ceci, moi on me refuse mes droits, moi il ne peut être question seulement d’obéissance” - il a raison, il a raison, il a raison, pour cela il va se battre et faire chavirer le canot, en sorte que tous meurent dans les eaux glacées. (...) Eh ! bien, de la part des passagers il faut savoir se maîtriser et ne pas partir en guerre même si le capitaine se trompe parce que (...) on risque non seulement sa propre vie, on risque la vie de tous les passagers dans le canot. (...) Alors pour les passagers qu’ils ne se déchaînent pas, qu’ils sachent se maîtriser. (...) Si les autorités vont comprendre...Qu’est-ce que doivent comprendre les autorités ? Qu’il y a une question de vérité, qu’il y a une question de fausse spiritualité et que cette question de fond ne se règlera pas avec l’obéissance et l’autorité. (...)
Dans une situation normale le capitaine peut frapper et faire ce qu’il veut, parce qu’il sait que s’il fait de l’arbitraire, il y aura toujours une instance au-dessus de lui, dans la grande structure de l’Eglise pour sauver la victime de son arbitraire, de l’arbitraire du capitaine. (...) Mais dans le canot de sauvetage on ne peut pas y aller comme cela : c’est différent. Alors faire semblant que dans le canot de sauvetage, tout est comme dans une congrégation ordinaire dans les temps ordinaires de l’Eglise, c’est se faire des illusions sur la réalité.
Alors que les autorités y aillent doucement, comme saint Pierre. (…) et que les passagers y aillent de leur côté aussi doucement.”

Exclure cet évêque pour une réflexion qu’il a faite dans un sermon, il y a huit ans, avant la création de l’IBP, cela n’est pas plausible. Le « soutien à l’IBP » n’est donc pas la vraie raison de cette exclusion.

Quand Mgr Fellay parle du blog de Mgr Williamson, nous savons que depuis plus d'une année, Mgr Williamson a fermé son blog Dinoscopus au public sous l’injonction du Supérieur Général. Il a seulement maintenu une lettre privée qu'il envoyait aux abonnés par Internet. Mgr Fellay confond-il l'ancien blog avec la lettre privée "Kyrie Eleison" ? Ce sont pourtant deux choses différentes…

4ème point du compte-rendu :

Lors de cette réunion avec Mgr Fellay, certains abbés ont posé des questions : « Abbé n°1 : demande la production d’un document doctrinal explicite de la part de Menzingen, comme le faisait Mgr Lefebvre, notamment contre Vatican II, la nouvelle messe et le magistère actuel. Réponse de Mgr Fellay : un texte est en préparation. (Mais il veut qu’il soit diplomatique…) »

Commentaire :
Tant que Mgr Fellay cherchera à faire de la diplomatie, la Fraternité sera divisée et nous n’aurons pas confiance. Nous n’avons pas besoin de diplomates, mais d’apôtres qui prêchent la vérité clairement, à temps et à contretemps. Saint Jean-Baptiste était-il diplomate avec les pharisiens, lorsqu’il les traitait de « race de vipère » ? Et Notre-Seigneur, quand il les appelait « sépulcres blanchis » ? Saint Pie X, dans Pascendi dit que les modernistes essayent de détruire l'Eglise avec un art "souverainement perfide"... Quant à Monseigneur Lefebvre, il disait que le cardinal Ratzinger était un "hérétique" ! La diplomatie de ces personnes n'est pas leur fort ! Et parmi elles, on compte deux saints canonisés et le Verbe Incarné Lui-même !

Nous ne voulons pas de diplomatie. Nous voulons la vérité, affirmée clairement, en phrases non ambiguës car « tout le reste vient du démon ».

Une autre chose nous choque, car cela montre une négligence grave vis-à-vis des âmes : depuis le 5 juin 2012, les fidèles de la Fraternité sont sous l’influence d’un texte gravement erroné, le Préambule doctrinal du 15 avril révélé en partie par l’abbé Pfluger. Mgr Fellay ne corrige rien officiellement, alors que les âmes sont mises gravement en danger par ce texte ! Cela fait 5 mois et demi ! Pourquoi ne s’est-il pas empressé de corriger ce texte, s’il pensait qu’il était mauvais ? Réponse évidente : c’est parce qu’il ne le trouve pas mauvais, tout simplement.

5ème point du compte-rendu :

« Abbé n°2 : demande la réparation de la « confiance brisée ». Réponse de Mgr Fellay : il en est conscient et a dit que cela prendrait du temps. »

Questions : Mgr Fellay pense-t-il vraiment que l’interdiction de recevoir les sacrements qui frappe aux Etats-Unis certains fidèles hostiles aux accords pratiques, l'exclusion de Mgr Williamson et celle maintenant de l’abbé Hewko, pense-t-il vraiment que tous ses actes, qui sont loin d’être anodins pour l’avenir, vont redonner confiance aux prêtres et aux fidèles ? Pense-t-il vraiment en outre que ses récents sermons où il distille une nouvelle vision sur l'église conciliaire opposée à celle qu’avait Mgr Lefebvre vont nous redonner confiance ? Pense-t-il vraiment que le maintien des six conditions décidées par la majorité du Chapitre est de nature à rassurer les fidèles ?

Malheureusement il se pourrait qu’il redonne confiance à ceux qui veulent bien se laisser berner une autre fois et qu'il endorme ainsi la majeure partie du petit troupeau.

La nouvelle direction doctrinale imprimée à la Fraternité va changer les mentalités sans qu'elles s'en rendent compte et quand le fruit sera mûr, Rome n'aura plus qu'à le cueillir. Comme le disait le GREC (dont un membre fondateur est l’abbé Lorans) dans une lettre du 20 octobre 2008 envoyée au Saint Père pour demander « la levée des excommunications qui pèsent sur les quatre évêques consacrés par Mgr Lefebvre en 1988 » : « nous pensons que la levée des excommunications enclencherait un processus inéluctable d’approche en vue d’accords entre le Saint-Siège et la FSSPX, ou au moins d’accords avec une grande partie des prêtres et fidèles de la FSSPX !» (cf : Pour une nécessaire réconciliation du Père Lelong, p. 52, éd. : NEL)

Oui, le processus INELUCTABLE est lancé et avance « en vue d’accords entre le Saint-Siège et la FSSPX, ou au moins d’accords avec une grande partie des prêtres et fidèles de la FSSPX ! ». Et nous savons avec certitude, qu’avec ces accords viendra la mort de la Fraternité, qui se libéralisera, comme l’abbé Laguérie s’est finalement libéralisé  (il nous en a donné la preuve dans sa dernière interview de Monde&Vie du 20 octobre 2012), comme Mgr Fellay s’est libéralisé, avant même d’être rallié (il nous en a donné la preuve entre autres par cette citation du Préambule doctrinal du 15 avril 2012, révélée à St Joseph des Carmes le 5 juin 2012 par l'abbé Pfluger).